EXPÉRIENCES PERSONNELLES
L’exposé même des méthodes expérimentales applicables en ces recherches indique la division du sujet et commande notre plan d'étude.
Nous étudierons successivement chacun des deux grands plexus : brachial et lombo-sacré. Pour chacun d’eux, nous indiquerons les résultats expérimentaux fournis d’un côté par les sections nerveuses, de l’autre par l'excitation totale des racines, | ce qui nous permettra de discuter les conclusions de Ferrier et Yéo, ou par l’expérimentation partielle sur chacune des branches d’origine des troncs définitifs.
Nous commencerons par le plexus brachial, où les observations sont plus complètes et les expériences plus évidentes : l'analyse physiologique est plus nette sur un membre dont l'éducation est plus parfaite et dont les agents musculaires sont plus différenciés.
PLEXUS BRACHIAL.
SECTIONS NERVEUSES. — Les sections ne nous ont fourni ici aucun résultat instructif, aucune observation concluante.
Chez la grenouille, la simplicité du plexus réduit à une branche unique, recevant une seule anastomose inférieure, défiait toute expérimentation régulière, toute observation concluante.
Chez le chien, nous avons installé des séries d'expériences comparatives : nous avons maintenu en observation simultanée des animaux sur lesquels nous avions sectionné les diverses racines du plexus brachial ; l'obscurité des symptômes a été la règle, la banalité des troubles paralytiques a été le résultat constant. Nous en avons donné plus haut les raisons nombreuses: difficultés d’une observation comparée; allure commune et identique des paralysies produites ; induralions inflammatoires compliquant la lésion expérimentale et comprimant les racines voisines.
Excrrariox.— Les résultats de l’excitation ont été très évidents. Nous avons, à l'exemple de Ferrier et Yéo, fait les excitations en masse des racines sur le singe et le chien ; nous avons déjà dit combien cette excita‘ion totale d’un faisceau complexe est peu concluante, combien cette expérimentation synthétique sur un groupe de fibres diverses est peu instructive.
Outre que l’on n’a ainsi qu’une action résultante complexe, peut-on espérer que cette excitation artificielle représente l’impulsion volontaire ; se généralise comme elle à tout le faisceau; influence, en même temps et au même degré, toutes les fibres composantes ?
Combien est plus logique notre méthode d’ercitation dissociée