‹ Divers ou Les enseignements de la vie [microforme]Chapitre 43 sur 83 · TH · texte numérisé non relu

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dus pour: benuecoup . à l'orguéit nstionat d’être premier à s'emparer du pôle, à y mettre le piëd —mais beaucoup aussi à in munificence de riches particuliers qui ont voulu, tout en étant ainsi utiles à la science, faire parler d’eux,;laisser leur nom à la postérité. Notre pionnier canadien pour voyager en ces parages, trouvera-t-il un gouvernement dispos et voulant lui voter les fonds nécessaires. Le gouvernement fédéral devrait le faire, comme il a mis un vaisseau à disposition pour l'exploration de la baie et du détroit d'Hudson, voir s'il y aurait avantage .d’écouler par là en Europe les produits du Nord Ouest Canadien. Espérons, qu'à l’exesmple des Macdonald, des Smith et autres qui ont si généreusement pourvu aux besoins du collège McGii à Montréal, en y dévouant des millions dans les intérêts de l’éducation, de la science ; ces mêmes bienfaiteurs ou d’autres à leur exemple se trouveront sur la brèche pour fournir à un canadien capable d'entreprendre le voyage et prêt à le faire les fonds nécessaires à cet effet quelques $#50,000 peut être, dont $10,000 pour le vaisseau pour les rendre lui et ses honimes sur les lieux, $12,000- gages de 10 hommes pour 200 jours à 23, 810,000 dont $1,000 de récompense à chaque hemme si le voyage réussit, $5,000 à $10,000 à Bernier lui même- toujours s’il réussit à fouler du pied le pôle ; etfin soit encore de $5,000 à $10,000 pour approvision-

nements, achat de chiens, rennes, embarcations et outillage au complet,

481 En 1879 à New-York, lo Col. Waring chargé du nettoiement des 546 milles de rues ou chaussées de cette ville, avait organisé, pour éliminer les inconvénients de la poussière, le système de l’enlèvement des balayures (cendres, etc.) dans des poches eu sacs de toile—Il y avait 2,650,000 verges carrées de pavage en asphalte, 5,200,000 verges de macadam, 1,700,000 verges de pavage en pierre, formant ensemble avec d’autres systèmes de pavage, une superficie de 9,600,000 verges carrées. Les balayures provenant de ce nettoiement étaient de 25,375 sacs par jour, dont 35 formaient un voyage. Les déchets combinés de l’année, les saletés de toutes sortes en provenance des carrés et basses-cours étaient de 184,000 voyages. Le total de 156,000 tonnes (520 tonnes par jour était transporté à l'Ile Barren et y mis à la disposition de la Commission Sanitaire, qui stationnant le long des toiles (larges de 4 pieds dont on se servait pour monter ces déchets, sur un plan incliné, à la hauteur voulue pour de là les projeter dans les fourneaux destinés à leur combustion) un nombre de journaliers ou gamins à cet eftet, en éliminaient, che-

min faisant, les matières ui.lisables : papier, guenilles, boîtes d'emballage, paniers à fruits, vieux vêtements, bouteilles, canistres vides de conserves alimentaires, et autres déchets, qu’on avait l'habitude, avant le système de crémation, de faire porter au loin en mer’ mais que les marées, les courants, les vents ramenaient invariablement à la côte où ces débris et saletés venaient recouvrir les rives au grand dégoût des villes

riveraines.

482- La fièvre de L’or débuta par la Californie en 1847 à 49. Il y avait eu de ces épidémies sur une moindre échelle en 1690 quand Pierre le Grand rouvrit les anciennes mines dans les Monts Ourals. En 1730 il y eu course vers le Pérou à la suite de la mise au jour d’une pepite du poids de 60 livres près La Paz. Les découvertes d’or au Malacca en 1731, dans la nouvelle Andalousie en 1785, au Ceylon en 1800, à Wicklow en Irlande il y a un siècle, firent du bruit. Mais tout cela n’était rien à côté des riches gisements de Cali: fornie vers la quelle se porta au moins un million d'hommes, femmes et enfants, dont des milliers moururent de faim parmi les déserts alkalins brulants du Nouveau Mexique et de l’Arizona, d’autres dans les gorges des Montagnes Rocheuses. Des milliers furent tués, avant de s’y rendre, par les Apaches et les Sioux,

