Je ne sais si c’est parce que j'ai lu un dic
tionnaire, des vocabulaires d'homonymes ; que j'ai aujourd’hui, et depuis cette époque une tendance, quand je n’y fais point attention, d’écrire ou plutôt de terminer mon mot par la finnle d’un mot homonyme du premier mais n'ayant point, naturellement, la signification voulue. C’est ainsi que mon imprimeur pourra corroborer la chose en omettant à l'endroit du mot cou du dernier article (362) un p que je lui avais ajouté et qui en faisait coup. Une autre fois ce serait peut-être coût ;
sauf que l’accent sur l’u y appelât mon attention.
361- Plusieurs meurtres après outrage de la victime — arrivés de nos jours, et dont les auteurs n’étaient pas au préalable connus pour de manvais sujets, semblerait faire foi que nous sommes dégénérés de l’époque ou Racine écrivait (dans Phèdre) :
6 Un jour ne suffit point d’un mortel vers | [tueux « Pour faire un assassin, un lâche inces-
[tueux.°?
365- L'homme parait capable aujourd’hui d’exploits, de faits de prouesse que
l’on n’eut pas même osé soupconner, sug-
ee CR
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gérer il y a un siècle passé. En effet il est incroyable que de nos jours un homme ait pu parcourir en bicycle un mille en une minute et 353 secondes ou à raison de 38 milles à l’heure- 32} milles en une heure (784 milles par 24 heures)=616 milles en une journée ou à raison dé 253 milles par heure—1983 milles en six jours, soit 14.7 milles en moyenne y compris les repos, ou 15.8 millés en les éliminant. Et durant ces six jours ou 144 heures, notre homme ne descendit de sa roue que pendant un collectif de 97 heures, dont 4, pour sommeil ou % d'heure dé sommeil par 24 heures, avec 51 heures pour repas, etc. Et après cet etlort auquel on à peine à croire, on constata que son pouls, sa température étaient encore à la normale sa nourriture pour les six jours : du riz bouilli et du lait. El est done, une fois de plus et de cette autre mamière, avéré que l’homme est capable d’efforts au delà des ‘orces de la gente ani-
male,
366- Quelqu'un qui en aurait le temps, la patience, devrait faire l’énuméré des drôles de noms propres que l’on trouve dans une seuté ville comme Londres ou Paris__ Nous avions dans lé seul département de la voirie (ville de seulément: 60,000 âmes dans lé-temps) : Latulipé; La-
violette, Larose, Laliberté, Laframbroise__Les Lenoir, Latour, Lebiun, Legris sont communs partout et il n’y aurait probablement pas à chercher longtemps pour trouver les autres couleurs. Une série de no:ns exprime la parentée : Cousin, Parent, Neveu, etcUne autre série, les métiers ou industries : Meunier, Charron, Berger, ete—Une autre série, les animaux : Cheval, Poulin, Lebeuf, Leloup, Poisson, LeCoq, etc—encore une, et si non tous dans la même-langue, alors dans des langues diverses, ceux de la plupart des matériaux : Bois, Lapierre, Leroc, Leverre, etc., en français ; Brass, Stone, Wood, Gold, Steel, etc., en anglais ; Silber, Stein, Salz, etc., en allemand. Certains noins indiquent le penchant de l'individu : Boivin, Boileau —d’autres, certaines qualités : Lebon, Ledoux, Lavertu, ete.-Fétat : Roy, Major, Sergent—le physique : Legros, Lecourt, Ee. petit, Lebossu, etc.
8367—I1 y en a qui sont heureux: rue St-Ours, un individu paye $1.09 par année, le penchant d’un coteau ou peuvent grimper et paitre les chèvres La ville met en valeur une extrémité de ce terrain en le nivelant pour y trouver de quoi remblayer un chemin qui n’existait point quand X a acheté son avoir et qui lui donne maintenant une sortie sur la voie publique. Sa rente annuelle capitalisée à 6% représente $16.0). La ville
ne
lui prend, pour la voie susdite, un seizième de son terrain ou pour une valeur de $1.00-—II la poursuit en dommages et les experts lui accordent trois cent fois le prix d'achat. Un autre fortuné paye #25.00 une autre partie du même coteau, la Corporation lui prend le tiers de son avoir pour l'escalier de la rue Colbert et lui paye #595.00. Ii en demandait $600.00 ; mais pour sauver ies apparences et laisser croire à un chiffre motivé, on lui retranche $5.00. Ça a l'air outré ; mais ce n’est pas que l’on ait eu une propriété pour rien, qu’on doive la céder au même prix!!
