Orth. lineare .... Münst. . Angleterre . . Franconie
Comme il est probable que ces assimilations seront tôt ou tard rectifiées, du moins pour la plupart, elles ne nous semblent pas mériter beaucoup d’attention.
5. La quatrième colonne indique le nombre des espèces par lesquelles chaque type est représenté dans la faune troisième. En général, tous ces nombres sont plus ou moins supérieurs aux nombres correspondons de la faune seconde. Cependant, trois types font exception, savoir: Endoceras , dont les 41 formes ont disparu, sans qu’aucune soit connue jusqu’à ce jour, dans la faune troisième; Lituites réduit de 39 à 4 formes et Nautilus de 12 à 9. L’évolution rétrograde de Nautilus, si elle se confirme, méritera d’être remarquée.
Répertoire. 420
Le genre Ortlwceras prédomine par G3S espèces. Cyrtoceras est au seconde rang avec 285. Gomphoceras tient le troisième rang avec 85. Trochoceras et Phragmoceras en offrent l’un 57 et l’autre 49. Les autres types varient entre 17 et l'unité.
6. La cinquième colonne montre le nombre total des espèces distinctes, qui représentent chaque type dans l’ensemble des faunes siluriennes, déduction faite des répétitions que nous venons de signaler entre les faunes seconde et troisième, dans la colonne (3).
On voit, que les genres Orthoceras et Cyrtoceras conservent la prédominance relative, que nous venons de leur reconnaître, dans chacune des faunes seconde et troisième. Les autres types prennent à peu près le môme rang, que dans cette dernière faune.
La somme totale des espèces distinctes dans les faunes siluriennes s’élevant à 1622, les 851 formes du genre Orthoceras en constituent plus de la moitié, tandisque les 373 formes de Cyrtoceras en représentent presque un quart.
Si l'on ajoute ensemble les formes du genre Orthoceras . . 851
avec celles du genre Cyrtoceras 373
le total dépasse les 3 t de la somme totale des espèces, qui représentent l’ordre des Céphalopodes, durant la grande période silurienne.
7 . La sixième colonne montre la proportion, suivant laquelle chaque type contribue à composer la somme totale 1622, que nous venons d’indiquer.
Ces contributions varient entre les limites extrêmes:
minimum 0.0006 — pour trois types, Nothoccras, Conoceras , Ailel-
phoccras.
maximum 0.5246 — pour Orthoceras.
8. En considérant les familles, nous déduisons du tableau qui précède, le nombre des formes spécifiques fourni par chacune d’elles et nous trouvons la proportion selon laquelle elle a contribué à la somme totale 1622, ainsi que l’indique le tableau qui suit:
j Nombres des
Contribution
espèces
au nombre
distinctes
total : 1022
Famille des Goniatides . . .
Types hétérogènes
Famille des Nautilides ....
Famille des Ascocératides . .
430 Répertoire*.
Ces nombres nous montrent l’extrême prédominance des Nautilides par rapport aux Goniatides et aux Ascocératides. Ces deux dernières familles n’ont donc joué qu’un rôle très peu important dans les faunes siluriennes.
Cependant, il faut remarquer, que quelques espèces du genre Goniatites ont été très prolifiques. Ce privilège n'a été accordé à aucune espèce, parmi les Ascocératides. Ce fait contraste avec celui de la richesse numérique, qui semble 6e manifester habituellement en faveur des formes les plus simples.
Quant aux types hétérogènes, leur rôle a été pour ainsi dire insignifiant, surtout, si l’on considère le nombre exigu des individus, par lesquels chacun d’eux est représenté. Mais, nous devons rappeler^ que les types analogues et peut être identiques : Conoceras et lîathmoccras existant, l’un dans uue île du lac Huron, en Amérique et l’autre en Bohême, établissent uue remarquable connexion entre ces contrées si éloignées, et semblent loin de téinoiguer en faveur de la filiation et de la transformation.
Observation au sujet de l’énumération des formes spécifiques des Céphalopodes siluriens.
La cinquième colonne du tableau qui précède, nous montre que la somme totale des formes spécifiques des Céphalopodes siluriens s’élève à 1622. Ce nombre est déduit de ceux des formes exactement énumérées pour chaque type, dans notre répertoire.
Nous croyons convenable de montrer la concordance de ce résultat, obtenu de la manière la plus simple et la plus certaine, avec celui auquel nous sommes parvenu, en calculant séparément le nombre des espèces autochtones (p. 356) et celui des espèces migrantes (p. 364) pour chacune des grandes zones. Voici les nombres obtenus pour les espèces
autochtones :
Grande zone centrale d’Europe 989
id. septentrionale d’Europe 186
id. septentrionale d’Amérique 320
ensemble .... 1495
Le nombre total des espèces migrantes, déduction faite
de toutes les répétitions, est de 112
Somme totale des espèces pour les trois zones . . . 1607
Il reste à ajouter les espèces des contrées diverses, non
comprises daus les 3 zones (p. 195) 12
total .1619
Répertoire. 431
Le total ainsi obtenu est inférieur de 3 unités à celui qui résulte de notre répertoire, 1022. Ces trois unités consistent:
1. Dans Or/h. regulare , qui a été oublié sur le tableau nominatif, relatif à la Suède et par conséquent sur le résumé numérique qui a servi de base à nos calculs.
