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impitoyable du peuple espagnol. Lorsque Colomb découvrit Saint-Domingue, elle avait une population de 2,000,000 ; en 1530 cette population était descendue au chiffre de 350,000. Cortez au Mexique, Pizarro au Pérou étaient d'idéals conquérants espagnols. Vers la lin du règne de Philippe (il mourut en 1598) l'Espagne perdit toutes ou presque toutes ses dépendances dans le nord de l'Afrique, et au commencement du règne suivant, la Bourgogne, Naples, la Sicile, puis Milan. En 1609 les Pays Bas lui furent perdus; en 1628, Malacca, Ceylon, Java et d'autres îles ; en 1640, le Portugal ; en 1648 elle dut renoncer cà tous droits sur la Hollande, Brabant, et diverses parties de la Flandre ; en 1C)49 lui furent perdus Mœstrècht, Hertogenbosch, Bréda, Berzensur-Zoom, et plusieurs autres forteresses des Pays Bas, et durant cette année la couronne céda tacitement à l'Europe du nord, sa suprématie sur les mers; en 1659 les Pyrénées, devinrent, parla cession à la France, de Rousillon et de Cardogne, la frontière entre les deux pays ; en 1()6S à 1672 ce qu'il lui restait de Flandre fut cédé ; en 1704, elle perdit Gibraltar ; en 1791 les établissement de la Sound de Nootka ; es 1794, Saint-Domingue ; en 1800, la Louisiane ; en 1802, Trinidad ; en 1S19, la Floride ; de 1810 à 21, lui furent perdus le Mexique, Venezuela, la Colombie, Ecuador, le Pérou, la Bolivie, le Chili, Argentine, Bauda-Oriental, Paraguay, la Patagonie, Guatemala, Honduras, Xica»-
gua, San Salvador, Ilaiti et de nombreuses îles faisant partie des continents d'Amérique ; toutes ses possessions dans l'hémisphère de l'ouest : en un mot, sauf Porto Rico et Cuba que l'on peut maintenant lui considérer perdues. Il y a encore a disposer du futur du Maroc espagnol, et des gi-oupes d'iles Philippines, Caroline, Sulu, Ladrone et les Canaries. Traduit du " Memjihis Commercial " reproduit par le " Scientific American."
994 — L.cg:on<Ic «le rAEiiniiniiiiii. On lit dans " Aluuiinum and Electrolysis," dans ** ^S'aturfe Historiarum " (lib. 36, cap. 26) où il est fait allusion à un incident d'histoire romaine, qui jusqu'au temps de Sainte-Claire Deville, était échappé j^endant plusieurs siècles à l'attention des hommes scientifiques, il est relaté par Pline (23 A. D. à 79 A. D.) que durant le règne de l'empereur Tibérius (41 A. C. à 37 A. D.) un certain fabricant en métaux (Faber) pai'ut au palais et exhiba une magnifique coupe faite d'un brillant métal blanc qui reluisait comme do l'argent. L'ouvrier laissant tout exprès choir le goblet qui se cassa, au point aurait-il paru de ne pouvoir plus se réparer, prit son marteau et le réhabilita sur le champ. Il était évident que ce métal n'était point de l'argent, quoiqu'il fut presque aussi brillant, pendant qu'il était plus ductile
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et moins lourd. L'empereur questionna sérieusement l'ouvrier et apprit de lui qu'il avait extrait le métal d'une terre argileuse — probablement la glaise connue aux chimistes modernes sous le nom d'alumine. Tibère lui demanda ensuite si aucun autre que lui connaissait le secret, et reçut l'oigueilleuse réponse qu'il n'y avait que lui et Jupiter qui le savaient. Cela suttit. L'empereur avait réfléchi que s'il était j^ossible de tirer ce métal d'une substance aussi abondante que l'argile, la valeur de l'or et de l'argent en serait grandement diminuée. Il résolut donc de prévenir une aussi lamentable catastroj.he. Il lit détruire de fond en comble les usines du découvreur, et lit décapiter ce dernier afin que son secret périt avec lui. M. Sainte-Claire Deville n'a aucun doute que ce métal était de l'alumi nium, et déclara que la cruauté de Tibère avait privé l'Univers de ce métal précieux qui demeura ainsi inconnu pendant 18 siècles. Cette extraction de l'aluminium par un iabricant romain durant le premier siècle de l'ère chrétienne, devint ainsi un des art» perdus.