368-De même qu'une femme se fait comprendre en Suspoendant à la muraille le portrait d’un favori de même un homme sans rien dire, peut en flatter un autre et entrer dans ses bonnes grâces, en mettant en évidence chez lui ou dans un bureau ou autre endroit public, le portrait de cet autre, qui, s’il n’est pas encore son bienfaiteur, peut par là même le devenir. |
369--De même que d’après Darwin, Lamarque avant lui, Spencer et d’autres il y a évolution, croissance, amélioration des espèces, des règnes
animal, végétal par le croisement, par le développement des muscles dû à leur mise en activité, par celu
du cerebrum et du cerebellum (la cervelle) chez l’homme, en activant les facultés, les appétits qui en dépendent—et sans admettre avec Darwin : que c'est l'effort constant de la girafe, pour se repaître des feuilles haut placées des arbres dont elle se nourrit, qui a fini par tant lui allonger le cou—l’on admet cependant, que chez certains animaux, il y a faculté de reproduire un membre tranché ou perdu par accident —De même il y na In dégénérescence, déperdition de membres, de facultés, d’appétits non activés, nou motivés soit à cause des lieux ou des circonstances. C’est ainsi que le têtard, (vulgairement la ‘queue-de-poêlon’ perd sa queue quand cet accessoire lui devient inutile, à la suite de la formation de ses pattes-—le poisson perd ses yeux dans les eaux noires ou non éclairées d’une caverne, d’un souterrain, tout en en conservant cependant, l'embryon, l’empreinte de l'endroit. Le crustacé derd ses jambes, ses pattes quand il devient un parasite se nourrissant de la substance d’un autre être et n’ayant par conséquent plus besoin de ses organes de locomotion ; ou, ces membres devenus inutiles deviennent atrophiés et finissent ainsi par dépérir après la cessation des fonctions qui leur étaient propres. |
370-C'est peut-être le lieu de rappeler ici (c'està-dire à la suite de l'article ci-dessus) que même chez l’anmimal, comme chez l’homme, son cutourage y est pour quelque chose dans sa manière d’être, de se tenir, de se comporter. Le cheval de travail a toujours la tête basse, ses facultés sont atrophiées par le va et vient continuel an même train ; il.a l'air conscient de l’infériorité du rôle qu’il exerce. Chez le cheval du bourgeois au contraire, dont la circulation du sang est activée tous. les jours par le peigne, la brosse, la friction, la propreté, les petits soins, la nourriture et auquel le conducteur fait prendre l’habitude de se tenir la tête haute ; il y a mise en activité de ses fonctions de l’ouïe, du flair, de la vue, et il a l’air plus noble que son compagnon de misère. El en est de même pour le chien qui, à ne pas s’y, méprendre, est plus intelligent d’ordinaire à la ville qu’à la campagne, se tient la tête haute, la queue relevée, tandis que son cousin suburbain va tête baissée et queue basse.
‘‘8Y1-La même fante commise par deux individus peut être plus ou moins grave pour l’un d’eux suivant le chemin par lequel elle est passée ; c'est-à-dire, suivant le plus ou moins d’intérêt à la commettre ; le plus ou moins de tentation,
de coercition qu'à subi le prévaricateur. Il est bien bon de dire qu’il ne faut pas mentir, par exemple, même pour se sauver lu vie, ou celle d'un autre, mais Dieu n’est pas si stricte que cela— De même pour l’ivrogne, le péché d'ivresse est certainement plus pardonnable chez celui qui aime la boisson, que pour qui en fait peu de cas. Cependant (voir La Patrie du T décembre 1897) le recorder de Montréai a condamné un charretier à une certaine amende pour s’être enivré, et à uno autre ‘mende, parce que sous le coup de cette ivresse il avait voulu surcharger un client, C'est là aussi la manière de voir de certains juges, pendant que d’autres sout d'avis contraire.