d’autres par les Mormons qui cherchèrent par une série de massacres épouvantables à Jour faire rebrousser chemin, pour prévenir l'irruption sur leur pays. D’un seul coup, on tua 135 hommes, femmes et enfants sous l’instigation de l’Evêque Lee que le gouvernement. des Etats-Unis fit fusiller 20 ans plus tard, mars 1877. Ce qui n’empêcha point que la population de la Californie tripla. dans deux ans. En 1860 ce fut vers le Colorado que se précipitèrent les chercheurs d'or pour se répandre aussi vers le Nouveau-Mexique, le Texas, l’Arizona, le Nebraska, le Wyoming, Dakota et Montana. Æn 1876 plus de 60,000 personnes envahirent les Blacks Hills dans moins de 3 mois, dont au môims 8,008 périrent de faim durant l'hiver qui suivit ét des centaines furent tués par les Sioux au milieu du territoire desquels étaient situées ces Montagnes. En 1878, ce fut au tour de Leadwville de découvrir des mines d’üne richesse sans pareille. Depuis lors, ïl y :. peu d’années on s’est porté sur le Cripple Creek au Célorade et aujourd'hui c'est le Klondyke qui réunit tous les suffrages. Püisse l’effet én être d’accentuer d’une manière notable la population de beaucoup trop minime du Canada. Du“ Can. Spark. ” M.

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A838-—Il y a 37 ans, le -prince -de : Galles visita de

Canada. Durant le jubilé de la reine on lui rappela l’adresse des bucheurs et flotteurs (de trains de bois) de la vallée de l'Outaouais, dans laquelle les mots (“ Puissiez-vous rester longtemps Prince de Galles ”’ faisait foi de leur désir de ne pas voir cesser le règne de sa Majesté.

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484-Le bain de Madame C. Vanderbilt de New York est. composé d'un seul bloc de marbre de Carrare, fait en Italie, l’intérieur évidé en étant poli et l'extérieur délicieusement sculpté et fouillé. Il porte sur des pieds aussi en carrare travaillé par des ouvriers italiens. Le plancher est en tuiles blanches, et les murailles de la chambre lambrissées en tuiles blanches décorées en or.

485-—Vicissitudes des monnaies. Le monnayage des pièces d’or d’un dollar ordonné par le Congrès Américain en 1849 fut discontinué en 1880 après en avoir fait pour $193 millions de $. De 1853 à 1890 on fit pour $1,619,376 de pièces d’or de 3 dollars. On a monnayé de 1876 à 1887 où on en prohiba la continuation, pour $35,865,924 de piastres en argent. La pièce de 20 centins en argent ordonnée en 1875 fut

discontinuée en 1878 après en avoir produit que pour

un quart de million de dollars—tant cette pièce donnait de l'inquiétude par sa trop grande ressemblance à la pièce de 25 centins. Une des plus vieilles pièces américaines est le “half dime ”” qui date de 1792 —-jusqu’en 1873 où on en arrêta le monnayage, on en avait fait pour près de 5 millions de piastres. La pièce de 3 centins autorisé en 1851 fut discontinué en 1873 après qu’on en eut fait pour un et un quart million de dollars. Le vieux sou ou cent débuta en 1792 et sa fabrication prohibée en 1857- Deux fois on en réduisit le poids, la première fois de 264 grains à 208 grains, puis on le limita à 168 grains. On en avait fait pour $1,500,000. La pièce en nickel de 3 cents date de 1865 à 1890, la production en ayant été de quelques $940,000. En 1864 on autorisa une pièce en bronze de 2 centins que l’on discontinua en 1873 après un monnayage de quelques $900,000. Jusqu'à l’époque de leur discontinuation en 1864, l’on fabriqua pour $2,000,000 du petit cent en nickel que l’on avait substitué en 1857 au plus gros sou de cuivre. De 1792 à 1857 on fit pour $#40,000 de demi cents-—leur poids était d’abord de 132 grains, puis de 104 grains, enfin de 84 grains. Du “Canada Spark ” Montréal.

