‹ Distribution des Racines Motrices dans les Muscles des MembresChapitre 21 sur 30 · AS A · texte numérisé non relu

AS A

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observations complexes? Quelles lois fondamentales règlent ici la distribution des racines ?

I faut tout d’abord reconnaître que chaque racine ne fournit point ici, comme pour le plexus brachial, aux deux plans musculaires cpposés ; les masses fessières qui commandent l’abducion et l'extension de la cuisse, sont innervées par la VI et la VIT°; les puissances qui déterminent l’adduction et la flexion de la cuisse, sont fournies par la IVeet la Ve. Les fléchisseurs de la jambe reçoivent des dernières racines ; ce sont les premières qui fournissent aux agents extenseurs de la jambe sur la cuisse.

La premiére loi relative au plexus brachial n’est donc point . ici applicable, du moins pour le segment fémoral du membre; car plus bas une même racine fournit au plan des fléchisseurs et des extenseurs du pied.

Mais deux lois fondamentales ressortent des détails des expériences, deux conclusions résument les faits observés :

["e Lor. — À mesure qu'on se rapproche des paires sacrées inférieures, l'excitation descend aux masses musculaires des segments inférieurs.

Nous avons vu, à l'abdomen, les contractions gagner ainsi, par une marche régulièrement descendante, les groupes inférieurs des muscles des parois, et nous avons cité cette deseente remarquable dans les segments du grand droit antérieur.

Au membre pelvien, les contractions descendent également aux articles inférieurs ; l'on pourrait dire que la IV+, V° et Ve lombaire sont des racines fémorales ; la VIIe lombaire et la ['e sacrée des racines jambières ; et la [T° sacrée, chez le chien, une racine pédieuse. Et dans un même article, les groupes musculaires sont successivement innervés suivant leur ordre de superposition. Dans le Tableau IV, on voit les branches composantes de l’obturateur fournir successivement aux masses mus-

culaires adductrices, étagées ; le pectiné est fourni d’abord, puis les adducteurs suivant leurs rapports de superposition.

Cette loi est identique à la I formule, relative au plexus brachial; et cette action limitée de la Il° sacrée, localisée chez le chien aux muscles intrinsèques de la patte, de la [°° sacrée circonscrite, chez le singe, au même territoire de distribution, nous rappelle Paction localisée de la I" dorsale et du rameau annexe de la seconde.

[Ie Lor. — En même temps que l’action suit cette marche descendante vers les segments inférieurs, on voit, à mesure que l'excitation se rapproche des racines inférieures, les contractions gagner progressivement les masses musculaires DU PLAN INTERNE DU MEMBRE VERS LE PLAN EXTERNE.

Ne voyons-nous pas, en effet, des trois branches qui composent le tronc du crural :

La !"° (branche de la IV°) fournir au couturier et au V. interne.

La Il° » pue pt au’ (riceps Lau "ext Surtout: La Ile >» DV" » vaste interne et V. E. (celui-là fortement;.

I suffit de considérer notre Tableau IV pour voir cette progression remarquable des contractions du bord interne du membre sur le bord externe. L'exemple en est fourni par les péroniers ; la V° lombaire fournit chez le singe des filets au jambier antérieur, dont la contraction explique le renversement du pied, avec sa face dorsal: tournée en dehors ; c’est au contraire la VIe lombaire qui innerve les péroniers dont la contraction rend compte de la torsion du pied, basculant sur le bord interne, la face plantaire étant tournée en dehors.

Gette loi est ie corollaire évident de la formule comparable indiquée pour le plexus brachial ; mais, tandis qu’au membre supérieur le transport des contractions se fait du bord radial

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