Bactrites Sandb
Systèmes
silurien
dévonien
carbonifère
On remarquera, que les nombres des espèces décrites sont inférieurs aux nombres correspondans , admis par M. M. d’Archiac et de
Répertoire. 443
Verneuil en 1842. En ce qui concerne particulièrement le système silurien, la réduction faite par M. le Prof. Giebel est de 20 espèces. Mais, elle est réellement plus considérable, à cause de diverses publications, qui ont paru entre 1842 et 1852.
Nous rappelons, que la première énumération de Bronn, en 1848, comprenait 118 espèces siluriennes, tandisque la seconde, en 1850, en indiquait 282. Ces sommes sont très supérieures à celle qui résulte des travaux de M. le Prof. Giebel.
Nous ferons aussi observer que, outre les espèces décrites par M. Giebel, son ouvrage présente encore les noms de 66 espèces de Bohême, non décrites à cette époque. Ces noms avaient été publiés dans les Haiilinyer’s Berichte à Vienne, pendant les années 1847 — 1848, et ils se rapportent aux quatre genres suivons:
Gyroceras . . .
espèces
Cyrtoceras . .
id .
Phragmoccras .
id.
Gomphoccras .
id.
M. le Prof. Giebel a aussi indiqué, d’après nos premières publications, l’existence du genre Ascoceras. Ainsi, le nombre total des types qu’il admettait en 1852 dans le système silurien, s’élevait en tout à 8, dont 7 sont énumérés sur le tableau qui précède. On voit que ce chiffre 8 dépasse à peine la moité des 15 types, dont nous avons trouvé les noms dans le mémoire de M. M. d’Archiac et de Verneuil, en 1842, tandisque sur leur tableau sommaire, ils en comptent 20, pour les 3 systèmes paléozoiques.
Au sujet des faunes dévoniennes et carbonifères on doit remarquer, que les sommes des espèces indiquées dans notre tableau sont incomplètes, pareeque nous n’y avons pas porté les Goniatites , que M. le Prof. Giebel a incorporés au genre Ammonites.
Les descriptions du savant auteur, comme son tableau de distribution géologique et géographique (p. 795) nous montrent, qu’il a admis l’identité de diverses espèces de Céphalopodes, dans les terrains silurien et dévonien, par exemple, Orth. regulare Schlot et Orth. gregarium Sow. Nous avons montré ci-dessus (p. 380 à 387) que ces assimilations de formes analogues dans les deux systèmes ne nous paraissent pas fondées.
Répertoire.
1868. • Thésaurus siluricus
par M. le docteur J. J. Bigsby.
Nous sommes heureux de trouver l’occasion de rendre publiquement hommage aux mérites scientifiques de notre respectable maître et doyen, M. le docteur J. J. Bigsby. Cette occasion ne saurait se présenter plus à propos que dans une étude générale sur les Céphalopodes siluriens.
En effet, nous rappelons que, dès 1823, c. à d. il y a près d’un demi siècle, M. le dort, Bigsby faisait connaître une remarquable série de fossiles de cet ordre, qu’il avait recueillis durant les années antérieures, sur les terrains de transition des régions centrales du Nord de l’Amérique. La science ne possédait pas encore les lumières nécessaires pour l’exacte interprétation des apparences singulières de plusieurs de ces fossiles, qui reçurent successivement divers noms génériques, savoir: Huronia Stokes, Ornioccras Stokes, Actinoceras Broun, Conoceras Bronn.
Ces types sont restés problématiques, jusqu’à ce que de nouveaux fossiles, offrant des apparences analogues, se sont offerts à nos observations, en Bohême, et nous ont fourni l’occasion de reconnaître, que les trois premiers ont été établis sur des formes, qui appartiennent réellement au genre Ortlwceras.
De même, la découverte du genre Bathmoceras, en Bohême, est venue tardivement justifier la fondation du genre Conoceras. C’est ce que nous avons montré ci-dessus, (p. 13.)
