‹ Distribution des céphalopodes dans les contrées siluriennesChapitre 206 sur 208 · Entre la grande zone septentr. d’Amérique et la grande · texte numérisé non relu

Entre la grande zone septentr. d’Amérique et la grande

zone centrale d’Europe Tabl. 7. B.— 3. A. B . . 1

ensemble . . 140

11 faut remarquer que, parmi les espèces dont nous venons d’indiquer le nombre, déterminé sur chaque tableau, il y en a qui se répètent. Par exemple, certaines formes communes entre les contrées de la zone septentrionale d’Europe et comptées sur le tableau 4. B, se retrouvent aussi dans la zone septentrionale d’Amérique et sont de nouveau comptées sur le tableau 6. B. Ainsi, pour connaître le nombre réel des espèces migrantes, il faut déduire toutes ces répétitions, qui sont exprimées par les chiffres suivons :

Jtfpétitiona.

Eutre les tableaux 3. A. B. — 4. B 3

Si l’on retrancho ces 28 unités du nombre 140 ci-dessus établi, il restera 112 espèces migrantes, c. à d. qui ont apparu dans plus d’une contrée, pendant la durée des faunes siluriennes.

3. Au moyen des documens fournis par nos tableaux, nous avons calculé, pour chacune des principales contrées, la proportion des espèces migrantes et celle des espèces autochtones, c. à d. qui lui sont exclusivement aux propres. Ces proportions, exposées sur notre tableau p. 361, sont très variables. Les limites extrêmes, relatives aux espèces migrantes, sont: 0.018 pour la Bohême et 0.76 pour la Norwége, qui est hors ligne, car, dans aucune autre contrée, le rapport correspondant ne dépasse 0.48.

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1*1 proportion des espèces autochtones forme le complément de celle des espèces migrantes, pour atteindre l’unité. Ces deux proportions varient donc en sens inverse.

4 . Nous avons également calculé la proportion des espèces migrantes et celle des espèces autochtones, dans chacune des grandes zones, considérées comme unités géographiques. Ces proportions, indiquées sur notre tableau (p. 365), sont très différentes entre elles.

La zone centrale d’Europe offre le minimum des espèces migrantes, savoir 0.02 et, par conséquent, le maximum des espèces autochtones, 0.98.

Au contraire, la zone septentrionale d’Europe montre le marimum des espèces migrantes 0.26 et inversement le minimum des espèces autochtones, 0.74. Ces chiffres nous indiquent la facilité relative des communications, due partiellement à la proximité des contrées situées sur cette zone.

Dans la zone septentrionale d’Amérique, la proportion des espèces migrantes est de 0.16 et celle deB espèces autochtones de 0.84. Comme cette zone possède un nombre d’espèces beaucoup plus grand que celui de la zone correspondante en Europe, dans le rapport de 381 à 252, la comparaison de ces chiffres nous enseigne, que certains obstacles locaux ont limité la diffusion horizontale des Céphalopodes, dans le grand océan américain.

5 . Enfin, nous avons calculé la proportion moyenne des espèces migrantes et des espèces autochtones dans la somme totale de 1607 tonnes siluriennes, dans l’ensemble des 3 grandes zones.

Cette proportion moyenne est de 0.07 pour les espèces migrantes et par conséquent de 0.98 pour les espèces autochtones.

En comparant les chiffres, qui expriment la proportion exigue des espèces migrantes et la proportion très prépondérante des espèces autochtones, on ne peut s’empêcher de remarquer, combien les observations positives et successives de la science nous éloignent de l’opinion de nos devanciers, qui supposaient que, durant les temps paléozoïques, les formes animales étaient presque toutes identiques sur la surface du globe.

II Connexions verticales par les formes spécifiques.

Les subdivisions verticales établies dans les diverses contrées siluriennes sont de valeur très inégale, c. à d. représentent des intervalles de temps probablement très inégaux. Cependant, on peut les considérer dans tous les pays, comme semblablemeut déterminées

4î4 Résumé général.

d’après des changemens notables dans la composition spécifique des faunes partielles, qui caractérisent chacune d’elles, indépendamment de leur nom et de leur étendue verticale.

La Bohême est la seule région, qui nous permet de prendre en considération les subdivisions du troisième ordre, que nous nommons: bandes. D’après les documens numériques exposés p. 369, nous trouvons, que la proportion moyenne des formes spécifiques, qui établissent des connexions entre deux quelconques de nos bandes consécutives, s’élève presque à 0.10 du nombre total de nos espèces de Céphalopodes.

En comparant les chiffres qui indiquent, pour les principales contrées, le nombre des apparitions d’une même espèce, dans deux étages superposés, nous avons constaté, que leur proportion varie entre certaines limites dans la faune seconde et dans la faune troisième. Elle est d’environ 0.21 pour la division inférieure et seulement de 0.07 pour la division supérieure.

