‹ Distribution des céphalopodes dans les contrées siluriennesChapitre 174 sur 208 · IV. Conclusions de ce Chapitre · texte numérisé non relu

IV. Conclusions de ce Chapitre

Nous avons cherché à apprécier parmi les élémens, qui composent e faune quelconque de Céphalopodes, la proportion due: — 1 — à propagation verticale des espèces identiques, — 2 — à la filiation des pèces antérieures et — 3-~ à l’immigration des espèces étrangères, o us rapprocherons maintenant les résultats numériques obtenus par jtette étude.

La proportion des espèces identiques, qui sont dues à la propagation verticale, entre deux étages successifs, a été reconnue (p. 371) comme représentée, en moyenne générale, par: 0.10

La proportion des espèces migrantes, considérée de même, dans la

moyenne générale (p. 366) s’élève à 0.07

ensemble 0.17

D’après l’étude qui précède, sur la filiation, il nous a été impossible d’apprécier numériquement son influence. Cependant, comme dans cette question délicate, nous tenons à ne pas rester au dessous de la vérité, nous attribuerons arbitrairement à cette source la même proportion qu’à l'influence des deux autres sources réunies c. à d. . 0.17

total 0.34

Ainsi, dans une faune quelconque de Céphalopodes, les trois sources que nous venons de signaler, ne contribueraient ensemble que par 34 pour 100, à la somme des espèces composant cette faune.

Il resterait donc environ 66 pour 100 d’espèces, dont nous ne saurions indiquer la source.

Ces 66 centièmes constituent donc la proportion des formes entièrement nouvelles, qui représentent la rénovation graduelle, phénomène opposé à celui de l’extinction graduelle et successive.

La disproportion entre ce chiffre 0.66 et ceux qui expriment la propagation verticale et l’immigration, est tellement prononcée, qu'il est aisé d’augmenter largement la part gratuitement attribuée à la filiation, sans que l’influence de la rénovation cesse d’être très considérable. Par exemple, en attribuant 0.33 à la filiation, au lieu de 0.17, il resterait encore 0.50 pour la rénovation.

Ainsi, dans tous les cas, la rénovation, ou l’apparition graduelle et successive d’espèces nouvelles, semble avoir contribué à elle seule, au moins autant et vraisemblablement beaucoup plus que toutes les autres sources apparentes, à fournir les élémens des faunes successives dçs Céphalopodes siluriens.

402 Connexions générique* et spécifique*.

Par quel mode d’action cette rénovation s’est-elle manifestée? C’est un mystère, auquel aboutissent constamment toutes nos recherches. Nous n’en attendons la révélation, ni par les efforts rationnels de la science, ni encore moins, par les élans poétiques de l'imagination.

Observation importante.

Nous avons énoncé (p. 325) que nous avions un motif pour adopter, sans critique, toutes les identités admises par les paléontologues, et que nous nous réservions de l’exposer plus à propos. Ce motif peut être maintenant apprécié par nos savans lecteurs.

En effet, si nous eussions cherché à restreindre, par une sévère critique, le nombre des espèces considérées comme identiques, soit dans le sens vertical, entre les faunes successives, soit dans le sens horizontal, entre diverses contrées, nous aurions certainement réduit, d’une manière notable, les proportions moyennes, qui expriment numériquement l’influence de la propagation verticale et celle des migrations, dans la composition d’une faune quelconque de Céphalopodes.

Cette réduction, fondée sur l’appréciation toujours un peu arbitraire et personnelle des caractères spécifiques, aurait pu être considérée par quelques savans, comme tendant à préparer une plus large part à l’influence de la rénovation graduelle, au détriment de celle des autres sources comparées.

Comme l’unique but de nos études est la recherche de la vérité, indépendamment de tout système et de toute théorie préconçue, nous avons préféré adopter, sans critique, toutes les identités spécifiques admises, afin de mettre les résultats de nos calculs qui précèdent, à l’abri de semblables soupçons.

Section IV. Répertoire général

des C P II a X O P O C3L © s siluriens.

1 . Le but que nous nous proposons dans cette section est de présenter une liste alphabétique de tous les types génériques et de toutes les formes spécifiques des Céphalopodes siluriens, que nous avons pris en considération dans les études qui précèdent.

2. Les types sont séparés, d’après notre classification (p. 5), en trois familles, savoir: Goniatides , Nautilides , Ascocératides. Nous avons intercalé entre les deux premières de ces familles, les types hétérogènes , qui semblent avoir quelques rapports communs avec chacune d’elles.

Dans la famille principale des Nautilides, nous avons cru convenable de placer les sous-genres immédiatement après les genres dont ils dérivent. Ainsi, après Cyrtoceras , se trouve le sous-genre Piloceras. De même, après Orthoceras, viennent les sous-genres: Endoceras, Gonioceras et Huronia.