995 On nvnit douté jusqu'à ce jour de
l'existeuce des hôpitaux clie* les aucieus ;
car Hippocrate qui aurait dû en parler, s'il y en avait, ne fait allusion qu'aux notes ayant trait aux c»b
observés dans le Temple d'Esculape, l'^Esclepia ne contenant que des bains où Ton pratiquait comme de nos jours le massage. Or, on vient de découvrir à Bade (Baden) un véritable hôpital contenant 14 pièces ou chambres munies de plusieurs espèces d'instruments servant à la médecine, à la pharmacie et â la chirurgie, des sondes, tubes, pincettes, instruments à cautériser, etc. La date la plus récente des monnaies trouvées 23ai'aît être de l'ère de Hadrien. Peut-être était-ce un hôpital militaire mais non moins intéressant pour cela : car le service médical de l'armée de Grèce et de Rome est un des jîlus profonds mystères de l'archéologie. César ne réfère qu'une fois à ses chirurgiens de régiment et Xénophon ne nous dit qu'en passant que les Spartiates, lorsqu'une bataille était imminente, envoyaient leurs docteurs à l'arrière : mais nous cherchons en vain dans les auteurs grecs ou latins d'autres informations sur ce sujet.
996 — Les douze iiiotiveiiients «le la terre.
" Bulletin de la Société Astronomique de France " octobre 189S. La planète que nous habitons est déjà •onnue des astronomes comme étant le jouet de onze mouvements différents : 1° sa rotation diurne autour de son axe en 23 heures 50 minutes : 2° sa révolution
annuelle autour du soleil en o65 jours et un quart ; 3° la précession des équinoxes en l25,7t)5 ans ; 4 le mouvement mensuel de ta terre autour du centre de gravité du couple terre-lune ; 5° la nutation causée par l'attraction de la lune, en IS ans et demie ; f>° la variation séculaii-e de l'obliquité de l'écliptique ; 7° la variation séculaire de l'excentricité de l'orbitre terrestre ; S" le déplacement de la ligne des apsides en 21,000 ans ; O"^ les perturbations causées par l'attraction constamment changeante des planètes ; 10° le déplacement du centre de gravité du système solaire autour duquel tourne annuellement la terre, centre déterminé par les positions variables des planètes; 11° la translation générale du sj'stème solaire vers la constellation d'Hercule — Un douzième mouvement, celui du pôle terrestre, de 15 à 17 mètres par an, qui fait légèrement varier les latitudes de tous les pays est actuellement l'objet de vérifications assidues, dans un certain nombre d'observatoires. M. Albreclit vient de trouver la marche du pôle autour de sa position moyenne, de mois en mois, d'après les observations de latitudes, depuis le 1er janvier 1890 jusqu'au 1er juin 1897. Ce léger déplacement est dû surtout à une variation d'équilibre produit par les mouvements de l'atmosphère et de la mer.
997 — Quand il s'a$|:it d'un g:rand lioiniiie,
tout le monde a été à l'école avec lui. Vous tenez à ce qu'on vous voye à ses côtés.
2^ Tous barrez votre porte, votre fenêtre ; vous les ierinez et assujettissez au cadenas, au verrou, à targettes haut et bas, à clé, et à côté de toutes ces précautions dont s'aperçoit celui qui veut faire effraction chez vous, vous oubliez que la porte est vitrée, et que par le seul bris d'une vitre, son enlèvement ou par un trou à y l'aire avec un diamant et sans bruit, le voleur peut s'introduire la main ; tout son corps même si la vitre est assez grande et sans se donner la peine de déranger vos fermetures.