Il y a donc une connexion scientifique, naturelle, entre nos études, en Bohême et les découvertes beaucoup plus anciennes de Céphalopodes, faites par M. le doet. Bigsby, dans les îles du lac Huron. A ce titre, c’est à nous qu’il appartient de rappeler ces découvertes, qui ont de beaucoup devancé la science. Leurs résultats doivent perpétuer le souvenir du zèle scientifique et de la haute intelligence de l’observateur qui, le premier, a reconnu l’importance de ces fossiles, sur lesquels l’oeil d’aucun sage, ami de la nature, ne s’était encore arrêté jusqu’alors.
Depuis ce mémorable début, M. le doct. Bigsby a continué à cousacrer à la science les loisirs que lui laissaient ses honorables fonctions internationales, au Canada et aux Etats-Unis. Tous les savans connaissent les mémoires instructifs qu’il a successivement publiés sur la géologie de ces vastes régions, pendant qu’elles étaient soumises aux premières explorations.
Ces circonstances ont exclusivement fixé tous les regards scientifiques de M. le doct. Bigsby sur les terrains paléozoiques et eu parti-
Répertoire. 445
culier sur le système silurien, qu’il a vu naître et dont on pourrait le considérer, en quelque sorte, comme un des précurseurs. Durant ces dernières années, pour compléter ses études de* prédilection, il a voulu rassembler et méthodiquement coordonner tous les élémens paléontologiques, qui constituent aujourd’hui les faunes siluriennes. Tel est le but du bel ouvrage qu’il a publié eu 1868, sous le titre de Thésaurus siluriens. Ce livre est en effet comme un trésor, qui concentre toutes les richesses fossiles, successivement accumulées par les savans de tous les pays, surtout depuis la publication du Silurian System en 1839, c. à d. pendant environ 30 ans. Ces documens, comprenant les noms de plus de 9000 espèces, sont mis ainsi à la disposition facile de quiconque voudra étudier la distribution des représentans de la vie, durant cette première époque paléozoïque, sans avoir à compulser la série déjà si nombreuse des ouvrages, qui composent la littérature silurienne.
Dans un ensemble de tableaux nominatifs, constituant le corps de l’ouvrage, c. à d. 205 pages in 4°, M. le doct. Bigsby donne d’abord, pour chaque ordre et pour chaque genre, la liste alphabétique de toutes les espèces connues, en indiquant leur auteur. A gauche de cette colonne des noms spécifiques, l’horizon géologique est marqué sur une colonne spéciale, d'après les notations adoptées dans chaque contrée. D’autres colonnes, placées à droite, correspondent aux quatre grandes subdivisions stratigraphiques admises par l’auteur, sous les noms de : Etage primordial , Etage inférieur , Etage moyen, Etage supérieur. Ces colonnes présentent les noms des principales localités, où chaque espèce a été observée, sur les deux continens.
Ces tableaux nominatifs sont accompagnés de tableaux numériques, qui résument, pour chaque ordre, la distribution géographique des espèces de tous les genres, dans 25 contrées d’Amérique et dans 19 contrées d’Europe.
On conçoit, qu’un observateur comme M. le doct. Bigsby, en puisant tous ces documens à leur source, en les classifiant et en les comparant, n’a pas manqué de faire beaucoup d’observations philosophiques. Elles sont rassemblées et exposées dans un ouvrage spécial, dont il nous fait espérer la prochaine publication. Mais, en attendant, il a bien voulu nous faire connaître une partie de ses vues générales, dans les 50 pages qui servent d’introduction à son Thésaurus. Ces vues sont classées dans 12 études diverses, suivant la nature des sujets considérés.
Les trois premières de ces études sont consacrées aux Gastéropodes, aux Trilobites et aux Echinodermes, qui ont particulièrement attiré l’attention du savant auteur, sous les divers rapports de leur apparition et de leur distribution horizontale et verticale. Les Céphalopodes
446 Répertoire.
et les Brachiopodes donnent aussi lieu à ses observations, mais d’une manière beaucoup plus restreinte.
La quatrième étude est appliquée à l’étage primordial, dont M. le doct. Bigsby analyse et compare les faunes, sous le rapport des ordres, genres et espèces, qu’elles présentent, en Amérique et en Europe.