3. Les espèces de chaque genre, ou sous-genre, sont simplement énumérées suivant l’ordre alphabétique.

Pour chaque espèce, nous indiquons, dans deux colonnes séparées, la faune dans laquelle elle existe, en même temps que les noms de toutes les contrées, où sa présence a été signalée. On peut donc reconnaître, au premier coup d’oeil, l’extension verticale et la fréquence géographique de chacune des espèces énumérées.

4. La réduction du nombre des anciens types, dans notre classification, a nécessité la transposition de diverses espèces d’un genre à l’autre. Cette transposition étant indiquée dans nos tableaux nominatifs Sect. I. nous n’avons pas cru nécessaire de la reproduire dans notre répertoire. Il nous semble, que le lecteur pourra aisément suppléer à ce manque, s’il veut bien remarquer, que nous rappelons, après le nom de chaque genre conservé, les noms de tous les genres qui lui ont été réunis et qui composent sa synonymie. Ainsi, quel que soit le nom du type primitif, dans lequel une espèce quelconque a été publiée, il sera aisé de le reconnaître dans ces synonymies , qui n’existent que pour un petit nombre de genres. Au moyen de cette pre-

404 Répertoire.

mière indication, on retrouvera le nom de l'espèce cherchée. Comme le nom des contrées où elle a été signalée est placé vis-à-vis, on pourra recourir aux tableaux nominatifs, relatifs à ces contrées, pour y voir le titre de l’ouvrage, dans lequel elle a été publiée.

5. Nous nous sommes borné à énumérer, dans notre répertoire, les espèces admises dans nos tableaux nominatifs, en y comprenant celles, dont l’existence a été indiqué sans nom, parles paléontologues, sous la notation de sp. Mais, nous nous sommes dispensé de reproduire les noms de diverses formes, dont l’indépendance spécifique n’est pas suffisament établie, soit par des descriptions, soit, par des figures. La plupart de ces formes ont été originairement nommées dans des publications très peu répandues et que nous n’avons pas pu consulter. Nous citerons comme exemple les premiers lieports relatifs au Geological Survey de l’Etat de New-York et d’autres Etats américains.

Nous avons énuméré, à la suite de notre répertoire, quelques uns des noms qui n’ont pas été admis dans nos tableaux nominatifs, mais en nous avons omis d’autres, ne pouvant pas indiquer sûrement leur origine.

Divers noms spécifiques, compris dans notre liste supplémentaire, ont été donnés à des spécimens très mal conservés et sans indication précise de l'horizon sur lesquels ils ont été trouvés, par exemple, dans l’ouvrage du Cte. de Castelnau sur l’Amérique septentrionale. Enfin, d’autres noms ont été cités par M. le Doct. J. J. Bigsby, sans que nous ayons pu remonter à leur source littéraire.

Il serait fort à désirer que, dans chaque contrée silurienne, un paléontologue exercé voulut bien se charger de publier un tableau de toutes les espèces nommées dans cette région, en indiquant celles qui doivent être exclues de la nomenclature. Cette élimination des noms inutiles devient d’autant plus indispensable, que les richesses paléontologiques s’accumulent de plus en plus chaque jour.

O. En parcourant les colonnes de notre répertoire, les savons pourront remarquer, combien peu considérable est le nombre des espèces qui ont successivement existé dans les faunes seconde et troisième siluriennes. Nous avons fait connaître la proportion de leur nombre, ci-dessus (p. 373).

On reconnaîtra de même, que le nombre des espèces migrantes, c. à d. qui ont existé dans plusieurs contrées, ne représente qu’une faible fraction de la somme totale des formes spécifiques. On peut aussi observer, que les espèces migrantes n’appartiennent qu’à quelques types principaux et notamment à ürthoceras. Nous avons indiqué ci-dessus (p. 3C1 — 365) la proportion des espèces migrantes et des espèces autochtones, dans chaque contrée et dans chaque zone.

Répertoire. 405

7. Nous résumons notre répertoire par un tableau numérique, qui indique, pour chaque type, le nombre des espèces par lesquelles il est représenté dans la faune seconde, dans la faune troisième et dans leur ensemble. Ce tableau nous fournit l’occasion, d’établir définitivement la somme totale des formes, qui représentent l’ordre des Céphalopodes, durant la grande période silurienne.

8. Nous terminons cette section par une revue succinte des travaux de nos devanciers, qui ont énuméré les Céphalopodes siluriens, à diverses époques. Le tableau qui résume cette revue permettra d’apprécier les progrès successifs dans la découverte des formes de cet ordre.

Genres et Espèces

Faunes siluriennes |j

NrJ

Genres et Espèces

ranci

Famille des Goniatides.

&. Bathmocerns

Barr.

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