3^ Votre habit ou paletot est vieux, râpé. Si en même temps vous j^ortez un faux col qui date de quelques jours, des souliers ciottés ; vous aurez l'air d'un " tramp " on en aura fortement envie de vous prendre ytour un homme du commun. Renouvelez au moins votre collet, sortez vos gants, mettez votre lorgnon en évidence à votre boutonnière : ayez des bottes reluisantes, et la transformation sera complète : C'est un monsieur, un homme respectable, mais il est peut-être ou pauvre, ou économique et soigneux de son avoir ou de son garde-robe.
99§ — A Montréal avec P. alors président de A. A.
P. Q., iiii<> bordée «le iieis;e de jaiiviei* de trois jours de d cirée nous y retint au moins d'autant et même une journée de plus pendant lequel temps nous réglions tous les jours notre note au St. Lawrence Hall, pour se rendre au débarcadère du C. P. R. et en revenir avec la nouvelle que personne ne pouvait dire exactement quand on pourrait partir. Le matin on noua remettait à l'après midi ; l'après midi au soir : le soir au lendemain matin. Sejît à huit fois nous avons voyagé ainsi de l'hôtel aux chars, das chars à l'hôtel jusqu'à ce qu'enfin ayant honte de cette prégrination récidiviste, le colis ou sac de voyage à la main, nous résolûmes de changer de pension poui' avoir à changer de route.
999 Si vous voulez qu'uu liouiuie qui vous ïiura dit une chose, lait un prix, une promesse un peu avant le temps, ne l'oublie point
ou ne change point d'avis durant l'intervalle, prenez la chose en note, ou dcnnez-vous au moins l'air de le faire en sa présence, quand ce ne serait qu'au crayon sur votre poignet de chemise ou en y mettant une é2)ingle. Votre homme se dira : il a pris la chose en note. Impossible pour moi sous les circonstances de le tromper.
2" Si vous tenez li faire faire votre ou-
vrage par A, mais A aussi bas prix que possible, demandez aussi un jirix à B, ou au moins laites que A soit sous rim2)i'ession, convaincu même que vous avez demandé ou allez le faire, un prix à un autre. Alors craignant la compétition, il vous fera son plus bas
prix.
lOOO — Pour punir d'une faute, d'une désobéissance, l'enfant que l'on aime — et il faut le l'aire pour prévenir la récidive, le père a à se monter pour l'occasion, se donner l'air, pour que ce soit effectif, de le vouloir, d'y être décidé, et le faire en effet si rien n'intervient pour l'en empêcher. La Justice le veut. Mais que la Clémence intervienne dans la personne de la mère, d'un grand frère, d'une sœur plus âgée — on en est content et on a droit de l'être pourvu qu'on ait pu produire chez l'enfant, l'incriminé, l'impression que n'eut été de l'intervention du tiers, la punition lui aurait été certainement acquise ou infligée.
lOOl — Pour jug-er d'une compétition, d*un concours, où il y a à comparer, comme dans un projet d'édifice quelconque, les divers plans, sous les rapports variés du site, de l'exposition, de la construction, distribution, décoration ; commes ur ceux du draî-
nage, du chauffage, de la ventilation, de l'éclairage ; il ne fait point doute qu'il est essentiel de recourir au système des points sous les diverses en-têtes à considérer ; mais il ne fait point doute non plus qu'on se forme d'ordinaire une impression préliminaire quant au projet qui nous plait le plus et dont on juge par une vue d'ensemble, comme dans le cas d'une bâtisse dont on a à estimer le coût en détail, mais dont on devine à l'avance le coût total probable. Cette impression fi'empare de nous, nous poursuit, et nous fait désirer que le jirojetde son choix réunisse les suffrages, remporte la majorité des points, ou que les point» motivent le résultat voulu. Alors on est tenté, forcé en quelque sorte à abonder dans lo sens voulu ; tout de même que pour faire tourner vnie table, et sans le vouloir ou plutôt sans croire qu'on le veut, ou croyant au contraire ne jîoint le faire, on le fait tout de même malgré soi.