322—Il est étonnant comn:e les gens sont forts de
leur aptitude à remplir la charge de premier magistrat
d’une ville. Les journaux d'Ontario, 27 décembre 1897,
donnent les noms d'au moins huit candidats à la
mairie de Toronto. QŒuw’on est entiché de SOimême.
373.—Comine le serpent charme l'oiseau, le tient tout pétri d’effroi et incapable C'un mouvement pour se soustraire à son ennemi; de même l’homme, une
ss un enfant surtout, peut être transis de
frayeur, sous l’effet d'un charme puissant et incoutrôlable en présence d’un danger imminent. En effet, tout dernièrement à New York, une femme et sa petite fille surprises par l'approche d’un engin de la brigade du feu, restent immobiles sur la voie. Le pauvre conducteur pour ne pas les écraser, donne un tour trop de court à l'engin qui tombe sur le côté et le tue dans sa chute.
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374- L’incendic du Colisée de Chicago est dû parait-il à un petit chien qui tout de laine revêtu, prit feu à l’occasion d’un lampe à gazoline qui fit ex plosion et dont le contenu atteignit et arrosa en passant le petit animal. Ce dernier sous l’effet de Ia douleur ct de sa terreur, courant ça et là parmi les tentures du théâtre y communiqua le feu à 20 endroits à la fois. Disons comme les Espagnols «+ Si non e vero, e bone trovato. ??
3295..- Un homme achète une paire de bottes et paye pour. La transaction n’est pas limitée par le paieu.ent de l'argent. El faut que chacun de ceux qui ont contribué à produire les bottes recoive sa part du prix de revient: ce 8 nt les éleveurs du bétail, les tanneurs de la peau, les
constructeurs cet l'équipage du vaisseau qui a transporté le matériel, le faiseur des bottes ou cordonnier— en un mot tous ceux qui ont contribué directement ou indirectement à la production des matériaux sans nombre, et des innombrables machines qui ont contribué à la production des bottes, ont à être rénumérés à même Île paiement fait par le dernier acheteur. # * +
376-—L'Angleterre (fin de 1897) admet être peu intéressée dans la question des pêcheries, lu loup-marin d’Alaska, dans la mer ie Bechring ; que c'est le Canada qui y est le plus intéressé et que l’Angleterre refuse d'entrer en arrangement avec les Etats-Uuis, la Russie et le Japon pouf arrêter cette pêche, chose à laquelle le Canada est opposé.
3322—La partition du vaste empire de La Chine entre fes nations de la terre, est aujourd’hui à l’étude, comme l’a été pendant bien des | années celle de la Turquie ; mais depuis que le Sultan s’est montré les dents, et que les nations qui veulent prendre part au partage se jalousent entrent elles, la question est au repos pour le moment. Les intérêts en jeu du côté de la Chine sont autrement importants ;
tant sous le rapport de l'étendue territoriale que de l’importance commerciale quand il s’agit de la Chine et de ses 400 millions d'habitants. Il est question du prêt par l’Anugicterre à In Chine des 1L00,000,000 de tacels qu'il faut à cette der bière pour payer au Japon l'indemnité agréée. L’Angleterre pour s'assurer du remboursement à échéance veut naturellement y avoir un pied-àterre. La Chine de son côté, forte de l’appui de la Russie, à 1 encontre des prétentions anglaises, refuse de placer le “ likin ” (les douanes intérieures) sous un contrôle étranger comme sureté pour le prêt par la banque Hong Kong et Shanghaï, et déclare qu’à moins que l'emprunt puisse s'effectuer sans cette condition ; elle va de suite faire des arrangements avec la Russie ponr une garantie de 4 % sur les 109 millions de taels à 93 net. La Chine en retour pour l’eimprunt donnerait à la Russie le monopole des mines et voies ferrées au Nord de la ‘“ gran-muraille ?’ et un port ouvert à 1a mer conime terininus d’un chemin de fer russe. ‘Elle remplaceruit aussi par un directeur russe des douanes impériales, le directeur anglais actuel. C’:st ainsi que les grandes nations de Ia terre se contrôlent l’une l’autre par des cn-jeux d'ianmernse ismiportance.