* * * 486-— Trop honnête en apparence. Unindividu qui venait de prendre logis en face un épicier,

trouve sur le seuil de la porte de ce dernier, ou se donne l’air de l’y avoir trouvée, une pièce de 20 centins. Il vient la remettre au comptoir pour remboursement à qui l’aurait perdue. Non dit l’épicier, gardez-la pour me payer argent comptant ce que que vous viendrez acheter chez moi et chaque fois que vous reviendrez que ce soit toujours avec de l'argent comptant. Il soupçonnait, notre épicier, que la ruse de l’acheteur était pour, en se donnant l'air d’un honnête homme, s'établir ainsi fiable débiteur.

487-Jules Verne dans son charmant et instructif ‘“ Le tour du monde en 80 jours ”” ne soupçonnait point qu’aussitôt le chemin de fer russe de St-Petersbourg à Vladivostok terminé, il ne faudrait plus que 33 jours pour ceinturer ainsi le globe ; dont, de Bremen à St-Petersbourg 14 jours, St-Petersbourg à Vladivostok 10 jours, Viadivostok à San Francisco 10 jours, San Francisco à New York 44 jours, et de New York à Bremen 7 jours.

* * * 488-—Je viens de lire qu’en Suisse, je crois, mais— peu importe où, car je me rappelle toujours des faits

sans toujours me remettre l'endroit — l’on a enlevé à une temme de 56 ans, motivé par des :-

ulcères incurables qui l'avaient envahi, son estomac, pour ensuite faire le raccordement entre l’œsophage et le boyau, probablement en Las du pylore (orifice intérieur de l’estomac), et que l’ayant pendant quelques jours nourrie au lait, elle prend déjà des aliments de toute sorte, à la condition sans doute que le tout soit bien broyé à l'avance par les dents, et que la femme parait avoir bonne envie d’en revenir. En effet, pourquoi non, pourvu que les machoires, la salive fassent le devoir des parois de l'estomac et du jus gastrique. Je soupçonne même qu’à l’exemple des autres organes qui prennent du développement, quand on en met les fonctions en activité, le duodenum, sorte de deuxième estomac qui succède immédiatement au premier, prendra de l’extension et finira par loger à chaque repas, de quoi sustenter l'individu. De plus ce fait démontre, la femme ayant quelque fois régurgité ses vivres, pris en trop grande quantité, ou non assez réduits sous la dent, que le vomissement, le renvoi de l'estomac n’est pas dû à l’action spasmodique ou péristaltique de ce viscère.

489. L’'Hydromètre Venturi, ainsi appelé, promet de remplacer avec avantage, et cela surtout « sous le rapport de l’économie de construction, et

notamment pour les grands diamètres, les autres mesureurs d’eau jusqu'à présent imaginés— Venturi, un savant italien, avait déjà il y a un siècle étudié la vitesse des courants dans des tuyaux coniques ou engorgés, constatant par des j1uges mercurielles, diminution de pression à la gorge et par conséquent augmentation de vitesse ; la différence des deux prises dans le tuyau, et dans l’engorgement fournissant les indications nécessaires pour mesurer la vitesse de parcours et par conséquent la quantitée d’eau passant dans un temps donné.

490- Quelque peine qu’on se donne pour laisser croire le contraire, crainte d’être traité de sans-cœur ; il y a un terme à la patience humaine, et quand un homme, a eu à soigner pendant plusieurs années une femme, dont il n’attend plus le retour à la santé, je ne dirai point qu’il voudrait la voir mourir, ni demander à Dieu de la prendre, mais si Dieu la lui enlève, il s’en consolera plus facilement, plus vite, et en cela il y a, comme dans toutes les choses de ce monde, compensation. Il y a manière de dire la chose pour que l’un des éroux 1.'ait pas l’air de désirer la mort de l’autre. “Si Dieu pouvait la prendre, la délivrer de ses souffrances. Cependant ces sentiments sont singulièrement modifiés par les circonstances. S'il

s’agit d’un mari, d’un parent, d’un ami, dont le salaire, la pension de. mis à la retraite, est indispensable au soutien des deux, il en sera autrement.