1003 Sir T. M. Barry durant une séance de la
" British Association " tenue à Bristol (Xov. IS'.tS) se dit surpris de ce que dans la pratique, c'est-à-dire sur une grande échelle, los iiiUicatioii*» anéinoinéti'iqiies ne se réaliseiil point, en ce que pour le " Forth bridge, " pendant qu'on a cru devoir le calculer pour résister à une force de vent de 5G Ibs. au
pied, une surface de 300 pieds sous les mêmes circonstances indiquait une pression de près de 40 pour cent de moine ; et que dans le cas du " Tower bridge *' d© Londres, pendant que l'anémomètre donnait de 6 à 9 Ibs. de pression au pied, une expérience faite sur une des bascules ae 5,000 pieds de superficie, n'accusait que de 1 à 1^ livres de pression. M. Baillargé a déjà démontré, et il a été le premier à résoudre le problème ou plutôt à expliquer le paradoxe, le mystère apparent du " bail nozzle jet " (jet d'eau sortant d'une i^ipe autour d'une boule) que le jet en sortant enlevait de derrière la boule par la friction, l'eau qui s'y trouvait, créant ainsi un vide contre lequel la pression atmosphérique réagissant, retenait la boule en place au fond de l'embouchure conique ou évasée de la pil^e. Il en est de même du vent, qui s'échappant tout autour de l'anémomètre, fait le vide du côté où souffle le vent et l'atmosphère réagissant du côté opposé, produit une diminution de pression anémométrique proportionnée au rapport des périphéries respectives des surfaces mises au jeu, comparées à ces mêmes surfaces où les premières (les périphéries) varient comme les longueurs de leurs dimensions constituantes, pendant que les secondes (les surfaces) varient comme les carrés de ces mêmes dimensions, ou comme 4 : 40 : 400 pour des surfaces de l, de 100 et de 10,000 ou de tin pied par un j^ied, 10 X 10 pieds, 100 X 100 pieds.
D'ailleurs, dans le cas de la " Forth bridge " on a bien fait de baser la pression à contrecarrer sur les indications de l'anémomètre ; car sa construction n'étant composée que d'étroites surfaces, ou d'une multitude de petites surfaces, en un mot d'une surface parcellée, le résultat dans la pratique serait loin d'être comparable à celui obtenu en agissant sur des surfaces de 400 pieds en superficie ou de 120 X 20, 10 X 40, etc.
1003 — Proctor dans son traité sur La pluralité des ITIoiidcs : '' Other worlds than ours " (Appleton & Co., New York, 1898) se donne beaucoup de peine pour démontrer que les variantes de cbaleur, de froid des planètes de notre système solaire, suivant leurs distances du soleil, ne sont pas inadmissibles pour des êtres constitués comme nous, si tant est que les planètes sont habitées par des êtres de la sorte. Il imagine pour Mercure, trois fois plus pr^8 du soleil que nous, des tunnels ou passages souterrains par où les habitants de cette planète peuvent passer d'une zone tempérée à une autre sans s'exposer aux chaleurs tropicales de cette planète ; et pour les autres planètes, celles plus éloignées que la nôtre de l'astre du jour, les plus grands froids dus A la distance à laquelle elles se trouvent du soleil, n'égah^nt aucuneuient les froids
de GO"" Fahr. auxquels peut faire face notre physique, la corps humain, comme il en a maintes fois fait preuve dans les voJ^agé3 pola'res, comme il en a éprouvé dans l'Alaska, au Manitoba même. Il n'y a donc qu'à considérer que le corps humain i^eut se faire et se fait en effet à des températures variant de 60 degrés audessous de zéro à plus de 100 degrés de chaleur, ou en d'autres termes à un froid 60 fois plus grand, à une chaleur 100 fois plus grande que l'unité, de la chaleur, du froid de la glace fondante, pour admettre de suite que ce n'est aucunement sous le rapport des températures des autres mondes de notre système que ces mondes sont inhabitables.
