I1 faut à l’enfant une preuve con
cluante, sans quoi, pour lui l’admonition ne sert à rien et voici pourquoi: c’est que, il y a mille choses qu’il faut lui dire qui ne sont pas vraies ou qui si elles le sont plus ou moins, sont plus ou moins conditionnelles, et l’enfant les entendant constamment répéter, par ses-père et mère, ses grands frère et sœur, eb ne les voyant jamais réaliser finit par ne pas y croire. Ainsi il est vrai que le sucre fait carier et enfin tomber les dents c'’est vrai en thèse générale, mais ça n’arrive pas toujours, et ça arrive, en tout cas si lentement, ça met tant d'années à arriver que pour l’enfant ça n’arrive ‘pas, puisque quand Ça arrive il ne l’est plus (enfant). On veut l’astreindre au ‘“ bubuce ”’ (de l’eau chaude et du lait) sous prétexte que le thé fort, le café étant noir va le faire noircir et ainsi de suite. Il n’est pas lent à voir par lui même la fausseté de ces prédictions__Puis si vous lui dites que le feu brûle, il ne le croit point non plus et voilà pourquoi il lui faut les preuve: concluantes de la chose indiquée aux Nos.
336— Pendant que nous sommes sur ce sujet, plus que pertinent, du feu et des accidents par le feu, dus aux enfants ; faut se donner la peine de faire en présence de l’enfant ce qu’il convient qu’il fasse lui-même plus tard ou étant un peu
plus grand, dans un cas où il met lui-même le feu, ou qu’un autre des enfants le fait — et il faut le faire aussi de manière à lui laisser croire que la chose est accidentelle Ainsi chacun a dans son bureau, chez lui un panier à papiers de rebuts, dans la cuisine une boîte, un tiroir au même effet et devant servir à “ la fille ”” à allumer son feu. Eh bien, et comme l’allumette qu’on allume pour allumer la chandelle, la lampe, attire toujours l'attention de l’enfant, c’est de la jeter toute flambante au panier; et de dire: mon dieu qu'est-ce que je viens de faire, voilà le papier en feu, vite mon enfant; quelque chose pour l’étouffer ; un bout de tapis, une vieille “couverte ” (couverture de lit), un vieux paletot. L'enfant assiste avec intérêt à ce procédé, et ce procédé lui reste gravé dans l’esprit puisque tout en l’employant vous avez le soin de dire voilà mon enfant ce qu’il faut faire pour éteindre le feu : faut l’étouffer, et si jamais ta petite sœur prend feu, dépêche-toi de la jeter, l’étendre par terre, pour que la flamme ne lui monte point à la figure à la poitrine ; car vois-tu, regarde comme la flamme monte tout droit, et après l'avoir jeté à bas, vite quelque chose pour étouffer le feu. Voir No 356 et si je me répète, admettez que l'importance du sujet le motive.
332-—Tous les peuples sont donnés aux jeux-demots, mots pour rire, petits mots d'enfants, aux reparties fines, vives, piquantes. Il y en a une foule de celles qu’on lit dans les journaux, brochures de toutes sortes, qui sont spontanés, choses qui de fait se sont faites, se sont dites. Mais il y en a bien plus qui sont faites à plaisir, imaginées par des gens, qui en font le métier—On est toujours porté à croire néanmoins à leur originalité tant elles sont (si non vraies) vraisemblables. C’est une littérature à suivre, pour s’en inspirez au besoin-—car il y a bien des cas tous les jours où quelqu'un vous dit quelque chose de désobligeant; désagréable, contrariant, et il faut toujours s’étudier autant que possible à répondre de manière à avoir raison de la personne qui vous les a dites, faire
rejaillir sur elle les traits qu’elle a lancés.