2. Cyrl. ibex, Sow. et Orth. calamiteum , Portl. ont été nommés en Russie, comme s’ils existaient eu Angleterre, tandisque les paléontologues anglais ne reconnaissent pas l’indépendance de ces formes. En les considérant comme empruntées à l’Angleterre, dans nos tableaux nominatifs, nous aurions dû les ajouter aux espèces de ce pays, pour conserver l’exactitude numérique. Mais, on comprendra, que nous ne pouvions pas nous permettre l’introduction de ces formes dans l’énumération relative h cette région. D’une autre coté, ne connaissant pas les formes, auxquelles M. le Chev. d’Eichwald a appliqué ces noms, nous ne pouvons pas affirmer qu’elles n’existent pas en Angleterre et qu’elles sont exclusivement propres à la Russie. En présence de ces circonstances, nous n’avons pas pu tenir un compte rigoureux de ces espèces.
En ajoutant ces trois unités au nombre 1G19, que nous venons d’obtenir, on trouve la somme totale 1622, dérivée du répertoire.
Avant de terminer ces observations, nous ferons remarquer, que la somme totale 1622 des Céphalopodes siluriens ne saurait être obtenue immédiatement par l’addition des nombres indiqués pour chaque zone sur les tableaux (p. 292 — 296). Le total de ces chiffres devrait être modifié, en tenant compte, non seulement des espèces migrantes, communes aux diverses zones, mais encore des répétitions parmi ces espèces, ainsi que nous l’avons fait dans notre calcul, (p. 364 — 365).
Revue sommaire des travaux relatifs h rémunération des Céphalopodes siluriens.
Plusieurs de nos savans devanciers ont énuméré les genres et les espèces de Céphalopodes, qui caractérisent la grande période silurienne. Nous croyons convenable de résumer ici leurs travaux, d’un côté, pour rendre hommage aux efforts de ceux qui nous ont précédé dans cette voie ; et d’un autre côté, pour constater les progrès successifs qui ont été faits dans la découverte des formes, qui appartiennent à cet ordre des Mollusques.
Nous ne pensons pas devoir remonter par ces souvenirs, jusqu’aux premiers auteurs, qui ont fait connaître des Céphalopodes, provenant des terrains de transition et attribués aujourd’hui aux faunes siluriennes. Nous avons consacré une notice particulière à chacun de
432 Répertoire.
ces anciens paléontologues dans l’aperçu historique, qui précède l’exposition des caractères de chacun des types génériques, que nous décrivons dans le texte de notre Vol. II. Nous nous dispensons de même de reproduire les listes de Céphalopodes qui ont été publiées par Henri de la Beche dans son Geoloyical Munual et par M. de Dechen dans la traduction allemande de cet ouvrage, publiée en 1832, sous le titre de llandbuch der Gcoynosie. Ces deux savans ayant réuni dans leurs listes les espèces de tous les terrains de transition, en indiquant seulement la localité où elles se trouvent, il serait difficile de séparer exactement les espèces qui sont uniquement siluriennes. Leur nombre est d’ailleurs très restreint.
Le premier essai qui a été tenté, depuis la publication du Silurian System , en 1839, pour exposer la richesse de cette période en genres et en espèces de Céphalopodes, remonte à l’année 1842. I] a donc suivi de près la fondation de ce système. Cet essai est dû à deux illustres savans, M. M. le V* e . d’Archiac et Ed. de Vemeuil. D'autres paléontologues ont successivement traité le môme sujet, d’une manière plus ou moins étendue et sous des formes diverses. Voici l’indication des ouvrages, dont nous allons présenter une succinte analyse :
1842. M. M. le V ,e - d’Archiac et Ed. de Verneuil. — Mémoire sur
les Provinces Rhénanes.
1849. Prof. H. G. Bronn. — Enumerator Paleontoloyicus.
1850. Alcide d’Orbigny. — Prodrome de Paléontoloyie stratigra-
phique.
1850. Prof. H. G. Bronn. — Lethaea Geoynostica. 3 ème édition. 1852. Prof. C. G. Giebel. — Die Cephalopoden der Vorwelt. = Céphalopodes fossiles.
1868. Doct. J. J. Bigsby. — Thésaurus Siluriens.
Après cette revue, nous rapprocherons les résultats de toutes les énumérations successives, dans un tableau comparatif.
1842. Mémoire
„sur les fossiles des anciens dépôts des Provinces Rhénanes, précédé par une revue générale de la faune des terrains paléozoiques et suivi par un tableau des restes organiques du système dévonien , en Europe. 44
Par M. M. le V te . d’Archiac et Ed. de Vemeuil. (Trans. of the Geol. soc. of London. Vol. VI. p. 303. 1812.)