378- Telle est aujourd’hui Ia folie, la fureur pour les peintures de la vicille école FE, sé anglaise que je baron de Rotchschid (il est bon d’avoir de l’argent à gaspiller) vient de payer £3,250 louis sterling ($16,250,) un tableau par un peintre inconnu, et contenant de nombreuses fautes de déssin. Portrait de la comtesse de Coventry qui n'avait coûté que £25 à son propriétaire, et dont des tableaux d’égalé mérite avaient été vendus un an auparavant pour £100. Ça été tout une surprise pour messieurs les professeurs du lait dans l'art, qu'un joli visage et un beau busté aient attiré à la vente tous les acheteurs d'images de la métropole. |
329-Le nouvel cidorado canadicn au Klondyke, Canada, près Alaska, met la fièvre partout —une immense immigration (précisément ce dont le Canada a besoin pour grossir sa trop Iminine population) se prépare. Le Japon, La Chine, L'Europe vont nous envoyer au printemps, leurs désæuvrés par dizuines de mille. Tout cela, ces nouveaux moyens de gagner sa vie, désarmera pour quelques années encore les dynamitards, qui par la frayeur qu'ils inspirent aux gens de bien, cherchent à les pousser au connmunisme, c'est-à-dire à partager avec les fainéants leur avoir. Il est bon que la Providence dans les grandes crises nous
ménage de ces agréables surprises.
:880-Un alinea de journal sur la nouvelle inveniion des allumettes en papier, faites d'nne lisière de papier d’un demi pouce de longueur tortillée, tordue ou enroulée de biais, passée à la filière après avoir été tout d’abord revêtue d’une couche de matière collante et inflammable, puis coupée par longueurs et trempées au phosphore ; le tout par une machine faite à cet eftet, et qui coitent moins cher que les allumettes ordinaires en bois, dont l’immense quantité manufacturée tous les ans menace d’épuiser nos forêts des essences propres à ces petits bois -suggère l’idée de rappeler à la génération naissante qu'autrefois, c’est-àdire avant l'invention ou la découverte des allumettes telles qu’on les connait aujourd’hui, il fallait pour ailumer un feu, produire une lumière, de la flamme, tirer d’une pierre (silex ou pierre à fusil ainsi appelé) une étincelle au moyen d’un briquet (pièce d’acier recourbé) avec lequel on frappait la pierre à cet effct. IL fallait de plus et nous svions alors de petites boites en fer-blanc renfermant de l’amadou, du ‘ tondre,” de Ja guenille ou charpic préaiablement carbonisée. L'étincelle mettait le feu à l’amados, puis à des allumettes souffrées en soufHant le feu pour l'activer, et produire de la flamme. Après cela est venu la petite bouteille (grandeur du petit doigt) contenant du phosphore, substance inflammable au contact de l'air, dans laquelle on plongeait une allumette por produire son
D, “hos sin.
ignition—puis enfin l'allumette phosphorique de nos jours. Voilà l’évolution de Pallumette chimique que l’on connait.
#81 Le dernier alinéa suggère encore de rappeler aux enfants qu'autrefois nous nous éclairions, HS demeures, nos rues, tout d'abord à l'huile de baleine, de marsouin, de loup marin—puis est venu la chandelle de suif— puis la bougie de cire— puis le gaz (tiré de ja houïlle)— puis l'huile de pétrole, puis enfin la lumière électrique maintenant l'acétylène et que
sais-je encore.
382- L'évolution du chauffage à passé aussi par plusieurs phases : le bois, la tourbe, la houille ou charbon de terre qu’on brûlait sur un âtre ou foyer ouvert, et audessus duquel on suspendait le canard, le pot au feu, ou à cie! ouvert, comme encore aujourd’hui en été à la campagne. Puis l’on employa ces combustibles dans des poëles en fer, en fonte de formes variées. ’air chaud succéda à ce dernier mode avec l’avantage de pouvoir, en le dirigeant par des tuyaux sur les diverses pièces à chauffer, sauver ainsi le coût d’autant de poëles séparées. Plus efficace easui‘e.: le chauffage à l’eau chaude ou à la va-
peur ; le premier nécessitant un réservoir audessus du niveau le plus élevé à chauffer, le dernier dû à sa propre force ascentionnelle, n’exigeant point cet ultimatm. Nous nous chauftons encore aujourd’hui à l'huile de pétrole, au gaz ; c'est un progrès ; mais quand le chauffage à l’électricité sera devenu assez économique pour nos besoirs domestiques, nous serons à l'apogée du comfort, du bonheur à l'endroit d'un systèén'e qui nous fournira l': s:ence du combustible, sans l’en:barras du bois, de la houille, et qui aura éliminé «de nos demeurcs tonte cette peine que nous avons à nous donner aujourd’hui, à cause des cendres dont l4 poussière pénètre partout.
