‹ Distribution des céphalopodes dans les contrées siluriennesChapitre 192 sur 208 · Ormoceratites · texte numérisé non relu

Ormoceratites

1 0. Orthostoma

1 1 . Spirula

Répertoire. 435

Nous ferons remarquer que, sur ce nombre de 82 espèces, 11 sont indiquées comme se trouvant dans les deux systèmes silurien et dévonien. Nous avons examiné ci-dessus (p. 380 — 387) les documcns relatifs à ces espèces et nous avons montré, que les identités admises ne paraissent pas fondées.

Les conclusions générales, déduites de l’étude des faunes paléozoiques, ont induit les illustres auteurs du mémoire qui nous occupe, à formuler 4 lois, qui leur semblaient régler la distribution des espèces, dans le temps et dans l’espace, c. à d. suivant le sens vertical et suivant le sens horizontal.

Nous avons eu occasion d’examiner la première de ces lois, établissant que le nombre total des espèces s’accroît toujours de bas en lumt dans les trois systèmes. En constatant l’état des connaissances acquises en 1867, nous avons montré, que cette loi ne saurait être appliquée aux faunes paléozoïques, (Syst. Silur. de la Bohême, Vol. Il — texte, p. XXXIII. 1867).

Dans la Section III du présent travail, (p. 379) nous avons aussi cherché à reconnaître, si les espèces des Céphalopodes siluriens présentaient dans leur distribution verticale et horizontale les rapports indiqués par la troisième de ces lois. Nous sommes arrivé à la conclusion, que cette loi n’est pas applicable à cet ordre des mollusques. Nos études antérieures sur les Trilobites et sur les Ptéropodes nous avaient conduit à de semblables résultats.

Il n’entre pas dans notre but de discuter les deux autres lois établies en même temps et qui paraissent être seulement des corollaires, dérivant des deux lois principales, que nous venons de mentionner.

En rendant un sincère hommage aux mérites éminents des deux auteurs de ces déductions théoriques, nous devons faire remarquer qu’en 1842, on ne connaissait encore, pour ainsi dire, que les premiers rudimens des faunes paléozoiques. En effet, la récapitulation numérique citée indique seulement l’existence de 2698 espèces, dans l’ensemble des trois systèmes : silurien, dévonien et carbonifère, (p. 308). Pour faire ressortir l’exiguité de cette somme, il suffit de constater, que les seules faunes siluriennes présentent aujourd’hui plus de 10,000 formes distinctes.

Les efforts des deux hautes intelligences associées en 1842, pour déduire des faits alors connus les grandes lois de la nature, qui ont régi la distribution verticale et horizontale des êtres paléozoiques, ne pouvaient suppléer au manque des documens scientifiques. La lutte n’était pas au dessus de leurs forces ; c’étaient les armes qui leur faisaient défaut. Nous empruntons ces termes expressifs au jugement récemment porté par le V e . d’Archiac, (Paléont. de la France, p. 648. 1868) sur le mémorable ouvrage de Bronn, couronné en 1857 par l’Académie

MO Hépertoire.

des sciences de Paris, comme répondant aux questions qu’elle avait proposées en 1850, savoir:

Etudier les lois de la distribution des corps organisés fossiles, dans les différons terrains sédimentaires, suivant l’ordre de leur superposition, etc.

A ce sujet, le V‘°. d’Archiac ajoute avec une parfaite justesse:

„On ne pouvait pour résoudre ces questions suppléer à l’insuffisance notoire des matériaux existons: car les matériaux bien plus nombreux, que l’on possède ajourd’hui, sont loin de fournir encore les élémens pour une solution, même partielle, que prévoyait aussi le programme.* 1 (Ibid. p. 649.)

Il nous semblait, en lisant ces observations pleines de sens, que l’auteur n’avait pu manquer, dans son for intérieur, de les appliquer aux conclusions de son mémoire de 1842. Nous avons donc été très étonné, en arrivant à la page 65G de la Paléontologie de la France, d’y retrouver le Tableau sommaire de la faune de transition en 1842, au dessous duquel on lit l’assertion suivante:

„Sans doute, les recherches incessantes faites depuis lors dans les diverses parties du globe, ont prodigieusement accru nos connaissances sur ces faunes anciennes; mais on peut dire, que les données théoriques, que nous avons déduites alors, n’en ont reçu qu’une plus éclatante confirmation. Aussi croyons-nous devoir les reproduire ici.**

En effet, à la suite de ces lignes, les conclusions et les lois formulées dans le mémoire de 1842, sont répétées et confirmées.