491- Si l'acte passe au Parlement Fédéral et au Parlement Impérial ; les bornes nord et est de la Province de Québec seront de la tête du lac Témiscamingue, suivant la ligne actuelle entre Ontario et Québec, jusqu'à la baie James, puis suivant cette baie jusqu’à la rivière “ East Main ” qui se jette dans la baie du côté est de celle-ci, puis suivant cette rivière jusqu’à un point en latitude 52° 55’ N., longitude 70° 42’ 0. de Greenwich de là par une ligne droite allant rejoindre vers l’est la rivière Hamilton, dite la grande rivière des Esquimaux, puis en suivant cette rivière jusqu’à la limite Ouest du Labrador. Ces deux rivières la East Main et la Hamilton sont les plus grandes de la péninsule du Labrador, la première se déversant dans la baie d'Hudson, l’autre dans l'Atlantique. Québec serait ainsi augmenté d’un territoire aussi étendu que l'Italie et presque aussi grand que le Royaume Uni d'Angleterre. La superficie de l'annexe est de 118,450 milles carrés. Québec avec cet ajouté mesurera 347,350 milles carrés, dépassant ainsi en étendue la France et la Grande Bretagne prises en-

semble. De ce côté est le futur de la province ; hâtonsnous donc d'y construire une voie ferrée et d’v coloniser la baie James dont le climat est celui même de Québec.

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492- Les catacombes de Rome sont maintenant éclairées à l’électricité. Faut donc que tout cède devant le progrès moderne. Les touristes crient au vandalisme, comme à l’occasion de l’apparition des remorqueurs à vapeur sur le grand Canal de Vénise, ia démolition des portes de ville historiques des remparts de Québec, la destruction projetée de la “ Tour de Londres, ”’ etc. ; les nouvelles idées sur la propreté des rues de Naples, les nouveaux quartiers de Rome. Plus rien de mystérieux, de sacré, plus de cette noirceur quasi poétique des catacombes de Rome, où il iallait se faire précéder par des moines portant des bougies ; ou, après avoir assujetti un fil au jambage de l'entrée, en laisser dérouler la pelote suivant qu'on s’y enfonçait, pour retrouver ensuite la sortie du labyrinthe, en reprenant la voie du fil conducteur.

# # * 493- L'année 1897 est le septième siècle de la

découverte du charbon de terre comine combustible en Europe. Un forgeron de Liége,

Belgique, l’employa pour la première fois vers ‘1197 ; maître Houllioz ayant alors conçu l'idée de substituer cette sorte de terre noire aux combustibles plus dispendiaux jusque là utilisés pour les besoins de son métier. Déjà en 1228 l’on commença à exploiter en Belgique plusieurs houillières, et même dès l’année 1200 en Allemagne, et c'est de son premier découvreur Houllioz que cet article porte le nom de houille. L'introduction de la houille en Europe pour le chauffage des maisons fut très lente et encore aujourd’hui il s’en faut que son usage y soit aussi général qu'ici.

494- La poursuite du plaisir dit Lady Cook, née Tmmessee C. Claflin, est un instinct universel dans toute la nature animée. L'amour du plaisir est autant | un appétit, que l’amour de la nourriture. L'on peut donc poser en principe que sa satisfaction, quand on en jouit d’une manière rationnelle, remplit un but utile et important. Toutes recherches font voir, non seulement la vérité de cet avancé, mais démontrent que le plaisir est une nécessité mentale, morale et physique. S'il en est ainsi, l’ascétisme qui condamne toût ‘plaisir est aussi immoräl que ridicule. En différence est grande entre le plaisir et le bonheur ; car le plaisir. peut: être vertueux où

vieieux, pendant que le bonheur se résumé. nécéssai: rement: au. prémier. Soerates défimissait le bonheur. (‘um plaisir dont où ne se repent point ” ; et'ilest évident que-les seuls plaisirs qui méritent qu'on les atteignent sont ceux qui n'exigent point de repentir.

495-Tillatson disait dans un de ses sermons—+6 El y a grand plaisir d’être innocent parce que cela empêche la culpabilité, la peine, le chagrin. Il est agréable d’être vertueux et bon, car en cela on excelle, on est supérieur à ceux qui ne le sont point. Il est. plaisant de devenir meilleur, car c’est là s’exceller soimême. Il nous est même agréable de mortifier et subjuguer nos désirs charnels, car c’est là une victoire. Il nous est encore-agréable decommarider nos appétits, nos passions, et de les tenir dans les bornes.de la raison. et de la religion, car c'est là une sorte d’empire-—ec'est gouverrier,