La moyenne générale, pour toutes les contrées et pour l’ensemble des deux divisions siluriennes, s’élève à environ 0.10 (p. 371). La concordance entre ce résultat et celui qui a rapport aux bandes de la Bohême, mérite d’être remarquée.

Outre les espèces, qui établissent une connexion immédiate entre deux étages consécutifs, il en existe quelques autres, qui ont été douées d’une plus grande vitalité et qui se sont propagées k travers plusieurs étages. Ces espèces sont généralement peu nombreuses et nous avons énuméré les plus remarquables, soit en Bohême, soit dans les contrées étrangères, sur la page 372. L’existence de presque toutes ces espèces paraît avoir été continue, tandisque d’autres formes, qui ont traversé également plusieurs étages, ont présenté des intermittences très marquées. Nous avons énuméré les principales sur la page 306.

Quant aux connexions verticales, établies par les espèces entre les faunes seconde et troisième, siluriennes, elles sont extrêmement faibles en Europe et jusqu'ici totalement nulles en Amérique.

L’Angleterre présente 11 espèces communes aux deux divisions et nous en connaissons 2 en Russie. Si nous ajoutons les 31 espèces coloniales de la Bohême, qui reparaissent dans notre division supérieure, nous trouvons en tout 44 formes de Céphalopodes communes aux deux divisions, en Europe. Comme le nombre des Céphalopodes connus sur ce continent est d’environ 1254, le rapport est k peu près 0.04.

Cette proportion est donc minime et elle contribue k nous montrer, que l’ordre entier des Céphalopodes a éprouvé, si non une intermittence absolue, du moins une défaillance très marquée dans sa

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vitalité, à l’époque où la faune seconde a disparu, pour être remplacée par la faune troisième.

Nous n’avons pas pris en considération quelques espèces d’une identité douteuse, qui existent daus la faune seconde d’une contrée et dans la faune troisième d’une autre contrée éloignée. Nous avons indiqué les principales dans notre Répertoire ci-dessus, (p. 428).

111. Rapports entre V extension horizontale et l'extension verticale des formes spécifiques des Céphalopodes.

Parmi les 4 lois formulées en 1842, par M. M. le V“. d'Archiac et Edouard de Verueuil, au sujet de la distribution des espèces paléozoïques, la troisième est conçue dans les termes suivans:

„Les espèces qui se trouvent dans un grand nombre de localités et dans des contrées très espacées, sont presque toujours celles qui ont existé durant la formation de plusieurs systèmes successifs. (On the Fous, of the old. Depos, in the Rhenish Provinces. — Transact. Geol. Soc. of London. Ser. 2. Vol. VI. p. 335. 1342 ). “

Nous sommes dans la nécessité de vérifier, jusqu’à quel point cette loi est applicable aux Céphalopodes siluriens. Dans ce but, nous avons énuméré sur la page 375 les espèces de Céphalopodes, qui offrent la plus grande fréquence géographique, ou la plus grande extension horizontale, sur les deux continens. Nous avons ensuite recherché l’extension verticale de chacune d’elles. Nous nous sommes ainsi convaincu, qu’aucune de ces espèces n’a prolongé son existence pendant toute la durée des faunes seconde et troisième siluriennes. Aucune d’elles ne s’est propagée verticalement du système silurien dans le système dévonien. Ainsi, l’extension verticale des espèces siluriennes les plus répandues n’est point en rapport direct avec leur extension horizontale.

Nous sommes donc arrivé à cette conclusion, que, parmi les Céphalopodes siluriens, aucune espèce ne satisfait à la loi de 1842, que nous venons de citer.

A cette occasion, nous avons passé en revue toutes les espèces que M. M. d’Archiac et de Verueuil ont considérées comme existant également dans les systèmes silurien et dévonien. Nous avons montré, que les documens relatifs à ces espèces ne permettent pas de les regarder comme identiques. Nous avons compris dans cette revue quelques autres formes, dout l’identité, dans les deux systèmes comparés, a été admise par divers auteurs, (page de 375 à 387).

476 Hésunié général.

VII. Extinction et rénovation graduelles des formes spécifiques des Céphalopodes, durant la période

silurienne.

Tous les géologues ont remarqué, que la plupart des espèces, qui caractérisent un étage, disparaissent entre ses limites verticales et sont remplacées par de nouvelles formes, qui caractérisent semblable- Aient l’étage suivant, en remontant. Nous venons de faire observer de même, qu’il n’existe qu’un très petit nombre d’espèces communes aux deux divisions inférieure et supérieure du système silurien. L’extinction et la rénovation graduelles des espèces de Céphalopodes sont donc très apparentes.

Nous nous sommes proposé de rechercher la proportion moyenne, suivant laquelle la rénovation partielle des espèces a eu lieu, en passant d'une étage quelconque à l’étage immédiatement superposé, dans la série verticale. Dans ce but, nous avons comparé les documens existons pour reconnaître, dans quelle proportion se trouvent parmi les élémens constituai d’une faune moyenne, quelconque, les formes qui proviennent:

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