Trochoceras
• (Hall. (
apparitions par étage . .
Total des espèces distinctes h Terre-Neuve . .
Cette contrée n’est encore que partiellement explorée. Comme nous l’avons constaté ci-dessus (p. 114), elle présente, sur l’horizon fossilifère le plus profond, les restes de la faune primordiale, sans aucune trace de Céphalopodes. Au dessus dé cet horizon, on rencontre les premières phases de la faune seconde, ensevelies dans des dépôts d’une grande puissance, et qui ont été considérés par le Geological Survey du Canada, comme représentant le Grès Calcifère et le Groupe de Québec du continent américain. Ces deux formations ont déjà fourni un nombre notable de Céphalopodes, qui constituent deux groupes d’apparition distincts:
I . Le premier de ces groupes semble se manifester immédiatement après l’extinction de la faune primordiale, c’est à dire dans la formation nommée Grès Calcifère. H se compose de:
Evolution des Céphalopodes.
[ Orthoceras . . . Breyn.
2 genres . . principaux ou cosmopolites . . j jjautilus Breyn.
1 s. genre . . secondaire ou local . . . . j Piloceras(Çyrt) . Sait.
La présence du genre Orthoceras dans le Grès Calcifère, avec un nombre d’espèces moindre que celui du sous-genre Piloceras, représentant la forme courbe Cyrtoceras , mérite d’être notée, bien qu’à nos yeux les chiffres indiqués soient purement temporaires.
On ne peut s’empêcher de remarquer le contraste qui existe, sous rapport de la forme, entre les deux premiers genres cités comme coexistons dans ce groupe initial. En effet l’un, Orthoceras , représente la forme droite et simple, tandisque l’autre, Nautilus, expose la forme spirale complètement enroulée. La coexistence de ces deux formes extrêmes n’a pas été constatée dans la faune seconde des contrées de la grande zone septentrionale en Europe, ce qui donne une plus grande importance aux faits observés sur Plie de Terre Neuve. On voit d’ailleurs, par les chiffres de notre tableau, que ces deux genres contrastons sont représentés par le même nombre d’espèces, à l’époque de leur première apparition. Pour chacun d'eux, ce nombre s’accroît dans la formation immédiatement supérieure, c. à d. dans le Groupe de Québec. Mais là, comme ailleurs, Orthoceras montre sa prédominance en formes spécifiques.
Le sous-genre Piloceras, caractérisé par son large siphon, apparaît sur cet horizon, avant le type principal Cyrtoceras , dont le siphon est relativement étroit. Nous observons la même circonstance au Canada. Au contraire, dans ces deux pays, le type principal, à siphon étroit, Orthoceras, apparaît avant le sous-genre Endoceras, caractérisé par un large siphon. Ce contraste frappe nos yeux, mais, la cause qui l’a produit, reste et restera probablement toujours inconnue.
2. La seconde apparition se manifeste dans le Groupe de Québec et elle se. compose de:
( Lituites . . . Breyn.
2 genres . . principaux ou cosmopolites . .
1 s. genre . . secondaire ou local Endoceras . . Hall.
C’est le sous-genre Endoceras , qui paraît prédominer parmi les trois types cités, car il est représenté par trois espèces, tandisque chacun des deux autres ne se manifeste jusqu’ici que par une seule. Mais il est évident, que ces rapports numériques sont purement transitoires, d’après l’état peu avancé des recherches paléontologiques dans ce pays.
I Barr.
Trochoceras . { jj a j]
Evolution des Céphalopodes. 159
Lituites se trouve là sur un horizon parfaitement correspondant, à celui qu’il occupe partout ailleurs, sur les deux continents.
Troclioccras , au contraire, nous semble apparaître sur un horizon beaucoup plus profond que ceux sur lesquels sa présence avait été signalée jusqu’à ce jour, soit en Europe, soit en Amérique. Mais, en figurant sur notre PI. 433 le fossile enroulé en spirale, que nous attribuons à ce genre, nous faisons remarquer, que le défaut de symétrie dans les tours de cette spirale est très-peu prononcé, tandisque toutes les autres apparences rappèlent bien celles des Troclioccras.
En résumé, les documens très restreints, que nous possédons sur cette contrée, nous permettent cependant de reconnaître, que la faune seconde se manifeste par des types, qui reproduisent ceux du Canada et aussi en partie ceux du Calcaire à Orthocères du Nord de l’Europe. Il est vraisemblable, que les explorations futures établiront encore de nouveaux rapports et de nouvelles analogies entre ces diverses contrées, en montrant peut-être, dans Terre Neuve, une sorte de transition zoologique, reliant ensemble les faunes correspondantes de l’ancien et du nouveau continent.
TT. Acadie.
Tableau numérique, résumant la distribution verticale des Céphalopodes.
(Voir les tabl. nomin. p. 69.)
Groupes d’apparition
h il e
1 il i* i
en il c s
ÇJ ^
CJ Ns
Roches métamorphiques
Schistes de Canaan
Calcaires de Dalhousie
Arisaig
supér.
nombre des types par étape