ONE AME A NAITRE
jour, tu Be peux rester ici ; mais le soir, à la première h^ure de la nuit, je t'attends, n'est-ce pas?
» Une dernière fois je sentis fes lèvres sur les miennes, îWe pressa convulsivement mes mains, et je partis.
» C'était toujours le même >a!me dehors.
0 Je marchais comme un fou , croyant à peine à ma vie, n'ayant même pas la censée d'aller chez ma mère ou de rentrer chez moi, tant celte femme entourait mon cœur.
» Je ne sais qu'une chose qu'on désire plus qu'une première nuit à passer avec sa maltresse : c'est une seconie.
» Le jour s'était levé, triste, sombre, froid. Je marchai au hasard dans la campagne déserte et désolée , pour attendre le soir.
•> Le soir vint de bonne heure.
» Je courus à la maison du bal.
» Au moment où je franchissais le seuil de la porte, je vi» un vieillard pâ'e et cassé qui descendsit le perron,
» — Où va monsieur? me dit le concierge.
» — Chez madame de P..., lui dis-je.
» — Madame de P..., fit-il en me regardant étonné et en me montrant le vieillard, c'est monsieur qui habite cet hôtel; il y a deux mois qu'elle est motte.
• Je poussai un cri et je tombal & la renverse. »
— Et après ? dis je à celui qui venait de parler.
— Après ? dit il en jouissant de notre attention et en pesant sur ses mots, après je me réveillai, car tout cela n'était qu'an rêve.