‹ Divers ou Les enseignements de la vie [microforme]Chapitre 31 sur 83 · RT · texte numérisé non relu

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319- La tendance à faire économie de temps, de mots en toutes choses, se traduit dans l’habitude. générale de nos jours, de supprimer le nom fictif d’une pérsonne suivi de lPadjectif qualificatif, pcvz fire:du qualificatif le nom: mème. : C’est ainsi que Pon dira Me Maîtresse, Me Beilemère, M. Millionnaire, Dlie Pauvrette, M. Tardif, Madame Rusée, etc., etc., pour que de-suite Pon sache apprécier ia valeur des paroles,-dés actes, de chacun de ces mis-en-scène. Ou encore on dira : Il... ou Lui..…, Elle...

320-Le « Westminster Review ’’ dit que le langage du futur sera l'anglais. Au commencement de ce siècle (19ème) l’anglais n’était parlé dit-il que par quelques 20 millions d’âmes, pendant qu’il l’est maintenant par 125 millions. Ily a 100 ans, dit Bernays, Schiller écrivait ‘“‘ Notre langue (l'allemand) commandera à l'Univers ’’ Mais aujourd’hui, celle de Shakespeare à l’air de devoir être celle qui triomphera. Le volapuk n’est point motivé, ne le sera jamais, parce qu’il n’a point de littérature. Pourquoi en vouloir une nouvelle ou additionnelle pendant que l’anglais est là tout fait, tout court, tout pratique, quoique, n'ayant aucunement le fini, l'élégance du français.

321- Pour en venir (No 325) à expliquer comment on fait le tuyau en fer ou en acier, rappelons tout d’abord la manière dont le corps animal expulse les déchets du système—puis tout le monde sait comment se fait la saucisse en troisième lieu, le vermicelli se fait en forçant une masse de pate préparée à cet effet, à s’écouler par un noiubre de petits trous dans le fond du vaisseau contenant. Le macaroni est tubulaire ou évidé, se produisant comme la saucisse, le vermicel, par expulsion sous pression à travers des trous dans le fond du vaisseau récipien-

daire de la pâte ; mais dans ce cas il faut pour que la substance sorte en forme de tuyau, qu'au centre du trou se trouve un fil de fer ou une tige de bois ronde attachée par un bout au pressoir et autour de laquelle, la pâte pressée de tous les côtés, sort en forme tubulaire.

322 Le tuyau de plomb se fait comme le macaroni. A cet effet, le plomb est tout d’abord fondu ou au moins chauffé au point d'être prêt à entrer en fusion et par conséquent, en cet état, plastique comme de la glaise bien triturée. Mais il faut dans ce cas une pression plus accentuée pour avoir raison d’une matière aussi lourde, aussi dense ; et de fait, c’est la pression hydraulique (la plus forte dont l’homme dispose) dont on se sert pour forcer le plomb mis au cylindre, à céder au piston qui le presse par dessus, pendant qu’il sort à travers le fond du cylindre par un trou rond y pratiqué, du diamètre extérieur du tuyau voulu, et qu'au centre de ce trou est une tige, une âme en fer ou acier de la grosseur du diamètre intérieur du tuyau à fabriquer ; cette tige fixée par son extrémité supérieure à la paroi inférieure du piston-pressoir.

323 Le fil de fer, d’acier, de cuivre rou-.

ge, de laiton, de platine ; enfin le fil métallique quelconque se fait en faisant passer dans des filières de plus en plus petites, jusqu’à arriver à la grosseur ou finesse voulue, un lingot d’acier, d’or, d'argent, etc., que l’on rapetisse tout d'abord à un bout afin de l’introduire dans la filière et en le saisissant ensuite par des tenailles le forcer (chaufté tout d’abord au blanc qu’il est ou suffisamment pour l'amollir, le rendre plastique) à céder à l’effort exercé. De même la barre de fer ou le fer en barre rond, carré, reétangulaire ; le rail d’acier, la poutre en fer ou acier, et de quelques formes ou dimensions que soient ces pieces,se manufacturent par le même procédé ; c’est-à-dire en les chauffant au rouge ou à blanc avant chaque opération, s’il y a lieu, pour les prendre tout d’abord en lingot, gueuse, saumon, etc. ainsi appelé ; et, en les forçant de passer successivement par le nombre voulu de filières, les réduire aux échantillons et longueurs demandés.

324-—Pour Ia manufacture de tubes ou tuyaux en fer ou acier il y a tout d’abord à produire par le martelage, ou au moyen du laminoir, des plaques de ces métaux des longueurs et épaisseurs voulues ; puis les réduire à des largeurs calcu

lées à l'avance pour former les diamètres ou circonférences requis ; en tailler les arrêtes à l’équerre pour les petits tuyaux de } 4 à 11 “ dont on aboute ‘les rebords pour former le joint; ou à biseau, pour les tuyaux de plus grand diamètre, ou de 144 à 30“ et 404, dont on fait le joint en ramenant ensemble les rebords biseautés pour les faire se croiser, se couvrir l’un PautreToutes ces opérations se font au rouge’ blanc en passant les fers à travers des fourneaux où ils entrent d’un côté pour sortir du côté opposé. (Voir 325)

325-Le tuyau en fer, en acier (No 324) se fuit pour les petits diamètres de 1 “à 8 ” en le passant à la filière à peu près comme on fait le tuyau en plomb, le macaroni; c’est-à-dire en pousant ou en tirant les plaques préparées comme ci-dessus à travers un tuyau ou bout de tuyau dont le diamètre intérieur est égal au diamètre extérieur à donner au tuyau à produire ; et on assujettit le diamètre intérieur du tuyau à faire, au diamètre extérieur d’un autre bout de tuyau placé et maintenu conéentriquement au premier et à sonintérieur. Le bout du premier tuyau, à l’effet voulu, est ouvert ou évasé pour s'emparer du fer aplati du tube à façonner et l’amener peu à peu par une forme en entonnoir à se fermer au point d’entrer dans

le tuyau-matrice. Pour les grands diamètres au. contraire de 8 pouces en montant, on en ploie, on en arrondit les plaques constitutives, en passant celles-ci aux rouleaux, c’est-à-dire, entre deux cylindres, avec un troisième cylindre s’ajustant aux deux premiers de manière à produire la courbure voulue. Puis enfin le jointoiement de tous ces tuyaux, grands et petits, se fait en chauffant préalablement ler fers à blanc pour les passer entre des pressoirs qui en amènent les parois en contact ; pendant qu'à l’intérieur du tuyau, l’on tient par une longue tige, un mandrin sur lequel s'exerce l'effort des rouleaux extérieurs sans risquer j’exactitude de l’intérieur. Ces tuyaux, suivant l’usage à en faire, se soumettent à une épreuve variant de 500 à 5000 livres au pouce caré.

326- Pour faire un tuyau qui soit plié ou recourbé à un rayon voulu, il faut d'abord le faire droit, comme il est dit au No 325 ; puis le recourber ou le ployer, et à cet effet on n’a qu’à l’emplir de sable pour lui donner la courbure requise, sans danger d’en plisser ou rider la paroi intérieure, c’est-à-dire le côté intérieur du coude ou de la courbure que fait le

tuyau.

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