383: Pauvre André et ses deux compagnons d'infortune, partis en ballon, il y a plus de 6 mois à lx découverte du pôle nord-les reverra t-on jamais. C'était sans doute le moyen le plus proinpt d'arriver, mais Je plus risqué Le système des étapes et des piedà-terre de 10 en 10 milles paraît le seul qui soit plausible et-pratique. Mais ne perdons pas l'espoir de le revoir ; car il est très plausible ‘u’en présence de vents contraires: il ait atterri au Spitberg, ou à la terre de Franz Joseph pour y attendre un courant favorable, et à Franz Joseph, y arrivât-il l'automne, qu’il serait certain
in
de secours au printemps par les vaisseaux qui fréquentent en saison propice ce territoire inhospitalier.
83S4- Les médecins sont lents à adopter un traitement dont l4 découverte n’est pas sanctionnée par un nom quelque peu célèbre, et surtout quand le no:.n luimême ne se présente pas à l’ouïe, comme faisant foi à l'avance de capacités particulières, d'un talent inné ; un nom sans prestige et qui n’annonce rien, ne promet rien. Le Dr. Brigge, des Etats Unis, est de cette catégorie—Il est l'inventeur de l’Iæmathérapie :
traitement par la bovinine (sang de bœuf) et dont la ‘ Modern Medical Science ” de New York donne déji des centaines de guérisons opérées sur les ulcères les plus virulentes, et une foule de maladies, tant par injection et application extérieure qu’étant administrée intérieurement. Un syndicat de médecins s'est enfin emparé du fait et a fondé à Stanford au Connecticut le # Sound View Hospital * dévoué à ce traitement et où l’on constate déjà des guérisons de maintes cas abandonnés en désespoir de cause par tous les autres médecins. La cure est d'autant plus facile à admettre qu’elle est sous tous les rapports rationnel sous quelque
point qu’on la ci s.dère.
sm T6 —
385 — Il est vrai que c’est d'Europe, de France peutêtre surtout que nous viennent la plupart des découvertes scientifiques, physiologiques, psychologiques ; comme celle du traitement, la guérison de la rage de l’hydrophobie, etc— mais les Etats Unis avec ses collèges, ses institutions supplémentées de tant de fortunes, s’accentuent aussi fortement depuis quelques années ; et de même que dans les Arts et Manufactures, la République Américaine se fait valoir déjà en présence des productions du monde entier, il est possible aussi que ce soit elle qui arrive à trouver, à expliquer enfin, le principe de la vitalité. C’est ce qu’un certain professeur de Washington D. C. croit entrevoir maintenant dans l’étude plus approndie que des microscopes plus forts, plus efficaces lui ont permis de faire des éléments cellulaires des tissus des règnes végétal et animal__Il se dit satisfait que la vitalité, In vie, le phénomène de la vice est un phénomène mental. Nous verrons.
386— Lombroso cite une foule de cas à l’appui de sa thèse : que les caractéristiques physiques artificiellement acquis ont été héréditairement transmis. L'histoire biologique du chameau, dit-il, donne la quasi certitude que la bosse sur le dos
du chameau, comme celle sur l’épine dorsale du portefaix, que l’on sait être une accumulation de matière grasse autour d’une légère proéminence de la colonne vertébrale, est une modification physique tenant à l'habitude de porter es fardeaux ; le Ilama sauvage, ancêtre ou auteur du chameau, n'ayant absolument aucune bosse de la sorte et la bosse disparait par atrophie chez le chameau coursier. Les callosités, dit le même, que se fait ou s’est fait le chameau aux genoux, à la poitrine, et qui proviennent de ce qu'il a constamment eu à s’agenouiller pour recevoir sa charge, ont été acquises comme l’homme les acquiert et d’une manière analogue, et quoique n’existant aucunement chez le frère sauvage de l’animal, sont paifaitement visibles, sensibles au toucher dans les jeunes
chameaux.