Mais, nous devons faire remarquer, qu’il attribue à cet étage une extension verticale, qui dépasse beaucoup celle, que nous lui avons assignée à l’origine.
La cinquième étude a pour objet le bassin silurien du centre de la Bohême. M. le doct. Bigsby définit d’abord nos étages, en indiquant leur succession et leur nature pétrographique. Ensuite, il expose, avec une véritable complaisance, les richesses paléontologiques de notre terrain, leur distribution verticale, et les connexions qu’il reconnaît entre nos faunes et celles des autres contrées siluriennes.
Par une faveur particulière, il a bien voulu illustrer cette étude par une petite carte, destinée à indiquer la position de nos principales localités fossilifères et celle de quelques unes de nos Colonies, déjà décrites. En ce qui concerne le phénomène colonial, M. le doct. Bigsby, à l’exemple de notre illustre maître et ami, Sir Itod. Murchison, n’hésite point à l’adopter, à l’égal de tout fait important, solidement établi dans la science.
Dans cette revue spéciale de nos travaux, comme dans plusieurs autres parties de son ouvrage, M. le doct. Bigsby nous honore des plus hauts témoignages de sa considération scientifique et de sa bienveillance personnelle, pour lesquelles nous lui offrons ici l’expression de notre sincère reconnaissance.
Les 7 études suivantes sont consacrées aux considérations les plus générales, sur l’ensemble des faunes siluriennes. Elles sont exposées dans un style très clair et très concis. Comme la plupart d’entre elles consistent principalement dans l’expression de résultats numériques, déduits des documens du Thésaurus , il nous serait impossible d’en présenter une analyse complète. Nous nous bornons donc à indiquer leur titre et la nature des sujets étudiés.
6. Universalité. Extension générale, quoique non continue, des dépôts siluriens, dans toutes les parties du monde et diffusion d’un grand nombre de genres et d’un certain nombre d’espèces, caractérisant les faunes de cette période.
7 . Localité. Influence des circonstances locales, sur la nature et le nombre des représentans de la vie. En comparant les faunes et flores siluriennes du Nord de l’Amérique et de l’Europe, le doct. Bigsby constate, que l’Europe présentait, en 1866, un avantage d’environ 1200
Répertoire. 447
espèces. Il fait ressortir la prédominance des formes locales, sur les formes communes à divers pays.
8. Première apparition. Le savant auteur exprime librement et courageusement sa croyance, que l’homme et les créatures sont l’oeuvre du Créateur. Il fait observer, que la grande majorité des êtres composant les faunes siluriennes, ont fait partout leur première apparition sur des horizons qui se correspondent approximativement. Mais, d’après d’autres passages, il reconnaît aussi, comme nous, le privilège d’antériorité pour certaines régions américaines.
9. Durée et extinction des espèces. Bien que cette durée, considérée d’une manière absolue, semble avoir été très prolongée, cependant, chaque espèce ne traverse, en général, qu’une partie de la hauteur verticale de la formation ou de l’étage, qu’elle caractérise. Notre étude sur les Céphalopodes confirme largement cette observation. Le savant auteur attribue les extinctions successives à des phénomènes cosmiques, parmi lesquels les oscillations du sol lui semblent jouer le plus grand rôle. Il ne connaît aucun groupe d’espèces siluriennes, qui se propage dans les faunes dévoniennes on carbonifères.
10. Migration. Ce phénomène est considéré comme un grand fait, qui se reproduit à toutes les époques géologiques. M. le doct. Bigsby présente les résultats numériques de ses tableaux nominatifs, indiquant le nombre des espèces qui semblent s’être transportées d’Amérique en Europe et d’Europe en Amérique.
1 1 . Récurrence ou extension verticale. M. le doct. Bigsby présente un tableau des réapparitions des espèces siluriennes, sur divers horizons superposés. Le résultat général qu’il indique porterait la proportion de ces réapparitions à environ 13 pour 100. Nos observations qui précèdent sur les Céphalopodes , indiquent une proportion moyenne un peu moindre, c. à d. 10 pour 100 — p. 371. Mais, il faut remarquer que ces résultats ne sont pas exactement comparables, parccque M. le doct. Bigsby admet l’existence du silurien moyen, qui n’a pas été considéré dans nos calculs.
