l’Iirugiiioeeras
. Brod.
par étage ....
apparitions i
ç par faune ....
Réapparitions enlre divers étapes. à déduire Espèces distinctes par faune . .
Total des espèces distinctes en forwére .
D’après les doeumens très restreints que nous possédons sur cette contrée et que nous devons aux publications de M. le Prof. Théod. Kjéralf, il paraît que les genres de Céphalopodes ne présentent que 3 groupes d’apparition, dont un seul correspond à la faune seconde et les 2 autres à la faune troisième. Mais, comme le premier de ces groupes se compose de 7 types, tandisque chacun des deux autres groupes n'en présente qu’un seul, la faune seconde de cette contrée
142 Evolution des Céphalopodes.
a été le principal centre d’apparition des types de cet ordre, comme dans les autres régions de la grande zone septentrionale, sur les deux continens.
1. Le groupe unique, qui apparaît dans la division inférieure, est signalé dans l’étage 3 de M. Kjérulf, qui semble équivalent, au moins en partie, à la formation connue de tous les géologues sous le nom de calcaire à Orthocères. Ce groupe se compose de:
I Cyrtoceras . . Goldf.
Lituites . . . Breyn.
Orthoceras . Breyn.
1 sous-genre. ta. Endoceras . Hall.
[ Ophidioceras Barr.
3 sous-genres. . secondaires ou locaux . . . { Discoceras . Barr.
[ Gonioceras . Hall.
On doit remarquer l’apparition simultanée de tous ces types sur un même horizon, tandisqu’en Angleterre nous avons vu, au contraire, les genres identiques se montrer graduellement, dans la hauteur de la division inférieure.
La présence du s. g. Ophidioceras sur l’horizon initial de la faune seconde, en Norwége, constitue un fait d’antériorité par rapport à la Bohême, où le même type ne se montre que dans la première phase de la faune troisième. La même observation s’applique au genre
On remarquera, dans ce premier groupe, l’existence du sousgenre Gonioceras, qui n’était connu jusqu’ici qu’en Amérique. M. le Prof. Kjérulf a même, reconnu l’espèce américaine, Gonioc. anceps. Hall.
Parmi les genres de ce premier groupe, Orthoceras prédomine notablement sur tous les autres, d’abord par le nombre de ses formes spécifiques et ensuite parcequ’il est représenté dans toutes les subdivisions verticales, établies par M. Kjérulf.
Les types Cyrtoceras et Lituites ne fournissent qu’un nombre beaucoup moindre d’espèces, mais leur apparition dans ce premier groupe mérite d’être remarquée, parcequ’elle est en harmonie avec les observations faites dans les autres contrées de la même zone.
Lituites est plus riche en formes spécifiques que Cyrtoceras. Sa présence est indiquée dans l’étage 5, qui constitue la base de la division supérieure. Ce fait demande confirmation.
2. Le second groupe d’apparition se réduit au seul genre Ascoceras, représenté par une seule espèce décrite dans notre vol. H. p. 360. Malheureusement, l’horizon sur lequel ce fossile a été trouvé, à Brevig près Porsgrund, n’est pas encore assez bien déterminé, pour que nous
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sachions sûrement s’il appartient à la faune seconde ou à la faune troisième.
3. Le troisième et dernier groupe n’offre également qu’un seul type, qui est Phragmoceras. Ce. genre apparaît dans les couches les plus élevées de la faune troisième c. à d. sur l’horizon qui peut être comparé avec celui de Gothland, ou de Ludlow en Angleterre. L’espèce signalée par M. le Prof. Théod. Kjérulf est Phragm. ventricosum Sow. qui caractérise les étages de Wenlock et de Ludlow dans cette dernière contrée.
Observations générales sur la Norwége.
Les résultats que nous devons formuler, d’après les documens publiés sur la Norwége, sont les suivans:
1 . Sur 9 types de Céphalopodes jusqu’ici connus dans cette contrée, il y en a 7 qui ont apparu durant la faune seconde et 2 seulement pendant la durée de la faune troisième.
Ce rapport, indiquant un grand avantage en faveur de la faune seconde, est en harmonie avec celui que nous constatons dans les autres contrées de la zone septentrionale et il contraste avec celui que nous observons en Bohême.
2. En considérant la répartition des genres entre les étages superposés, nous voyons, qu’elle est très-irrégulière comme partout ailleurs. Le maximum des types coexistans s’élève à 7 comme en Angleterre; mais, il correspond à la fois aux deux étages distingués par M. le Prof. Kjérulf dans la division inférieure, tandisqu’en Angleterre il se trouve dans l’étage de Ludlow, c. à d. vers le sommet de la division supérieure. Le minimum absolu, réduit au seul genre Orthoceras, s’observe dans les deux étages moyens de la division supérieure, en Norwége; mais il est sans doute temporaire.
3. Le nombre total des genres, ou sous-genres, connus en Nor-
wége, est de 9, savoir:
dans la faune seconde 7
dans la faune troisième 5
types communs aux deux faunes, à déduire . . 3 total des types distincts 9
Ce total s’approche beaucoup du chiffre maximumlO, connu dans la même zone, en Angleterre et en Russie.
Evolution des Céphalopodes.
4. Parmi ces 9 types, nous distinguons 6 genres, ou sous-genres cosmopolites et 3 sous-genres locaux, énumérés sur le tableau suivant, dans l’ordre de leur apparition: •
Types cosmopolites
Types locaux
Faune troisième
G. Phragmoceras 5. Ascoceras
Faune seconde