358- Si les mille-et-un médicaments brevetés de par le monde n’ont pas chacun d’eux, raison de tous les maux à guérir, il faut croire que au moins chacun d’eux en guérit quelques-uns, à en juger par les certificats à cet effet en la possession des inventeurs ou découvreurs des drogues ou procédés dont il s’agit. Dieu apparemment veu qu’il en soit ainsi pour que tout le monde vive. Il a dit aide-toi
et je t’aiderai et de fait, tous ces guérisseurs dépensent de fortes sommes en annonces, s’aidant ainsi euxmêmes, et les imprimeurs qu’ils font vivre, ces derniers aident à en faire vivre d’autres et voilà ce qui aide à
perpétuer l’humanité.
329- On ne saurait mettre en doute qu’il y a progrès, quantititif au moins, si non ‘ qualitatif ” dans le nombre et le traitement des diverses maladies du genre humain. Plus nousallons, ‘plus nous faisons la connaissance de mets nouveaux. Durant les premiers âges du monde, on se contentait d’une nourriture moins variée que de ns jours. Les maladies nous venant, d'ordinaire par l’estomac, il y en avait moins, moins de variétés ; car de même que le travail, l’action extérieur influent sur les muscles, la nourriture agit sur les tissus, ‘Tant que durera donc l'humanité, il y aura des maladies additionnelles ou des phases, des variantes d’icelles motivées par les substances alimentaires variées qui leur donneront naissance. Puis ensuite les nouveaux médicaments imaginés pour conjurer ces maladies nouvelles, crééront eux-mêmes des modifications, et le nombre en ira toujours grossissant indéfiniment.
360- Que de progrès n’a pas fait l’estampage de: nos jours. Il suftit de rudoyer la surface d’une feuille mince de métal, carton, etc., pour lui donner davantage de force, de roideur. On frappe d’un seul coup, ou. l’on obtient par pression hydraulique, une cuiller qu’on peut vendre à 10 centins la douzaine. Ce procédé est des plus utiles dans la confection des jouets d’enfants : on fait les petits soldats, chevaux, chèvres, poissons et autres animaux, en deux moitiés, la ligne de partition ou de séparation des parties composantes, suivant la ligne médiane de ces vertébrés, savoir l’épine dorsale, le sternum, etc. A chaque moitié l’estampe, c’est-à-dire, le coup de marteau, la pression donne la concavité voulue, et les deux réunies à sou dure : la concavité, le relief naturel de l'animal. On emploie aussi le procédé du moulage et la fusion ou fonte comme dans les forges et usines en grand, pour imiter les locomotives des chemins de fer, les wagons à passagers et autres, et on les fait encore par moitiés symétriques que l’on réunit ensuite par de petits boulons rivetés. Le gaufrage, la ‘6 corraugation,”’° le rudoiement, etc., jouent aussi un grand rôle dans cette accentuation des forces de simples feuilles minces
de substances métalliques et autres.
KT
861—5il vous plait madame, on a de la viande à
manger aujourd’hui, et maman demande si vous voulez lui prêter vos fausses dents Oui volontiers mon chéri, mais je les ai prêtées ce matin à la cuisinière chezmadame Lassizeraie pour ornementer le rebord des pâtisseries pour leur bal de ce soir.
362 — Pour écurer, nettoyer un tuyau d’égoût de petit diamètre comme de 4’, 6”, 8”, 15”, c'est-à-dire trop étroit pour qu’un homme y puisse passer ; un des moyens bien réussis, est celui d’y lancer un rat au cou ou à la patte dn quel on a attaché une ficelle ; puis pour faire remuer le rat qui autrement resterait peut-être indéfiniment blotti dans le tuyau, on lance à sa poursuitte une belette qui lui fait rapidement franchir l’espace à parcourir. On détache le rat pour une autre fois. A la ficelle on att£che une corde assez forte dont on a raison de cette manière et à la corde une gratte, sorte d’instrument composé de feuillets ou tranches en acier et à ressort et qui maintenues autour d’une tige centrale par un anneau ou un manchon à cet effet, se prêtent par élasticité aux rugosités ou inégalités intérieures du tuyau s’il y en a.