1004— Comme les poids spécifiques sont fondés sur, comparés à celui d'un égal volume d'eau ; on est assez naturellement porté à attribuer à tout corps ne pesant que le poids de l'eau plus ou moins, une viscosité, fluidité ou liquidité comparables à celles des fluides et liquides en général, et à leur supposer un état de non cohésion, ou de cohésion si faible que la moindre chose suffirait pour les faire couler, s'écouler, tomber en morceaux, se désintégrer. Ainsi quand on sait que le poids de Sutiirne, masse pour masse n'est que les trois quarts (|) de celui de l'eau, on s'alarme à l'idée
du peu de cohésion que doivont avoir entre elles les parties constituantes de cette planète. Il en est de même de Jupiter qui, masse pour masse, ne pèse que le quart du poids de la terre que nous habitons, ou à peine plus que le poids de l'eau. Cette idée cependant n'est aucunement motivée, et pour le comprendre de suite et voir que ça peut être tout le contraire, on na qu'à se rappeler qu'il y a des substances 8i)ongieuse8, ou du simple poids de l'éponge qui n'en sont pas moins fort adhérentes dans leurs parties constituantes. Il y a des bois plus lourds moins lourds que l'eau : le liège, le chêne, le buis — dos métaux même comme le sodium, le potassium qui flottent dans l'eau et foule d'autres substances d'une cohésion supérieure à celle des rochers qui constituent le globe terrestre.
1005 — Proclor dans sa " Pluralité des Mondes "" emploie un raisonnement fondé sur la vision de l'homme et la \élocité de la lumière pour essayer de nous faire comprendre, coniiiicnt Dieu peut à la fois ou siuiuKanénieut et en un seul instant tout voir son univers, ses mondes constituants, les êtreb qui les habitent, chaque feuille qui s'agite sur les arbres de leurs forêts, chaque grain de sable, chaque atome d'air, de gaz, d"éther (jui constitue l'espace et
voir de tout cela, non seulement le présent mais au même instant ou en même temps leur passé, leur avenir. La vitesse de la lumière est de quelques 200,- OUO milles à la seconde. Elle est constituée d'ondulations qui frappent et font vibrer la rétine de l'œil avec une rapidité de .50 à 60 millions de millions de vibrations par seconde. Il suppose une étoile sur les confins visibles au télescope, ou imaginaire de l'univers et qui soit assez éloignée de nous pour que sa lumière mette 10,000 ans à nous venir ou .31. 5,-360,000,000 secondes. Ce rayon de lumière est la messagère de tous les événements qui ont eu lieu sur cet nstre pendant les 10,000 dernières années. Supposez maintenant que pendant que la lumière nous vient do ce monde éloigné avec la rapidité de l'éclair, nous nous dirigions vers l'étoile ou en sens contraire, avec une vitesse qui nous fasse franchir la distance en un seul instant, et ceci est concevable comme n'étant que la 200ème partie de la vitesse avec laquelle les ondulations lumineuses entrent dans l'œil. Alors un œil dirigé vers cette étoile verrait en une seconde, un instant,toute l'histoire de ce monde éloigné pendant les 10,000 dernières années de son existence. Voilà ce que l'on peut concevoir, nous êtres finis. On peut donc comprendre maintenant que pour l'Etre infini, Dieu, Il puisse d'un même trait pénétrer non pas même jusqu'aux étoiles dont la lumière nous vient dans 10,000 ans, mais jusqu'à celles,
mille fois, un million «le ibis plus éloignées, enfin jusqu'aux confins du l'Univers, infini qu'il soit, et qu'il y voye tout et simultanément le passé, le présent, l'avenir de l'objet sur lequel II dirige son regard. Mais pendant que nous ne pouvons voir à la fois que dans une seule direction, Dieu peut voir à la fois partout, tout autour de lui et instantanément ou ensemble dans toutes les directions : donc, etc.
