Conoceras 2. Gonioceras 1. s. g. Piloceras
On remarquera, que les genres cosmopolites prédominent par leur apparition dans la faune seconde, comparée à la faune troisième, dans le rapport de 8 à 1. Les genres locaux sont partagés entre ces deux
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172 Evolution des Céphalopodes.
faunes, dans le rapport de 3 à 2. Ces circonstances montrent, que la faune seconde du Canada se distingue par un développement encore plus marqué que dans les autres contrées de la même zone.
5. Nous ne pouvons pas apprécier complètement la durée relative des types au Canada, parceque les documens présentés dans notre tableau sont incomplets, en ce qui concerne la faune troisième. Cependant, nous reconnaissons la prédominance et la persistance des genres Orthoceras et Cyrtoceras, par rapport aux autres types, jusque vers le milieu de la hauteur de la faune troisième. Au dessus de cet horizon, leur existence n’est pas encore signalée, de manière à pouvoir être constatée par des documens numériques.
La colonne à droite de notre tableau montre clairement, combien ces types principaux prédominent sur tous les autres, par le nombre de leurs formes spécifiques.
Ici comme ailleurs, nous remarquons que les types qui n’ont apparu que sur un ou deux horizons, sont réduits à un couple d’espèces. Huronia offrant 10 formes spécifiques sur l’horizon de Clinton, fait exception à cette observation.
6 . Les colonnes de notre tableau indiquent des intermittences, pour les genres: Pituites- Nautilus- Phragmoccras-Gomphocer as et pour le sous-genre Endoceras. Nous n’appélerons cependant l’attention que sur les deux derniers genres, à cause de la grande étendue verticale qui sépare leurs apparitions. Cet intervalle se compose de 6 subdivisions stratigraphiques pour Phragmoceras et de 7 pour Gomphoceras. Nautilus pourrait encore être cité, parcequ’il parait intermittent dans la hauteur de 3 groupes stratigraphiques. Cependant, de nouvelles découvertes peuvent beaucoup modifier la durée aujourd’hui apparente de ces disparitions. On doit remarquer, que ce sont précisément les trois genres qui ont le plus attiré notre attention, par leurs longues intermittences en Bohême, (p. 127).
Un autre phénomène de même nature doit encore plus nous étonner. C’est l’intermittence totale de l’ordre des Céphalopodes, déjà signalée durant le dépôt des schistes de Utica. Ce fait, s’il se confirme, sera analogue à ceux que nous avons constatés en Bohême, au sommet de notre bande <1 5 et de notre bande c 2.