Gomphoceras
Totaux
Ensemble . . .
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440 Répertoire.
Nous présentons, dans le tableau qui précède, les noms de tous les types génériques adoptés dans le Prodrome, en indiquant pour chacun d’eux le nombre des espèces, qui lui ont été attribuées dans cet ouvrage.
Si nous comparons les résultats de cette énumération avec ceux qui ont été obtenus en 1842, par M. M. d’Archiac et de Vemeuil, nous voyons, que le nombre total des espèces siluriennes s’est élevé de 82 à 114 dans l’espace de 8 années.
Quant au nombre des types génériques, il est porté à 14 par d’Orbigny, tandisque nous en avons trouvé 15 nominalement indiqués par M. M. d’Archiac et de Vemeuil. Mais, on doit remarquer, que ces deux énumérations diffèrent plus notablement, par la nature de divers types admis dans chacune d’elles.
Nous ne considérons pas ces différences comme assez importantes, pour mériter d’être signalées en détail.
Si nous comparons l’énumération de d’Orbigny avec celle du Prof. Bronn en 1849, nous constatons que le nombre des espèces est presque identique, celui de Bronn étant de 118 et celui de d’Orbigny de 114, pour l’ensemble des deux faunes siluriennes.
Mais, dans la seconde énumération de Bronn, terminée au commencement de 1850, la somme totale des espèces siluriennes s’élève à 282. Elle est donc plus que double de celle qui est indiquée dans le Prodrome, publié durant le Cours de la même année. On a peine à s’expliquer une semblable différence, surtout lorsqu’on remarque que d’Orbigny, dans l’introduction de cet ouvrage (p. XIII.) reproche à Bronn d’avoir négligé dans sa première énumération , de consulter beaucoup de publications relatives à la Paléontologie.
Nous ne croyons pas utile de comparer les nombres des types génériques admis par ces deux auteurs, pareeque l’un et l’autre ont reproduit divers noms, qui doivent être relégués dans la synonymie.
1858. Die Cephalopoden der Vorwelt, mit steter Berücksichtigung der lebenden Cephalopoden.
Céphalopodes fossiles,
avec l'indication constante de leurs rapports avec les Céphalopodes vivons.
Par M. le docteur C. G. Giebel.
Le but, que s’est proposé le savant auteur de cet ouvrage, est indiqué sur la première page de son introduction et formulé dans les termes suivans, que nous traduisons:
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„ Débrouiller la confusion sans bornes delà synonymie; mettre un terme à la manie inconsidérée de faire des espèces; apprécier justement les espèces sans nombre non décrites, ou mal décrites, ou connues seulement d’après des figures insuffisantes et qui sont traînées comme un lourd fardeau à la suite de la science ; contribuer notablement à appeler l’attention sur la littérature très éparpillée et qui est d’un accès difficile ou impossible pour un simple particulier. “
Un paléontologue ne saurait se proposer un but plus grand et plus utile pour la science. Pour bien mesurer l’étendue de l’immense tâche entreprise par M. le Prof. Giebcl, il faut observer, que l’ordre des Céphalopodes a commencé à paraître dans les premières faunes paléozoiques, avec une étonnante variété de formes, qu’il a constamment maintenue, durant tous les âges mésozoiques jusqu’à l’époque tertiaire. Or, le travail de M. le Prof. Giebel embrasse, sans exception, toutes les fonnes de cet ordre, qui ont laissé une trace saisissable de leur existence, dans la série des terrains.
Ces formes sont séparément étudiées dans les deux grandes subdivisions des Céphalopodes Acétahulifères et des Céphalopodes Tenta eulifères.
Cette seconde subdivision comprend les deux familles que M. le Prof. Giebel nomme: Nantilina et Ammoniadae c. à d. les Nautilides et les Ammonides.
En considérant le nombre des fonnes connues en 1852, la moins riche de ces deux familles était celle des Nautilides, qui est à peu près la seule à laquelle se rapporte notre présente étude. Ainsi l’étendue de notre travail, borné entre les limites du terrain silurien, pour cette seule famille, ne représente qu’une partie minime du cadre universel, qu’embrassent les études de M. le Prof. Giebel.
Ces indications nous semblent suffisantes, pour donner une idée de la vaste entreprise scientifique, jusqu’ici non imitée, qui honore autant le courage que l’intelligence de cet infatigable travailleur. S’il n’a pas atteint, dans toute sa plénitude, le but qu’il s'est proposé, c’est uniquement pareeque ce but dépassait la portée des forces d’un seul homme, presque totalement réduit à des documens littéraires et dans l’impossibilité d’étudier et de comparer en nature la majeure partie des fossiles décrits dans son ouvrage. Ainsi, nous ne devons pas être moins reconnaissans pour ses labeurs et pour leurs fruits incontestables, qui restent dans la science.
Si quelques uns des savans compatriotes de M. le Prof. Giebel n’ont pas accordé à cet ouvrage toute la considération qu’il mérite à nos yeux, c’est sans doute pareequ’ils attendaient de lui qu’il remplit littéralement le programme, que nous avons indiqué ci-dessus. Cette
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rigueur nous parait excessive et injuste, car on ne peut exiger d’un paléontologue, qu’il fasse l’impossible, lors même qu’il en aurait exprimé la bonne intention.
Tour nous, qui avons très-fréquemment recours au travail de M. Giebel, nous nous faisons un devoir de reconnaître hautement l’utile assistance qu’il nous a prêtée dans nos recherches. Nous ne saurions mieux caractériser cette assistance qu’en constatant que, lorsque nous nous occupons des Céphalopodes, ce livre est toujours sur notre table, parmi nos conseillers et amis.
Comme il entrait dans le but de M. le Prof. Giebel, d’épurer la nomenclature des Céphalopodes et de la réduire à sa plus grande simplicité, il a éliminé, autant que possible, les noms génériques et spécifiques, qui lui semblaient superflus. Peut-être a-t-il poussé un peu loin ses éliminations. Vraisemblablement aussi, il a réuni, sous un seul nom spécifique, des formes, analogues sans doute d’après les figures, mais imparfaitement connues, d’après des fragmens incomplets. Nous exprimons ces suppositions avec toute l’hésitation que nous avons éprouvée nous même, devant ces documens insuffisans; hésitation qui nous a porté à inscrire sur nos tableaux nominatifs plus d’une espèce, dont l’indépendance nous parait douteuse.
Dans tous les cas, les tendances systématiques de M. le Prof. Giebel expliquent la réduction notable du nombre des genres et des espèces siluriennes admis dans son énumération. Nous présentons, dans le tableau suivant, les noms des genres qu’il a adoptés et le nombre correspondant des espèces qu’il a décrites, dans les trois systèmes: silurien, dévonien et carbonifère.