Nous laissons à chacun le soin de faire concorder, si c’est possible, les diverses assertions que nous venons de citer, comme découlées de la même plume, à la distance de quelques pages.

1848. Index Palacontologiciis.

1849. Emimerator PalaeontoloRieus. > par le Prof. H. G. Bronn.

1850. Lelhaea Geoguostiea, 3 cmo édition J

L’immense travail exécuté par le Prof. Bronn , sous le titre de Index Palaeontologicus , comprend l’universalité des flores et des faunes fossiles, telles qu’on les connaissait d’après les ouvrages publiés jusque vers la fin de 1848. La grandeur et l’importance d’un semblable ouvrage sont suffisamment appréciées par tous les paléontologues, sans qu’il soit nécessaire de les faire remarquer. Cependant, nous ne pouvons laisser passer cette occasion, sans rendre à notre illustre maître l’hommage de notre admiration et de notre reconnaissance, qui s’adresse aussi à ses éminens collaborateurs, M. le Prof. Goeppert et Hermann von Meyer.

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En ce qui concerne la nomenclature des Céphalopodes paléozoïques, nous ferons remarquer que, d’après le système adopté par l’auteur, dans les deux parties successivement publiées de cet ouvrage, toutes les dénominations génériques adoptées par les paléontologues de divers pays, ont été exactement reproduites dans l 'Index, sans distinction de leur valeur scientifique. Il s’en suit que, plusieurs de ces dénominations sont équivalentes et doivent être réunies dans un même nom générique. Cette réduction est indispensable, pour rendre comparables les résultats numériques obtenus par Bronn avec ceux de notre propre énumération en 1869, c. à d. après un intervalle d’environ 20 années.

Depuis la publication de Y Index, Bronn a continué à compléter ses listes de fossiles, d’après les nouveaux ouvrages qui ont para successivement. Ainsi, nous trouvons, dans la troisième édition de la Lethaea Geognostica, une seconde énumération, comprenant toutes les espèces fossiles connues jusqu’au commencement de 1850.

Enfin, dans l’ouvrage couronné par l’Académie des sciences de Paris, en 1857, et publié en 1858, en langue allemande, sous le titre de : Untersuchungen über die Entivickelu n gsgesetee der organischen Welt, le Prof. Bronn présente (page 19) un tableau numérique général, dans lequel le nombre des espèces des Céphalopodes est aussi indiqué pour chacune des deux divisions siluriennes. Mais, ces chiffres diffèrent très peu des sommes, qui avaient été constatées dans la seconde énumération, dont nous venons de parler.

Nous exposons, dans le tableau suivant, sur des colonnes parallèles, les noms de tous les genres admis dans les deux énumérations du Prof. Bronn, comme ayant fourni des espèces siluriennes. Mais, nous rapprochons ceux de ces noms, qui nous semblent devoir être supprimés, d’après notre classification et nous les distinguons par des lettres italiques.

En comparant les deux parties du tableau qui suit, il est aisé de reconnaître les progrès numériques, qui ont été faits dans la découverte des Céphalopodes, durant l’intervalle de temps, qui s’est écoulé entre ces deux énumérations. On voit que, pour chacune des faunes siluriennes, le nombre des formes spécifiques a presque triplé.

Au contraire, le nombre des types génériques n’a éprouvé qu’une augmentation très peu considérable. On remarquera cependant les noms de Endoceras Hall, et Gonioceras Hall., qui nous semblent destinés à rester dans la nomenclature, tandisque les autres dénominations nouvelles sont superflues et doivent passer dans la synonymie.

Répertoire.

I849I * ,l(,ex P*l»e®Btologicu8. 1850. Letliaea (ieognostica.

Enumerator p. 525 à 535. 3 àm * Edition. 4'"* Livr". p. 3Ü.

Types génériques

Faunes 1 nilnr.

Types génériques

Faunes

| siluriennes

lin

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L Nautilus . .

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