12. Divergence. Cette expression est destinée à indiquer un changement de résidence. C’est un phénomène qui nous semble en connexion intime avec celui des migrations. M. le doct. Bigsby indique les principales causes de la divergence.
Dans le Postscriptum , qui suit cette introduction, (p. LI.) M. le doct. Bigsby constate, que ses observations n'ont été empruntées à aucune source littéraire. Nous nous faisons un devoir de reconnaître leur originalité, aussi bien pour le fonds que pour la forme.
Les titres des études, que nous venons de reproduire, indiquent que plusieurs des sujets considérés par M. le doct. Bigsby, ont aussi
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attiré notre attention, dans notre travail spécial, sur les Céphalopodes. Cependant , les savans reconnaîtront aisément, que les points de vue que nous avons choisis, sont généralement différons de ceux qui ont été adoptés par notre respectable maître. Dans tous les cas, les résultats de ces études se confirment réciproquement les uns les autres. Nous ne pourrions même citer qu’un seul cas de divergence notable dans nos opinions. Il consiste en ce que le M. le doct. Bigsby explique, par la supposition d’une grande faune perdue, la multiplicité des formes génériques et spécifiques, qui apparaissent simultanément vers l’origine de la faune seconde silurienne. Nous pensons, au contraire, que cette hypothèse est superflue, surtout en présence du mystère de la création, devant lequel M. le doct. Bigsby s’incline comme nous. Nous avons exposé ci-dessus (p. 391) les motifs pour lesquels nous éliminons cette supposition.
Nous présentons, dans le tableau qui suit, les noms de tous les genres de Céphalopodes admis dans le Thésaurus siluricus , et nous indiquons le nombre des espèces qui leur sont attribuées, dans chacune des grandes subdivisions siluriennes adoptées dans cet ouvrage. Mais, pour arriver à des résultats comparables à ceux de nos propres travaux, nous avons groupé ces types, en réunissant ceux qui nous semblent identiques. Nous ferons remarquer, qu'il y aurait quelques rectifications à faire dans certains genres, par exemple dans Phragtnoceras , dont la plupart des espèces ne sont réellement que des Cyrtoceras endogastriques. Mais, on conçoit que cette rectification n’est pas indispensable dans un tableau, dont le seul but est d’indiquer la somme totale des formes de Céphalopodes, énumérées dans le Thésaurus siluricus, en 1868.
D’après les totaux indiqués au bas des colonnes de notre tableau, on voit que 436 espèces sont énumérées dans l’étage inférieur; 64 dans l’étage moyeu et 1,008 dans l’étage supérieur. Ainsi, l’étage moyen offre une faune très peu considérable et trop disproportionnée par rapport aux faunes des deux autres étages, pour qu’on puisse admettre cette subdivision tardive, à l’égal des deux divisions originairement établies par l’illustre fondateur du système silurien, Sir Ilodérick Murchison.
Les 64 formes attribuées à l’étage moyen devraient être réparties, suivant l’horizon qu’ elles occupent, entre les faunes seconde et troisième. Nous ne pouvons pas entrer ici dans ces détails, mais, en supposant que toutes ces formes soient réunies à la faune seconde, on voit que celle-ci présentera environ 500 espèces, c. à d. à peu près la moitié du nombre total des formes indiquées dans la faune troisième. Ce rapport se rapproche beaucoup de celui que nous avons établi ci-dessus, dans le tableau résumé de notre Sect. IV. (p. 427).
Répertoire. 449
Enumération des Céphalopodes par M. le Ooct. J. J. Bigsby.
Espèce»
infé-
rieur
inivpn
supé-
rieur
tei
Famille des
i Bactrite8 ......
•. Sandb.
CSonlatldes
! Goniatites . . . . .
. Haan.
Types hétérogènes
i Bathmoceras ; » i ; 1 Nothoceras ; . i
. Barr.
. Barr.
CyrtOceras . . ; i
. Goldf.
Cyrtocerina .
Oncoteras
. Bill.
. Hall.
Streptoceras . . .
s. g. Piloceras . . .
. Sait.
