PLAN GÉNÉRAL
Les anatomisles, comme le fait remarquer Erb, ne donnent que peu de renseignements sur la répartition des filets musculaires dans les racinesmotrices. C’est qu’en effet les procédés anatomiques les plus rigoureux, les macérations les plus prolongées dans un liquide dissociateur, sont ici des méthodes impuissantes ; l’exploration faradique seule peut permettre la dissociation expérimentale de ces faisceaux complexes et l'analyse physiologique de ces groupes de fibres.
C'est cette étude que M. Lannegrace a bien voulu nous proposer comme sujet de Thèse. On se heurtait ici à des subtilités de physiologie opératoire et à des obscurités d'observation ; sa direction assidue nous à permis de venir à bout de la première difficulté, son contrôle bienveillant de surmonter la seconde. Qu'il veuille bien accepter ici le témoignage public de notre profonde reconnaissance ; elle s'adresse à la fois au Maître affectueux qui, depuis le commencement de nos études, n’a cessé de nous soutenir de ses
mer DT RE conseils,-et à l'ami bienveillant dont l'appui dévoué ne nous à jamais manqué.
Nous disposerons ainsi le plan général de notre sujet :
1° Introduction ;
2° Historique ;
50 L’exposé de nos expériences personnelles sur le plexus brachial et le plexuslombo-sacré : pour chacun de ces plexus, nous indiquerons les résultats des sections nerveuses et des excitations, soit des racines en totalité, soit de leurs branches diverses.
40 Nous avons tenté dans la quatrième partie l'adaptation à la clinique de nos résultats expérimentaux.
Assurèment, nous ne pouvons prétendre, en cette œuvre, à la nouveauté absolue du sujet, à l’originalité complète de l'étude. Mais, comme nous l'avons dit ailleurs', on verra par l'exposé de la question que nous n’étions pas réduit à un rôle de redites inutiles et de traduction passive ; il nous restait à faire plus qu'une œuvre de critique inactive ou de contrôle impuissant ; nous avions encore malière à expériences originales et à conclusions nouvelles.
Si l’on trouve que dans notre travail tout n’est point élucidé, qu'ilreste encore quelques points obscurs, quelques lacunes, qu’on veuille bien se souvenir du mot du CI. Bernard : «On peut dire, quand un travail se présente avec des apparences de clarté universelle, qu'il est faux el. en partie une œuvre d'imagination plus que d'expérience. »
1 Gazetle hebdomadaire de Montpellier, 1883.