SOLS
Les sols du district se développent en grande partie sur un drift calcarifère. Les sols qui offrent semblable particularité sont hautement prisés pour les avantages que l'exploitation agricole tire de leur presque constante fertilité. Ceux du district de la rivière à la Pluie ne font pas exception à cette règle. Leur fertilité naturelle est :':bondant attestée par le rendement des récoltes, et l'excellence générale des conditions atmosphériques dont ils jouissent est démontrée par le fait que leurs récoltes n'ont jamais complètement manqué, même par des saisons d'une exceptionnelle sécheresse.
La superficie totale du district relevée dans la carte, couvre environ 755 milles carrés. Une étendue d'environ 240 milles carrés en est mal égouttée et généralement marécageuse, au point de nécessiter un drainage artificiel, avant de pouvoir être utilisée pour la culture. La surface du sol est en grande partie formée de boue végétale ou de tourbe d'une épaisseur d’un pied ou plus, mais n'excédant pas généralement 3 pieds. Il est possible de drainer et rendre ainsi propres à la culture la plupart de ces aires marécageuses. Jusqu'ici peu d'efforts ont été tentés pour utiliser les sols marécageux.
Les sols que l’on a le plus généralement utilisés sont ceux que composent la glaise sableuse, la glaise, la glaise argileuse et l'argile, et qui se développent sur le till calcarifère et les dépôts glacio-lacustres. On
rencontre ces sols là où la surface ondule doucement et où l'écoulement naturel s'effectue mieux que dans les terrains plats. Ils occupent une superficie globale de 307 milles carrés. Une grande partie du sol est encore vierge et généralement d’une haute productivité.
Les sols qui reposent sur les dépôts lacustres se montrent le long des vallées des cours d’eau, ou près des embouchures de ces cours d'eau, et se composent de sable fin, d’une marne argileuse et d'argile. Le sable fin occupe une superficie de 32 milles carrés, et la marne argileuse et les sols argileux 88 milles carrés. Ces sols, pour la plus grande partie, s'égouttent naturellement dans les aires situées près des cours d'eau et comptent parmi les plus productifs et susceptibles d’une exploitation durable, dans la région.
Les sols qui se développent sur les anciens cordons littoraux se composent d’une glaise graveleuse sableuse généralement asséchée à l'excès et peu productive. Ils couvrent une superficie de 10 milles carrés.
On rencontre de faibles étendues d'une glaise argileuse alluviale, le lorg des cours d’eau sur les terrasses qu’atteignent les eaux des débordements. Elles occupent une superficie de 12 milles carrés et sont assujetties aux inondations en temps de crue.
Dans la portion occidentale du district, les sols se développent surtout sur un drift non calcarifère et offrent plus de variété, mais ils se composen’ ordinairement d’un sable graveleux et d’une glaise graveleuse-sableuse. Ils occupent une superficie de 38 milles carrés.
Les aires de la roche solide du district qui ne portent que peu de sol ou qui n’en portent aucun, couvrent une é-endue de 27 milles carrés. La région qui s'étend au nord et au nord-est du district consiste surtout en arêtes rocheuses dénudées.
Le sable des dunes et le sable de grève, qui forment les sols improductifs, n'occupent que de faibles étendues sur les îles et le long des rives de la Rainy, près de son embouchure.
On dit qu’une grande porportion de la surface des townships de Sutherland, Richardson, Potts, Fleming et Dance, en dehors de la région étudiée, consiste en terres propres à la culture.