‹ Distribution des céphalopodes dans les contrées siluriennesChapitre 75 sur 208 · s. g. Ophidioceras Barr · texte numérisé non relu

s. g. Ophidioceras Barr

! 3. Bactrites . . . Sandb.

! 2. Tretoceras . . Sait.

, 1. Bathmoceras . Barr.

On remarquera, que les genres cosmopolites prédominent par leur apparition dans la faune troisième, comparée à la faune seconde, dans le rapport de 6 à 5, tandisque les genres locaux dans ces deux faunes sont dans le rapport de 6 à 3. Ces deux circonstances concourent à nous indiquer un développement plus grand dans la faune troisième que dans la faune seconde. Ce rapport est inverse de celui que nous observons dans les contrées de la zone septentrionale.

5. La durée relative des types génériques, dans notre bassin, présente de très-grandes différences, qu’on peut saisir d’un seul coup d’oeil sur notre tableau p. 123.

Le seul genre Orthoceras se propage à travers toutes nos formations fossilifères, puisqu’il apparaît dans la première phase de notre

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faune seconde, et ne disparaît qu’avec la dernière phase de la faune troisième , dans la bande h 1 .

Les deux types Goviphoceras et Cyrtoceras, qui viennent au second rang, par la durée de leur existence, surgissent en même temps, au sommet de notre bande d 5 et s’éteignent en même temps, dans notre bande g 3. Leur durée a donc été beaucoup moindre que celle du genre Orthoceras, et elle ne dépasse guères celle de notre faune troisième.

Les types Phraymoceras et Trochoceras sont au troisième rang, pareequ’ils apparaissent dans la bande e 1 et disparaissent dans la bande g 3.

Nautilus vient ensuite, apparaissant temporairement dans la bande e 2 et reparaissant dans la bande g 3, où il disparaît pour toujours.

Bactrites se montre aux deux extrémités de la division inférieure, mais nous n’avons, en Bohême, aucune preuve de son existence, durant le dépôt des formations intermédiaires de cette division.

Gyroceras et Goniatites s’étendent verticalement à partir de la bande f 2 jusqu’à la bande h 1.

Ascoceras et Ophiclioceras ne se montrent que dans 2 bandes superposées, e 1— e 2.

Enfin, les types suivans n’apparaissent que dans une seule bande, savoir:

dans d 1

Endoceras Lituites Bathmoceras Tretoceras

On voit, d’après ces indications, qu’il n’y a en réalité que peu de genres, qui possèdent une grande extension verticale dans notre bassin. Au contraire, le plus grand nombre des types n’a joui que d’une existence très -limitée dans le sens vertical, surtout , si on considère les intermittences que nous allons indiquer.

En parcourant la dernière colonne à droite de notre tableau, (p. 123.) on reconnaîtra, que ce sont les genres représentés dans le plus grand nombre de formations ou bandes, qui ont fourni le plus grand nombre de formes spécifiques. Ce rapport, sans être absolument exact dans tous les cas, se manifeste cependant, d’une manière' générale, non seulement dans notre bassin, mais encore dans toutes les contrées siluriennes, activement explorées. On remarquera, que la plupart des genres, qui ne sont connus que dans une formation, ou sub-

dans e2

Aphragmites

Glossoceras

dans g 3

Hercoceras

Nothoceras

Adelphoceras

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division stratigraphique, en Bohême, ne présentent qu’une ou 2 espèces * et rarement jusqu’à 3.

(î. Notre tableau (p. 123) permet de constater aisément les nombreuses intermittences des types génériques. Nous nous bornons à rappeler ici les plus remarquables:

Bactrites apparaît seulement dans les bandes d 1 et d 5. D présente donc une intermittence, dont la durée correspond aux trois bandes: «12 — d3— d4.

Gomphoceras — Phraymoceras — Nautilus — disparaissent après le dépôt de la bande e2. Ils reparaissent tous les trois dans la bande g 3. La durée de leur intermittence est donc mesurée par la puissance des 4 bandes: fi — f2 — g 1 — g 2 qui sont presque toutes composées de calcaire.

Au sujet de Gomphoceras , nous ferons observer, que la forme indiquée pour ce genre dans la bande f 2, ne lui a été attribuée que par extension et pour éviter de créer un genre nouveau. C’est Gomph. semiclausum Vol. II. PI. 88. dont le nom indique suffisamment , qu’il ne possède pas l’ouverture contractée à deux orifices, qui caractérise le genre Gomphoceras. Ainsi, nous nous croyons en droit de considérer ce genre comme offrant une intermittence semblable à celle des deux autres types nommés.

Outre ces intermittences principales, qui présentent la plus grande étendue, notre tableau en indique d’autres, bornées à une seule bande, pour les genres Cyrtoceras et Trochoceras.

Nous ferons remarquer, que les intermittences qui comprennent une hauteur moindre que celle d’une bande, n’ont pas pu être indiquées. La plus remarquable est celle de Goniatites , disparaissant pendant presque toute la durée du dépôt de la bande g 1 — c. à d. dans la hauteur de plus de 150 mètres de calcaire compacte.

Nous rappelons aussi, que nous avons observé deux intermittences générales, qui se sont étendues à tout l’ordre des Céphalopodes. L’une a eu lieu à la fin de la faune seconde, vers le sommet de la bande «1 5. Nous en avons déjà fait mention ci-dessus (p. 126). L’autre correspond à l'horizon qui sépare notre bande c 2 de la bande fl. Elle est encore plus remarquable que la première, parccqu’elle se manifeste après le plus grand développement numérique des espèces de Céphalopodes dans notre bassin.

Des intermittences analogues peuvent être observées dans diverses contrées siluriennes, au sujet des types, comme de l’ordre entier des Céphalopodes. Nous rappelons, que le même phénomène se manifeste également dans l’existence des autres familles et ordres représentés dans les faunes siluriennes.

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