Dans l’introduction de ce mémoire, les deux illustres auteurs constatent, qu’ils ont préparé un grand travail intitulé : Spécies général
Répertoire.
de lu Faune des Terrains Anciens. Malheureusement, cet ouvrage n’a pas été publié. Nous regrettons vivement que la science en ait été privée, car, un ouvrage de cette nature aurait établi de la manière la plus positive, la composition des faunes paléozoïques, à cette époque, et il serait d’un grand prix, pour l’histoire des progrès de la Paléontologie.
Cependant, M. M. d’Arehiac et de Vemeuil ont bien voulu nous donner une sorte de dédommagement, en publiant, dans le mémoire cité, un tableau numérique, intitulé: Récapitulation delà faune des terrains paléozoiques , (p. 308) et en y ajoutant une série de Remarques générales sur les diverses classes, (p. 309 à 335.)
Ces documens sont les seuls, que nous puissions invoquer, pour reconnaitre les élémens de l’ordre des Céphalopodes, qui étaient attribués en 1842, aux faunes siluriennes, par les savans auteurs. Ces faunes ne sont pas distinguées en particulier, mais les trois systèmes : silurien, dévonien et carbonifère sont considérés comme constituant, chacun dans son ensemble, une seule unité paléontologique.
D'après le tableau numérique (p. 308), nous voyons, que le nombre des genres de Céphalopodes est indiqué comme étant de 20, dans l’ensemble des trois systèmes. Cependant, nous ne trouvons dans le texte que les 15 noms génériques, que nous allons reproduire.
Le nombre des espèces indiquées pour le système silurien est de 82, tandisque 199 sont attribuées au système dévonien et 168 au système carbonifère. Ces chiffres constatent un humble commencement pour la richesse en Céphalopodes des faunes siluriennes.
Les remarques générales sur cet ordre (p. 326) nous fournissent les renseignemens suivans, que nous analysons, pour tous les genres nommés.
1. Nautilus. 4 espèces siluriennes, dont une dans l’île de Gothland, 2 dans l’Esthonie et 1 dans le Grès de Caradoc, en Angleterre.
2. Orthoceratites. 46 espèces siluriennes, appartenant presque toutes à l’Angleterre et à la Scandinavie. Un petit nombre se trouve dans la division silurienne supérieure en Esthonie et en Ingrie, dans les roches de Trenton et dans celles de Tennessée. Les nombres des espèces de ce genre, attribuées aux deux autres systèmes, sont de 47 pour le dévonien et de 42 pour le carbonifère.
3. Cyrtoccratites. Les espèces sont indiquées comme très rares dans le système silurien et leur nombre n’est pas constaté, tandisque 21 sont comptées dans le système dévonien et 9 dans le système carbonifère.
4. Phragmoceratites — 4 espèces sont reconnues dans l’étage de Ludlow, c. à. d. dans la division silurienne supérieure, et 2 dans les
434 Répertoire.
Calcaires de l’Eifel et de Elbersreutb, également considérés comme dévoniens.
ô. Lituites — parmi 10 espèces, 9 sont siluriennes et se trouvent en Angleterre, en Scandinavie et en Esthonie.
Ces types, c. à d. genres ou sous-genres, sont indiqués comme caractérisant principalement les dépôts siluriens de l'Amérique.
Mais, le nombre des espèces connues pour chacun d’eux, n’est pas exactement déterminé.
li. Clymenia. — Trois espèces sont indiquées d’après le Prof. Eichwald, comme se trouvant dans les formations siluriennes de l’Esthonie; 39 sont attribuées au terrain dévonien et 1 au terrain carbonifère.
13. Goniatites — est indiqué comme faisant sa première apparition dans les schistes de Wissenbach, considérés comme siluriens. Le nombre des espèces énumérées dans cette formation est de 5, d’après le tableau nominatif des faunes Rhénanes, qui est annexé à ce mémoire. 85 espèces de ce genre sont attribuées au système dévonien et 59 au système carbonifère.
sont indiqués comme existant dans les terrains
14. Trocholites siluriens de l’Etat de New-York et comme offrant
1 5. Phraymolites une structure analogue à celle de Gotiiatites. Mais,
le nombre de leurs espèces n’est pas mentionné.
Nous n’avons aucune connaissance des formes nommées: Phrugmolites et Orthostoma, dans les State Reports of New York, car nous n’avons pas eu l’occasion de consulter ces publications. Ces deux genres n’ont été reproduits dans aucun autre ouvrage à nous connu.
Les indications de ces 15 types sont les seules que nous trouvons dans les Remarques générales , relatives aux Céphalopodes, sur les pages 326 à 329. On voit, qu’ils sont tous considérés comme représentés dans le système silurien.
R manque 5 types, pour compléter le nombre de 20 genres, porté sur le tableau de la récapitulation numérique, déjà cité p. 380- Il nous serait impossible de suppléer à cette omission. Cette circonstance augmente encore notre regret, déjà exprimé ci-dessus, au sujet de la non publication du Spécies Général de la faune des terrains anciens.
Les documens que nous venons d’analyser peuvent se résumer dans les termes suivons :
Nombre des types des Céphalopodes siluriens reconnus en 1842 par M. M. d’Archiac et de Vemeuil: 15
Nombre des espèces siluriennes, admises par les mêmes savans 82