1006 — Il me semble cependant plus facile de concevoir pnr 1» pensée " l'omniprésence " (l'ubiquité), " l'omni-vision " (le pouvoir de tout voir à la fois) l'omniscience de Dieii qu'en raisonnant sur la vision et la lumière ; car pendant qu'en multipliant indéfiniment la vitesse de la lumière, la vitesse avec laquelle on poui'rait atteindre un astre, on reste encore et toujours dans les limites tiu fini, la pensée au contraire n'a pas besoin qu'on lui prête des moyens imaginaires pour atteindre d'un seul trait les contins de l'univers, quoique, si vous voulez, «lans une seule direction à la fois. Dieu au contraire peut diriger sa pensée, si l'on peut parler ainsi, et simultanément dans toutes les directions à la fois et tout voir, tout embrasser, tout connaître, tout prévoir, tout ordonner et coordonner : c'est-à-dire, qu'il est en même temps " omui présent," omniscient, omnipotent.
lOO'î'—Le " Philadelpliiu Tiiiies " fait foi qu'à bord la barque allemande Zio)i arrivant en ce port, de Toma}^ Angleterre, il y aA-ait entre autres choses 300 barils d'arsenie et que les hommes de l'équipage couchaient tout au près de cette substance, sur laquelle, les écoutilles ouvertes, le soleil en dardant ses rayons en faisaient exhaler les vapeurs et que sous l'influence de ces vapeurs ou gaz respires par les hommes, ceux-ci prirent un embonpoint tout à lait accentué. Ceci tient probablement à ce que l'arsenic ayant l'odeur de l'ail, lequel est très appétis?ant, excitait chez les lioiiiiiies un désir plus prononcé que d'Iiabitude pour une nourriture abondante. Un des matelots gagna, dit-on, jusqu'à 25 livres, et l'augmentation de poids de tout l'équipage ne fut pas de moins que 400 Ibs. L'arsenic agissait comme il le fait lorsque les médecins l'enjoignent en petites quantités comme tonique pour aiguiser l'appétit, comme le fait aussi la strychine qui promeut la formiation de tissus adiposes chez les convalescents.
100§— A preuve, une fois de plus, que comme le Christ l'a proclamé pour la première fois en Judée : " on n'est point prophète dans son pays " c'es^t que le " Dictionnaire d'homonymie '" de M. Baillargé, cou-
ronné en Europe : dont M. Legendie, comme par intuition, avait écrit tout (Tabord que pour liti cet ouvrage était " tout une révélation."' Voici encore M. Flamant, de l'Institut de France qui dans un autographe à l'auteur, daté de Paris, avenue de Villiers 70, du 10 octobre 1893, s'exprime ainsi : " pour moi " c'est toujours un moment agréable que celui où "j'ouvre votre si original Dictionnaire des Homonymes " qui lie me quitte piii<!i. Il y a là une somme de " travail considérable et des idées si nombreuses et si " nouvelles que je ne me liisse pus de le par- " courir." C'est ce même dictionnaire, qui eut pu être utile au Canada, dont M. Ledieu de l'Instruction publique en cette province a empêché la vente en le classant avec le dictionnaire de Volapuk de M. Pe Bouclierville, d'absurde et inutile : c'est cet ouvrage absurde et inutile dont plus des trois quarts d'une édition de 1,U00 exemplaires, ont été écoulés en Europe, et dont il ne reste plus un exemplaire à vendre, malgré que nos journaux n'aient pus osé en parler parce que la lettre Q. n'y était pas indiquée comma " lettre indécente " ou sous son autre appellation de dix-septième lettre de l'alphabet." Voilà pourquoi on a défendu de l'introduire dans l'éducation du pays — tout comme si l'on devait condamner aussi lea dictionnaires ordinaires parce (jue (pardon lecteur) le mot de Cambrono à Waterloo s'y trouve.
