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Réapparitions dans 1
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Espèces distinctes par étage
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Réapparitions entre 1
divers étages à deduiroj ' ‘
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Faune generale j
39 + 36 col.
Réapparitions entre les \ colonies et la Faune II 1 ( .
à déduire S
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Total des espèces dis- 1
tinctes en Bohcme j
124 Evolution des Céphalopodes
Nous distinguons dans notre bassin 6 groupes d’apparition de types de Céphalopodes. Les 2 premiers correspondent à la faune seconde et les 4 autres à la faune troisième. Cette 'répartition mérite d’être remarquée, parcequ’ellc est inverse de celle qu’on observe dans les contrées de la grande zone septentrionale.
Nous devons aussi signaler une circonstance singulière dans l’apparition des types, durant l’existence de notre faune seconde. Elle consiste en ce que les premières apparitions n’ont eu lieu que dans les phases extrêmes, c. à d. initiale et finale de cette faune, dont la durée a dû être très longue, d’après la grande puissance des dépôts qui la renferment.
1. La première apparition des Céphalopodes coïncide avec la première apparition de la faune seconde elle même, en Bohême, pendant le dépôt des schistes argileux de notre bande d 1.
Les Céphalopodes, qui caractérisent cette formation, représentent 6 genres ou sous-genres distincts, savoir:
2 genres . .
1 s. genre .
3 genres .
. principaux ou cosmopolites . id.
. secondaires ou locaux . .
Orthoceras . . . Breyn.
Lituites .... Breyn.
Endoceras . . . Hall.
Bathmoceras . . Barr.
Tretoceras . . . Sait.
Bactrites .... Sandb
On remarquera d’abord, que toutes ces formes ont une coquille droite et que le genre Lituites est le seul, qui présente-une partie enroulée en spire, dans un plan. Il n’y a dans cette première apparition, aucune trace des coquilles arquées comme Cyrtoceras, ni des coquilles complètement enroulées comme Naulilus. Nous verrons, au contraire, ces genres bien représentés sur un horizon comparable, dans la plupart des contrées de la grande zone septentrionale, en Europe et en Amérique.
Parmi les types de cette première apparition, en Bohême, Orthoceras est le seul qui se propage verticalement à travers tous nos étages. Il atteint même la bande hl, qui renferme les derniers survivans de nos faunes siluriennes. Au contraire, le sous-genre Endoceras , ainsi que tous les autres types énumérés, après avoir fourni une ou deux espèces , s’éteignent durant le dépôt de la bande d 1 . On doit donc considérer leur apparition comme sporadique, dans la première phase de la faune seconde; ainsi:
f . Lituites n’est représenté jusqu’ici dans notre bande d l , que par une seule espèce et par un seul spécimen, privé de sa crosse.
2 . Le type remarquable, que nous nommons Bathmoceras , offrant 2 espèces, n’est connu qu’en Bohême, mais il est peut-être représenté
Evolution des Céphalopodes. 125
dans l’Amérique septentrionale, par le genre Conoceras Bronu. ainsi que uous l’avons indiqué ci-dessus, (p. 13.)
3. Le genre Trctoceras n'est connu dans notre bassin que par une forme exigue et qui laisse quelques doutes sur son identité générique avec celle d’Angleterre , à laquelle ce nom a été appliqué par M. Salter.
4. Le type Bactrites, qui nous fournit une seule espèce assez rare, disparaît aussi comme les autres, à la fin du dépôt de la bande d 1. Il se distingue cependant des autres genres secondaires, par une réapparition également sporadique, dans la bande d 5, c. à d. dans la dernière phase de notre faune seconde.
Après l’extinction de toutes les autres formes nommées, le genre Orthoceras persiste seul, durant le dépôt de nos bandes d 2— d 3— d 4. Mais, il est à peine représenté pendant longtemps par une seule espèce, dont les spécimens sont très rares, dans d 2— d 3. Ainsi, ce type lui même, qui paraît avoir été doué de la plus puissante vitalité, sous tant de formes différentes, subit une sorte d’intermittence, dont la durée a dû être considérable, à cause de la puissance de la bande d 2, composée de schistes et principalement de quartzites. Pendant le dépôt de la bande d 4 , le nombre d’espèces du genre Orthoceras s’élève à 6, et il augmente considérablement durant le dépôt de la bande d 5, car nous comptons 10 espèces dans les schistes qui constituent cette bande. Par contraste, les colonies, qui sont intercalées dans sa hauteur, en présentent environ 34, qui sont les avantcoureurs de la faune troisième, et qui ont coexisté avec les derniers représentans de la faune seconde.
C’est surtout dans notre faune troisième et plus particulièrement vers son origine, dans les bandes c 1 — e 2 — que le type Orthoceras se développe avec une variété de formes jusqu’ici sans exemple. Notre tableau montre, que nous en comptons 320 dans la bande e2. Le nombre de ses espèces présente ensuite diverses oscillations pendant la durée de cette faune; mais le type est constamment représenté, jusqu’à ce que le bassin silurien de la Bohême perde tous ses habitans, à la fin du dépôt de la bande h 1.
