Orthoceras
. Breyn.
Nous ferons seulement deux observations au sujet de ces diverses contrées, qui se séparent naturellement en deux groupes distincts.
I. Les 4 premières régions, qui font partie des anciens bassins siluriens de l’Allemagne, n’ont présenté jusqu’ici que des Céphalopodes appartenant à la faune troisième. Ce fait semblerait indiquer, que cette faune était plus riche en formes de cet ordre que la faune seconde des contrées correspondantes. En outre, la Franconie nous montre, dans les calcaires d’Elbersreuth, une série de 19 Orthocères très analogues
156 Evolution des Céphalopodes.
à ceux de l’étage E de Bohême et nous reconnaissons même 3 espèces identiques dans ces deux pays. De même, la Thuringe nous offre 3 identités avec notre bassin, indiquées ci-dessus (p. 64) d’après M. le Doct. R. Richter.
Suivant ces documens, on serait disposé à considérer ces régions comme ayant été en harmonie avec la Bohême, sous le rapport des formes spécifiques et du développement relativement tardif de leurs Céphalopodes. Cette harmonie pourrait induire à les regarder comme ayant fait partie, du moins pendant un certain temps, de la grande zone centrale d’Europe.
Mais, d’un autre côté, les considérations que nous avons exposées sur le groupement des contrées paléozoiques, dans notre travail sur les Ptéropodes, (Syst. sil. de Boh. III. p. 141—1867.) tendraient à faire placer les mêmes contrées dans la grande zone septentrionale, du moins pendant les premiers âges de la période silurienne.
Les oscillatious incessantes des terres émergées et des mers environnantes rendraient aisément compte des connexions alternantes des contrées en question, tantôt avec l’océan septentrional et tantôt avec l’océan central de l’Europe, aux temps siluriens.
En présence des documens très incomplets que nous possédons sur les faunes siluriennes de ces régions de l’Allemagne centrale, nous devons nous borner à ces observations, que nous présentons avec toute réserve.
2. Les deux autres contrées, que nous adjoignons à cette série, n’ont fourni jusqu’à ce jour que des fossiles entrainés dans le Diluvium, qui couvre leur surface. La nature de ces fossiles, comme celle des roches qui les renferment, semblent bien indiquer qu’ils dérivent des contrées de la Suède et de la Russie, baignées par la Baltique.
A cette indication s’ajoute une confirmation qui résulte du tableau qui précède. En effet, on remarquera que, sur 47 formes spécifiques de Céphalopodes, reconnues par divers savans dans le Diluvium du Nord de l’Allemagne, 40 ont été attribuées à la faune seconde et 7 seulement à la faune troisième. Ces chiffres sont bien en harmonie avec ceux qui expriment la richesse relative de ces deux faunes, en Russie, selon notre tableau ci-dessus (p. 148). S’ils ne concordent pas avec les chiffres correspondans , indiqués pour la Suède dans notre tableau (p. 145) nous pensons, que c’est principalement pareeque les dépôts de la division silurienne inférieure n’ont pas été suffisamment explorés et fouillés jusqu’à ce jour, dans ce pays. On voit, en effet, que, parmi toutes les contrées du Nord de l’Europe, la Suède est la seule dans la quelle la faune seconde est moins riche en Céphalopodes que la faune troisième.
Evolution des Céphalopodes.
in. Grande zone septentrionale d’Amérique.
1 Terre-Neuve.
Tableau numérique, résumant la distribution verticale des Céphalopodes.
(Voir les tabl. nomin. p. 67—68.)
Groupes d’apparition |
T t* i* r t* - \ T e ii v e
types distincts par étage
faunes siluriennes
Totaux des apparitions!
Espèces distinctes
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