‹ Divers ou Les enseignements de la vie [microforme]Chapitre 18 sur 83 · Pour la fonte de fer, déduisez un · texte numérisé non relu

Pour la fonte de fer, déduisez un

quinzième ou ôter 5% à 7% sur le poids du fer. Pour le plomb ajoutez 50$ ou la moitié au poids du fer. Pour du er rond prenez la moitié de celui du carré, puis le quart et un septième de ce quart.

163-Le plus affreux mot qu’ait emprunté jusqu’à présent, le français de l’anglais est le mot « intervicwé ?? (avoir une entrevue avec quelqu'un, le voir» lui poser des questions, rédiger ses réponses). Il semblerait suffisant pouftant de dire—un tel a été vu parun tel à tel sujet ; mais il est vrai de dire que c’est substituér tout une phrase à un seul mot, et que la tendance s'acceritue de tout dire, écrire surtout, en aussi peu de mots que possible. Mais attendons, peut-être trouvera t-on un jour un mot acceptable.

164 Pourquoi ces couleurs voyantes dont on affuble la personne du Sauveur au jardin des Oliviers, où il est à prier, à faire pénitence | pour les faibles du genre-humain. Où nos artistes, nos peintres prennent-ils le motivé de ce bleu, cette écarlate. La.prière, la pénitence portent aux couleurs sombres, et c'est de ces couleurs que chez nos frères séparés, on habille le Sauveur du monde, Je comprends a

que le Sauveur après la condamnation de pilate ait porté jusqu’au calvaire le manteau écarlate dont l’affublaient les Juifs en signe de dérision, de moquerie, ou jusqu’à ce qu'on le lui eut arraché du corps. D’ailleurs si au jardin des oliviers, le Christ était déjà vêtu de rouge, pourquoi lui aurait-on mis un autre vêtement de même couleur. Marie Corelli dans son “ Barabbas ’?

habille le Sauveur en blanc dans sa scène du Calvaire.

165- Je favorise le ‘ Lymch law ?”‘ quand on est sur de son homance. L'homme qui vient de commettre un crime est encore dans un état d’excitation et dans cet état souffre moins de la punition qu'on lui intlige. D'ailleurs les délais d’un procès sont toujours cause d’une intervention sentimentale qui n’a point sa raison d’être et qui met en danger la certitude que justice se fasse. On r'’a que trop vu de ce sentimentalisme de la part de femmes qui ont écrit à des scélérats de la pire espèce, meurtriers, leur envoyant même des bouquets de fleurs.

166- Point de commisération pour qui perd sa vie au combat ; mais les martyrs de la religion devaient horriblement souffrir, si Dieu ne Jeur venait en aide, leur profession de foi ne leur

permettant point de s’exciter à la haine, de se passionner de rage contre leurs persécuteurs, leurs bourreaux.

167 Quand on a appétit, on est porté à avaler tout rond, ou sans mâcher, pour combler de suite le gouffre de l’estomac ; mais lorsqu'on a peu de viande, on peut tout de même en jouir, la savourer comme si on en ayait dix fois plus, en n’en prenant que grand comme une noisette à la fois, et en la mâchant longtemps, ce qui la retenant au palais nous en laisse le goût prolongé, et fait le même eftet sous le rapport de la satisfaction gastronomique que si l’on en avait ingurgité une plus forte quantité sans se donner le temps d'y goûter.

168-N'est-ce pas plutot Ia crainte que l’amour de Dieu qui nous porte à Ia dévotion, à aller à l’église: “ Eh bien, mon enfant lui dit sa mère en sortant de l’église, maintenant que tu as entendu le service, quelle est la partie que tu aimes le mieux—cette partie-ci, maman (la partie où on s’en va). Mais beaucoup y vont pour voir et être vus ; pour y rencontrer, allant et venant des amis-et faire la jasette ; pour le plaisir, le besoin de sortir, faire une

marche, une promenade, se délasser; souvent dans l’espoir d’un bon sermon, d’un prône instructif, intéressant, d'avis utiles ; de sorte qu’à tout eonsidérer, si les raisons qui nous engagent à y aller, ne sont pas absolument orthodoxes ou purement dévotieuses, elles n’en sont pas moins d'ordinaire assez méritoires.

169- Les ministres de religion, quelques-uns d’entre eux au moins ne pratiquent pas ce qu'ils prêchent. En effet les jalousies, médisances, calomnies, le mauvais vouloir entre institutions cléricales diverses, collèges, couvents, asiles, etc., ou entre internés d’une même institution sont souvent de beaucoup plus intenses, plus acerbes, plus accentuées qu'entre laiques.

170- L'Eglise se donne toujours l’air de ne jamais céder à l’Etat, le curé à ses paroissiens, l’évêque à ses diocésains: Qu'il s'agisse par, exemple du renvoi d’un curé. La décision peut être s’en fera de suite, mais on ne s’exécutera que 6 à 12 mois plus tard pour qu’on puisse dire : ‘ peut-être . n'est-ce pas parce qu’on là demandé, mais pour une raison intervenue depuis.”

171-__Les cléricaux veulent que ce soit où «PEglise et l'Etat ” où « l'Etat dans l'Eglise ”’.jamais le contraire. Un des moyens de s'affrmet à l'air d’être celui de faire faire par un laïque où üne personne vêtue en laïque, le service de valet où de domestique, comme celui de porter sur un tabouret les souliers ou pantoufles de l’Evêque, l’oreiller sur lequel il doit s'agenouiller, et en labsence d’un séculier pour faire ce service, on habillerait un clérical en civilien pour avoir l’air de faire servir P Eglise par l'Etat. Rien en cela de repréhensible cependant : ce n’est que de 1n diplomatie ecclésiastique.

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193-Moyen de faire taire quelqu'un qui vous en veut : renchérissez sur ce qu'il dit ou écrit de vous. Le journaliste C. accusait M. E. de passer ses veilléca à brûler le gaz de la Corporation à donner des cours à ses élèves. C'était faux, jamais il ne leur avait donné de leçons ailleurs que chez lui—mais il s’est gardé de le nier, car qui s’excuse s’accuse—Au contraire M. E. de lui répondre par la presse. ‘Oui c’est vrai, je le fais et ai l'intention de continuer de le faire.’ Ça le ferme net.

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