III. Formation inférieure
Crustacés .
Trilobites .
Ptéropodes .
Brachiopodes
Conocephalites . Zenk.
Pemphigaspis . . Hall.
Amphion? . . . Pand. Arionellus? j
Barr.
Conoceph?
. Hyolithes (Theca) Eichw.
I Obolclla .... Bill. .
Lingulepis . . . Hall. .
Lingula .... Brug. ■ .
5 espèces'
Evolution des Céphalopodes. 121
Dans ces trois dernières phases, la faune primordiale maintient ses caractères principaux, et les Trilobites y prédominent, non seulement par le nombre de leurs formes génériques et spécifiques, mais encore par l’innombrable fréquence des individus. C’est ce que constate explicitement M. le Prof. J. Hall, 1. c. p. 184.
Quant aux Mollusques, l’ordre relativement le plus riche est celui des Brachiopodes, comme dans toutes les autres contrées, tandisque les Ptéropodes et Gastéropodes sont à peine représentés. Il est à remarquer, que la première forme de Gastéropodes, signalée dans la formation centrale, sous le nom de Flatyceras primordialis Hall, appartient à la même famille des Capuloïdes, que celles qui ont été décrites sous le nom de Capulus cantabricus et Capul. sp. par M. de Vemeuil et par nous dans la faune primordiale de la chaîne Cantabrique, en Espagne. (Bull. soc. gêol. Sér. 2, X VII, p. 531 — 1860.,)
La découverte d’une forme de Graptolite : Dendrograptus Hallianus, sur cet horizon, mérite aussi l’attention, parcequ’elle confirme le privilège d’antériorité en faveur de la grande zône septentrionale. Cette observation s’applique également au genre Serpulites? dont l’existence est indiquée dans la formation supérieure et encore plus au genre Amphion? parmi les Trilobites de la formation inférieure, si cette détermination est confirmée.
Tandisque la plupart des ordres et même des familles, qui ont joué un rôle important durant les âges paléozoïques, sont représentés par quelques avantcoureurs dans les phases dernières de la faune primordiale, dans cette région, nous devons être étonnés de ne trouver aucune trace de Céphalopodes signalée parmi les 52 formes spécifiques, que comprend déjà cette série, sans compter d’autres formes, dont les fragmens sont moins faciles à déterminer.
Résumé. Les documens qui précèdent, présentent l’état des connaissances acquises jusqu’à ce jour, par toutes les explorations géologiques, sur le nouveau continent. Nous avons cru convenable et utile d’exposer ces documens d’une manière assez explicite, pour bien établir ce fait de haute importance, savoir: qu’en Amérique, comme en Europe, la fauue primordiale silurienne est complètement dépourvue de traces de Céphalopodes, dans toutes ses phases principales et vraiment constitutives.
Mais, à côté de ce fait, que notre présente étude est destinée à mettre en lumière, bien qu’il soit purement négatif, nous ne devons pas perdre de vue deux documens contrastans et dignes d’attention, quoique nous ne puissions pas les considérer comme constatant des faits définitivement établis dans la science. L’un de ces documens indiquerait une apparition sporadique, très-reculée et très-isolée du genre Ortkoceras, sur l’horizon des Paradoxides, près S' John — New*
122 Evolution des Céphalopodes.
Brunswick — Acadie. Cette découverte, énoncée par un seul mot, dans le mémoire de M. G. F. Matthew, cité ci-dessus (p. 114.) exige une ample confirmation.
L’autre document tendrait à indiquer la première apparition des Céphalopodes, dans les couches les plus élevées du grès de Potsdam, au Canada. Comme ces couches, selon Sir W. Logan, constituent une transition vers le Grès Calcifère, elles pourraient naturellement être incorporées à ce dernier groupe, sans aucun désavantage à notre connaissance.
Dans tous les cas, si les deux faits que nous venons d’indiquer reçoivent la confirmation nécessaire, ils contribueront l’un et l’autre suivant une mesure très-inégale, à faire ressortir le privilège d’antériorité en faveur de la grande zône septentrionale, en Amérique.
cnap. 2,
Apparition et évolution des types génériques des Céphalopodes, dans les faunes seconde et troisième, considérées dans chaque contrée.