Gomphoceras . . .
. Sow.
Gÿroceras . . i i
i Konck.
io
Lituites
. Breyn.
Clymenia pars. . .
. Eichw.
Trocholite s . . . .
. Conr.
NaütilüS i . i » j
. Breyn.
' li
io
Famille des
. Breyn.
KnutlIKleii
Actinoceras . » . :
CatneroceràS * . ;
. Bronn.
. Conr.
Cochlioeeras ....
. Eichw.
Cyeloceras i . . .
. M’Coy.
Dictyoteras
Discosorüs
. Hall.
Holoceras . . . i i
. ÈichW.
Trematoceïas i . i
. ËichW.
s. g. Ëndoceïas . .
. Hall.
s. g. Gonioceras . .
. Hall.
Phragmoceras . . .
. Brod.
Tretoceras ....
. Sait.
Trochoceras . . . ;
Famille des
Aseocératldes
Ascoceras . i . 4 »
Aphragmites . ; . .
. Barr.
i Barr.
Glossoceraa ....
. ËaiT;
l.OOSf
450 Répertoire.
■Le nombre total des formes de Céphalopodes, énumérées dans les tableaux nominatifs du Thésaurus , s’élève à 1454, suivant notre tableau qui précède.
On remarquera, au contraire, que, dans le tableau sommaire (géographique) placé à la page 191 du Thésaurus, le nombre total indiqué pour les espèces distinctes de cet ordre, est de 1419. La différence entre ces deux sommes provient de ce que, dans ce tableau sommaire, 35 espèces de Phragmoceras n’ont pas été portées sur la colonne de ja Bohême. En ayant égard à cette omission, on voit que les nombres totaux indiqués dans notre tableau s’accordent avec ceux du Thésaurus.
1869. Tableau comparatif des énumérations successives des Céphalopodes
siluriens.
riqurs
nombre des espèces dans les Faunes siluriennes
11 | moyenne | III
Totaux
1842. M.M. d’Archiac et de Vemeuil
1849. „ „ Prof. Bronn
! 1850. „ „ Aie. d’Orbigny . . .
1850. „ „ Prof. Bronn
; 1852. „ „ Prof. Giebel
1858. „ „ Prof. Bronn
1868. g „ Dr. J. J. Bigsby . . .
1869. , , J. Barrande
Nous ferons remarquer, que les nombres exposés dans la colonne des types génériques ne sont pas comparables entre eux. parceque les divers savane n’ont pas employé une commune mesure, pour la délimitation des genres; les uns tendant à les multiplier, et les autres s’efforçant, au contraire, de les réduire. Cependant, malgré l’irrégularité qu’on peut observer dans cette colonne, il est certain que de nouveaux types génériques ont été successivement découverts, à partir de 1842 jusqu’à ce jour. Nous ne pensons pas que leur nombre total, qui s’élève actuellement à 25, d’après notre classification, puisse être notablement réduit. Il serait, au contraire, à peu près doublé, si l’on admettait tous les noms génériques qui ont été proposés et que nous avons reproduits dans la synonymie de divers types.
Quant au nombre des formes spécifiques, malgré les dispositions opposées des paléontologues à les multiplier ou à les réduire, il est
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évident, que leur nombre s’est accru très rapidement, à partir de la plus ancienne énumération, jusqua celle que nous présentons dans notre répertoire. Mais, on doit observer que, dans la somme totale 1622, nous avons compris une cinquantaine de formes, dont l’existence a été constatée sur des horizons déterminés, sans aucun nom et par la seule notation sp.
La différence qu’on remarque entre les deux dernières énumérations, qui se suivent à la distance d’environ 2 années, provient, en grande partie, des formes nouvelles de la Bohême, qui, d’après le cours de nos travaux, n’étaient pas définitivement déterminées et nommées en 1867, lorsque nous avons communiqué à M. le doct J. J. Bigsby la liste de nos Céphalopodes, publiée dans le Thésaurus siluriens. Quelques autres additions sont dues à des espèces étrangères, dont nous indiquons l’origine dans notre introduction ci-dessus (p. 6 à 10).
Résumé général des études qui précèdent.