387- Le suicide est-il héréditaire. Le professeur Bouvardel de Paris relate qu’un fermier se pendit, laissant sept fils et quatre filles. Sur cès onze enfants, dix après avoir élevé des familles, se suicidèrent ; et les enfants de ces derniers teriminèrent leur vie à diverses époques et de différentes manières, tou- Jours en s’ôtant eux mêmes la vie. Le dernier survi-
vant des onze premiers enfants est maintenant âgé de
68 ans. On ne sait comment il finira.
388—L'éxpression “le cœur me 1ève ” j'ai des ‘haut-le cœur’ quand on a ce qu’on est convenu d'appeler # mal de cœur ” (envie de vomir) est tout à fait motivée C'est le diaphragnie, membrane qui sépare les boyaux des intestins ou organes situés audessus qui, en se soulevant, soulève l'estomac : et a fortiori lorsque ce mouvement est accentué à bord d’un vaisseau par le tangage du navire, qui si vous êtes surtout à son avant ou à l'arrière plan, où le mouvement vertical est le plus tranché, vous cause un malaise extrême, des nausées irrésistibles par le fait que, l’estomac détaché qu'il est du bas du corps et flottant comme dans un fluide, audedans, ne participe pas de suite ou immédiatement au mouvement du corps qui descend avec le vaisseau. C'est-à-dire que l'estomac reste en arrière ; ce qui produit sur lui le même effet que s’il était soulevé, motivant par là même le voraisse-
ment.
KT % 389- Le Dr Stocker, d’Ecosse : que dans le cas de
mal de mer, la descente du corps avec le vaisseau, fait sur la victime l’eftet d’un enlèvement subit des
fondations de la structure abdominale, comme si le tout allait tomber dans l’abime. Cette seasation, dit-il, est naturellement accompagnée de la fermeture de la glotte du larynx qui arrête l'inspiration de l’air ; et que le
remède consiste à contrôler ce serrement naturel de la gorge, en ayant soin à chaque descente du valssenu ans l’abime, c’est-à-dire à chaque oscillation du tangage, d’inspirer l'air à pleins poumons, en faire une forte inspiration. L'effort à faire d’une manière aussi rhythmique, aussi suivi avait aussi pour effet de fixer l’attention sur la simultanité des deux et de distraire d'autant du inal à éviter,
390- En Italie on peut se rendre coupable de bigiimie sans que la loi puisse y reimédier. Ceci est dû à ce que depuis la constitution du royaume en 1870, les autorités ont insisté sur la suffi. sance d’un mariage civil. De son côté l'Eglise refuse de reconnaitre la validité d’un inariige dans ces conditions, et exige un mariage en Dieu. Le gouvernement sévit de toutes ses forces contre un ecclésiastique qui célèbre ainsi un tnariage devant l'église avant qu’il ait été conclu civilement. Mais en Ithalie la grande majorité du peuple est catholique et ne veut point que l’on empiète ainsi sur les droits de l'Eglise. Le résultat en cst que les gens peu scrupuleux en profitent pour se donner le luxe de deux femmes, l’une civile, l’autre pour ainsi dire, spirituelle : L'une reconnue par le
gouvernement, l’autre par l’église.
891-Hicn d'’utile comme les états synoptiques de toute sorice pour les fins éducationnelles, commerciales et autres. Les sciences, sont aujourd’hui si variées, si nombreuses, la vie est si courte, qu’il faut à l’œil un moyen graphique de tout saisir pour ainsi dire, sans se donner le temps de lire le texte : Carte synoptique de l’histoire du Canada de Christophe Colomb et Cabot jusqu’à nos jours—Carte synoptique généalogique de Victoria depuis le temps de Cédric le Saxon— Histoire analytique du premier siècle de l’Ere Chrétienne, avec les principaux évènements de la vie du Sauveur-Cartes synoptiques de botanique, de la flore, de la faune : des oiseaux, des quadrupèdes, des reptiles, des poissons, etc. Enfin le système s'applique à tout: à l’histoire, à la science, aux statistiques. Etats comparatifs graphiques des superficies, populations, produits, navigation, commerce de tous les pays» des grosseurs et distances comparatives äes planètes . et du soleil, etc., etc.
