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! Grande zone septentrionale d’Amérique .
Ensemble de ces trois zones
366 Connexions génériques et spécifiques.
D’après ce tableau, on voit que, dans la grande zone centrale d’Europe, qui possède le plus grand nombre d’espèces distinctes, c. à d. 1010, la proportion des espèces migrantes est de 2 pour 100. C’est un minimum très inférieur aux chiffres que nous trouvons pour les autres zones. Cette proportion est à peu près la même que celle qui vient d’être indiquée pour la Bohême, dont l’influence prédomine dans cette zone. Par contraste, le nombre des espèces autochtones s’élève au maximum de 98 pour 100. Nous avons déjà indiqué la cause de ces résultats extrêmes.
Dans la grande zone septentrionale d’Europe, qui possède le moindre nombre d’espèces distinctes, c. à d. 252, la proportion des espèces migrantes présente, au contraire, le maximum jusqu’ici connu de 26 pour 100. Par conséquent, nous trouvons pour ses espèces autochtones le minimum de 74 pour 100.
Dans la grande zone septentrionale d’Amérique, dans laquelle nous comptons 381 espèces distinctes, la proportion des espèces migrantes est de 16 pour 100. Ce chiffre n’atteint pas les l de celui que nous venons de signaler, pour la zone correspondante en Europe. La proportion des espèces autochtones en Amérique est de 84 pour 100.
Ces rapprochemens nous montrent, qu’il n’existe aucun rapport général et constant entre la somme des espèces distinctes d’une zone quelconque et le nombre de ses espèces migrantes. Nous devons donc concevoir, que ce nombre très variable et irrégulier a été influencé par les circonstances locales, telles que l’espacement des contrées considérées, la configuration et la profondeur des mers, la direction des courans et autres causes que chacun peut imaginer.
En considérant l’ensemble des trois grandes zones, que nous étudions, on voit, que la somme totale de leurs espèces distinctes s’élève à 1607 et que la proportion des espèces migrantes, calculée pour cet ensemble n’offre qu’une moyenne de 7 pour 100. D reste donc, par contraste, une proportion de 93 pour 100 d’espèces autochtones.
En comparant les chiffres qui expriment la proportion exigue des espèces migrantes et la proportion très prépondérante des espèces autochtones, on ne peut s’empêcher de remarquer, combien les observations positives et successives de la science nous éloignent de l’opinion de nos devanciers, qui supposaient que, durant les temps paléozoiques, les formes animales étaient presque toutes identiques, sur la surface du globe.
Nous sommes loin de considérer comme définitives les proportions indiquées pour les espèces autochtones dans la somme des espèces distinctes de l’ordre des Céphalopodes, durant la grande période silurienne. Diverses causes doivent influer sur ces proportions. D’un coté,
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Connexions génériques et spécifiques.
l’exploration plus complète de diverses contrées, figurant sur nos tableaux, peut contribuer à augmenter le nombre des connexions spécifiques c. à d. des espèces migrantes. Mais, d’un autre coté, l’étude plus approfondie des formes considérées aujourd’hui comme identiques, dans diverses régions, peut diminuer le nombre des identités supposées. Enfin, la découverte de nouvelles contrées siluriennes ne peut manquer d’introduire dans la science une nouvelle série d’espèces autochtones. Or, l’expérience nous enseigne que, partout, les formes de cette catégorie sont constamment plus nombreuses que celles des espèces migrantes.
Quel que soit le résultat final de ces influences opposées, on peut concevoir, que la proportion de 7 pour 100, représentant les espèces migrantes parmi les Céphalopodes siluriens, n’éprouvera pas de très grandes oscillations.
Nous prions le lecteur de remarquer que, dans la dernière colonne à droite du tableau qui nous occupe, (p. 356), nous indiquons la somme totale des espèces distinctes de Céphalopodes, qui sont connues dans les zones considérées, en Europe et en Amérique. Mais, en dehors de ces zones, nous avons énuméré sur nos tableaux, sous le titre de Contrées diverses , l’Himalaya et la Tasmanie. Chacune de ces régions n’a fourni jusqu’ici que 6 espèces distinctes de Céphalopodes, qui sont indépendantes de celles qui appartiennent aux trois zones comparées.
n. Connexions verticales résultant de la propagation de certaines espèces de Céphalopodes à travers les formations siluriennes.
Les connexions verticales établies par les espèces sont de trois ordres différens, suivant que l’on considère leur étendue à travers les subdivisions stratigraphiques que nous nommons: bandes, étages et divisions.