1009 — JLa prédestination de riioiiiine, la prescience que Dieu en a, n'empêciie point son libre arbitre. J'existe. Il était écrit de toute éternité que je naîtrais, tiendrais telle conduite et serais heureux ou malheureux en l'autre monde ; c'està-dire que Dieu le savait, le sait. Je sais que Dieu le sait ; mais ce que je ne sais point, c'est si Dieu le sait de moi en bonne ou mauvaise paît. Je ne sais donc point si je dois agir bien ou mal pour amener le résultat prévu. Dieu savait qu'Adam désobéirait : mais Adam ne sachant i^oint que la prescience était qu'il le ferait, rien ne gênait son libre arbitre. L'on peut être intimement convaincu, certain même que telle chose arrivera : par exemple que si on laisse telle chose en évidence ou à la vue, à la main ; un certain que l'on connaît pour voleur s'en emparei'a ; mais le voleur ne peut être influencé par notre anticipation, noti-e conviction dont il ne connaît rien. Donc, comme dit Proctor, aucun degré concevable de prescience de la part de l'un, ne saurait empêcher le libre arbitre de l'autre. Donc la prescience absolue et infinie de Dieu est tout à fait en dehors de la croyance dangereuse et dommageable en une prédestination qui rende l'homme irresponsable de ses actes. Mais celui qui se damne, le mérite, puisque Dieu pour prévenir cela, pour le sauver, et sans pouvoir le lui enjoindre autrement, sans être injuste envers les autres, a tout fait pour le
sauver, par la contemplation de la beauté de la création, de la bonté de toutes ses œuvres ; sorte d'hypnotisme céleste exercé sur l'homme pour le diriger (.lans les voies de la droiture.
lOlO — On vient de découviir «laii!» la l'épiibliqii4' Snd-Afi'icaiiic de rÊ4;lac>s g^isciiieiits de lioiiille de quelcjucs HO mètres d'éi)ai6seur — soit à 15 milles de Johannesbourg et à onze milles de Kougersdoif, dans le voisinage des mines d"or— (>n a trouvé aussi des diamants à Eietfontein, près Pretoria, de deux fois la richesse, pense- ton, des mines de Kimberly. Kehler et d'autres ont trouvé à une profondeur de 2,-iOO pieds, de précieuses mines d'or entre Johannesbourg et Kougersdorf.
lOll — Ma petite de ô ans disait l'autre jour «'ii ^raïKl secret à sa mère que sa petite sreur de 3 ans s'estait montrée en chemise devant l'avant dernier des gaiçor.s qui n'avait alors que 2 ans ! ! !
1013— TJit tiibaiial, eeliii «le la iialioii, moins que tout autre, n'aime point ik être
convaincu d'errenr. Ceci exi^lique la persistence du gouvernement Français, à empêcher que le jour se fasse sur Tafiaire Dreyfus. Voilà pourquoi. Il ne veut point que la (luestion soit rouverte. D'ailleurs quand on tient à connaître la vérité on n'y met point de continuels obstacles, comme en met aujourd'hui à tout propos le tribunal saisi do l'affaire de Zola.
1013 — Nos journaux rai»portent de Londres que certaine comtesse y héberge et fait vivre dans le luxe 15U chats : qu'une autre a érigé aux frais de $30,0UU.0() un hôpital pour les chien»» désœuvrés et ils
n'ont pas eu le courage de dire à ces excentriques combien il eut été plus utile, plus méritoire pour e les d'affecter leur avoir à l'entretien d'autant d'être hu
P3 Baillairge, Charles P. Florent