892 II vient de se faire dans l’Indiana un double mariage entre un père et sa fille, ur frère et sa sœur : M. Der 3k à Dile Bevars et M. Bevars à Dlle Debusk-Mme yebusk est sœur de M. Bevars et M. Debusk est père de Mme Bevars. Le résultat est que la sœur de Bevars devient sa belle-mère, et son
beau-père est en même temps son beau-frère. La fille de Debusk devient sa belle-sœur—Mme Debusk est belle-mère et belle-sœur de Mme Bevars. Mine Bevars étant la sœur de son père est en conséquence sa pro- ‘pre tante. Debusk étant frère de sa fille se trouve être nécessairement son propre père.
393- J'ai une habitude à jlaquelle, je perds tout espoir de me soustraire : cellé de constamment oublier mon parapluie, mes gants, etc. Je viens de lire dans un journal de la métropole anglaise un état qui me console et fais que je me trouve moins bête que je ne le croyais à ce sujet. A Londres, l’an dernier pas moins de 38,025 personnes ont laissé, oublié quelque chose dans des voitures où autres véhicules, etc., dont 2,955 bourses, 206 montres, 2,595 sacs de voyage, 811 lunettes d'opéra, 257 tapis de pieds. On est cependant parait-il plus porté a oublier son parapluie que sa canne, cette dernière ne figurant à l’état que pour 816 pendant que les parapluies y sont pour 17,020. Mais comment un homme a-t-il pu oublier qu’il avait avec lui un bicyle__A quoi pouvaient songer ceux qui y ont laissé les machines à coudre qu’on y voit, sans compter 7 cages contenant des oiseaux, des chèvres, des cha:s, un lapin, ete. Je devrais peut être avoir honte de le dire, maïs j'ai bien uns fcis oublié ma mère abord d’un vapeur. :
394-Le « Kaiser Wilhelm der Grosse ”” dernièrement (1897) construit en Allemagne pour la Compagnie Hambourg Américaine, est le plus magnitique vapeur océaniaue du jour. Ila fait 564 nœuds dans une journée, 22.34 nœuds est sa vitesse moyenne: La. même compagnie a aussi mis en service les plus immenses vaisseaux à fret de l’époque lu « Pensyivauia ”” etia 6 Prétoria.”” Ces navires ont une longueur de 600 pieds et un déplacement de 23,000 tonneaux. L° 6 Océamnic ”’ nouveau vaisseau exprès en construction pour la Compagnie White Star, est en Chantier, 11 dépassera, à flot, plusieurs des dimensions du “ Great Eastern.” Sa longueur devant être de 704 pieds. Ces vaisseaux auront un tangage à la mer, bien moins accentué que les vaisseaux de moindre longueur. Car si les grandes vagues de l’Atlaniique, ne dépassent guère 230’ dans les plus fortes tempêtes, et sont en général de beaucoup moins que cela, le vaisseau portera toujours sur au moins trois vagues ou points d'appui, fatiguant par conséquent bien moins que ceux dont la longueur n’embrasse que 2 vagues, et les plus courts encore qui prenant les vagues de biais peuvent n’en embrasser qu’une seule.
+ k 395- Les vaisseaux roulant sur l’eau, aulieu d’y glisser en s’y enfoncçant, n’ont pas
eu le succès que se sont promis lenure sosüstracteurs Bazin en France, Knapp au Canada. Ilest vrai que le vaisseau du type actuel tire beaucoup d’eau et développe une friction retardatrice considérable ; mais par contre, le vaisseau rotatif soulève à l'arrière, adhérente à la surface submersive de sa coque, une nappe d’eau dont le poids, leffet retardateur détruit pour beaucoup la vitesse que pourait atteindre un semblable vaisseau. L'auteur de cet alinéa avait déjà dès 1853 imaginé .un vaisseau de la sorte, dnnt le ‘“ Canadian Engineer ” de ‘Toronto a dernièrement reproduit le dessin, pour montrer que
l’idée n’en était point nouvelle.
396- L'année 1897 a vu ouvrir l'Observatoire Astronomique Yerkes à “ Williams Bay ” près le “ Lake Geneva” au Wisconsin. L'objectif du télescope, de 40 pouces de diamètre, est le plus grand au monde, celu: de l'Observatoire Lick a:1 Mont Hamilton, Californie, venant ensuite sous le rapport des diinensions. Les deux sont des dons persannels, et assurent pour beaucoup aux Etats-Unis leur importance actuëlle
dans ie monde astronomique.