2. La seconde apparition de types des Céphalopodes a lieu durant le dépôt de la bande d 3 , couronnant notre étage des quartzites D. Elle se compose de:
( Gomphoceras .... Sow.
2 genres . . principaux ou cosmopolites j Cyrtoceras Goldf.
Gomphoceras ne nous est connu sur cet horizon que par un seul spécimen , trouvé dans les schistes de d 5 , et ainsi appartenant à la faune seconde.
Evolution des Céphalopodes.
Cyrtoceras est représenté, non dans ces schistes, mais dans les colonies contemporaines, par deux spécimens, les seuls à notre connaissance, et appartenant à deux espèces distinctes.
Ces deux nouveaux types ne se montrent donc que d’une manière vraiment sporadique, durant la faune seconde, en Bohême, où ils étaient destinés à prendre leur plus grand développement jusqu’ici connu, durant l’existence de notre faune troisième.
Nous rappelons, que le genre Bactrites reparaît dans les schistes de la bande d 5, sous la même forme spécifique, Bactr. Sandbergeri, qui avait fait sa première apparition dans la bande dl, et qui avait disparu durant le dépôt des bandes intermédiaires: d 2 d .'1 — d 4.
Nous ferons remarquer en passant, que notre bande «I 5 est couronnée par une formation de schistes et quartzites, alternant par couches minces et qui paraissent jusqu’ici complètement dépoumies de toute trace animale. Ce dépôt correspondrait donc à une époque, durant laquelle la mer silurienne de la Bohême était complètement déserte. Nous reviendrons tout à l’heure sur ce phénomène, en étudiant le développement des formes spécifiques, dans le Chap. 3.
Considérons maintenant les 4 groupes de Céphalopodes, qui ont successivement apparu dans notre bassin, pendant la durée de la faune troisième.
3. Le troisième groupe se manifeste à l’époque où la faune troisième s’établit généralement, en Bohême, c. à d. durant le dépôt de notre bande e 1. Nous voyons apparaître sur cet horizon 4 genres ou sous-genres nouveaux, savoir :
3 genres . . principaux ou cosmopolites
1 sous-genre secondaire ou local de Lituites
Ascoceras . . . Barr.
Phragmoceras . Brod.
m . i Barr.
Trochoceras . ^
Ophidioceras . Barr.
En outre, nous voyons reparaître le type prédominant Orthoceras, ainsi que les genres Cyrtoceras et Gomphoceras , dont nous venons de signaler les avantcoureurs , durant la dernière phase de la faune seconde.
Ascoceras , que sa structure simple nous oblige à considérer comme le prototype des Nautilides, mais qui n’apparaît que vers le milieu de la période silurienne, n’est représenté que par une seule forme spécifique dans la bande e 1 . Il se développe avec sa plus grande richesse dans la bande e 2, où il fournit 10 formes nouvelles, c. à d. plus qu’on n’en connaît dans l’ensemble de toutes les autres contrées. Il s’éteint sans dépasser la limite verticale de cette formation. Ainsi, la
Evolution des Céphalopodes. 127
durée connue de l’existence de ce genre, pendant les tiges siluriens, semble très limitée, en Bohême comme dans toutes les autres régions.
Fhragmoceras suit dans son développement une marche semblable, car il ne présente que 2 espèces dans la bande c 1 , tandisqu’il en foumit 26 dans la bande e 2. Toutes ces formes s’éteignent après une existence relativement courte sur cet horizon, sans qu’aucuue se propage dans les calcaires immédiatement supérieurs de notre étage F.
Mais, après une intermittence mesurée par la hauteur des bandes, fl — f2 — g 1 — g 2, le type Fhragmoceras reparaît dans la bande calcaire S», sous des formes spécifiques analogues et dont une paraît identique avec Fhragmoceras Brodcripi de la bande e 2. Seulement, sous le rapport de leurs dimensions, les espèces de la bande g 3 sont généralement plus développées que leurs congénères de l’étage E.
Trochoceras commence semblablement dans e 1 , par 6 formes rares, auxquelles succèdent ensuite 36 espèces dans la bande e 2. Toutes ces formes disparaissent à la fois, avant le dépôt de la bande fl. Mais, après une intermittence relativement courte et mesurée seulement par la puissance de cette bande, nous voyons reparaître Trochoceras dans la bande f 2, puis dans la bande g 1 et enfin, après une nouvelle intermittence, dans la bande g 3, où il s’éteint totalement.
Ophidioceras , sous-genre de Li tuiles, à courte crosse, contraste avec les trois types qui précèdent, en ce que son principal développement s’opère dans la bande e 1 , c. à d. à l’époque de son apparition. Il nous présente 6 formes spécifiques et il se propage par une seule espèce dans la bande e 2. Elle ne franchit pas cet horizon.