496..Le sureroit de travait demande: un surcroit dé plaisir, Eos folies même, si elles ne tiennent point du érituinel, du mal, peuvent promouvoir la sagèsse et comme Horace l'a dit, il-est même:bou quelquefois de faire le fou. Du ‘“fun ? mét

intraduisible : On a eu, on aura du “ fun Vivre et jouir de la vie est non seulement, a dit un auteur, notre occupation fondamentale, mais le plus important de nos soucis. Montaigne dit — avez vous su comment méditer et conduire votre vie-vous avez fait le plus grand travail. Si vous avez su composer votre conduite, vous avez fait plus que celui qui compose des livres— Si vous avez su prendre votre repos, vous avez fait plus que celui qui prend des villes, des empires. Le glorieux chef-d'œuvre de l’homme est de savoir vivre à propos ; tout autre chose : régner, accumuler des trésor, coustruire ne sont tout au plus en comparaison que de légers appendices, de faibles soutiens.

497.-La récréaiion du dimanche est pour le travailleur la plus nécessaire, la plus motivée, la plus rationnelle. En effet l’ouvrier (9 sur 10 du genre humain) ne se récrée point la semaine, il n’en a pas le temps—la veillée lui est à peine assez longue pour se reposer et ce n’est qu'à la condition d’un repos préliminaire que la récréation puisse nous être agréable, nous profi:::. Faut mettre de côté le puritanisme, et tolérer les ‘“ béer gardens ? de nos cousins les américains. Le service divin, le matin, oui, c’est aussi là un repos qui nous prépare

pour les plaisirs de l’après-midi; et si ma femme trouve à redire à ce que le dimanche, dans mon verger j'épluche quelques chenilles, je taille quelques branches mortes, j'ai l’air de la consoler en lui disant que suivant en cela le précepte de l'Evangile, je travaille dans la vigne du Seigneur—ce serait difficile à nier. Chacun devrait autant que possible avoir son dimanche, c’està-dire de deux en deux, car s’il faut que les voitures, les vapeurs, les petits chars marchent le dimanche, alors que de deux en deux dimanches, chaque conducteur ait son congé.

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498 On a l’air de croire par la lecture d’un article de la “Civita Catholica ” que l’on dit inspiré par le Vatican (le Pape et le Cardinal Rampolla) que si la monarchie Italienne faisait place à une république il y aurait meilleur entente entre le Vatican et le Quirinal. L'article qui est basé sur l’allocution de Noël du Pape, déclare que ce n’est pas l'Unité Italienne qui est opposée à l’indépendance du Pape, mais la forme spéciale et concrète dans laquelle se maintient à présent cette unité, qui produit des résultats plus désastreux pour l’Etat que pour le Saint Siège. La coexistence dit l’article, du Vatican et de la monarchie italienne est impossible et il faut que l'un des deux parte. Il cite ensuite les

contitutions de la Suisse et de l'Amérique comme de glorieux exemples, unions véritables de nation et.état, mais différant de celle. de l'Italie qui y a produit que faiblesse, misère et denûment.

499__.La langue française est presque impuissante.à traduire la mise en accusation que voici, de l’alcoolisme par Ingersoll. Je me m'’étoume point, dit-il, que tout homme pensant soit préjudicié contre In maudite substance que l’on appelle alcool!l. Il abat la jeunesse dans sa vigueur, l’homme viril dans sa force, le vieillard dans sa faiblesse. Tl:brise le cœur du père, ravit à la mère affectionnée l’objet de son amour, éteint l'affection naturelle, efface l’amour conjugal, oblitère l’attachement fiial, flétrit l'espoir paternel, fait descendre dans la tombe l’âge affligé. Il produit la faiblesse, non la force ; la maladie, non la santé ; la mort, non la vie. Des épouses il fait des veuves ; des enfants, des orphelins ; des pères, des démons ; et de tous des pauvres, des mendiants. Il nourrit le rhumatisme, invite 1e choléra, importe la peste, embrasse la consomption. Il ermplit vos prisons, entretient vos lazarets, recherehe vos ‘nailes. 11 engendre la controverse, fomente la quérèle, chérit l’'émeute. Il fait regorger vos péaitenciers, et fournit des victimes à vos échafaucs.

C'est le sang-vital du joueur, l'élément du vol avec effraction, le soutien du voleur de grand chemin, le support de l’incendiaire de nuit. L'alcool donne du ton au menteur, respecte le voleur, estime le blasphémateur, Il viole l'obligation, révère la fraude et honore l’infamie. Il diffame la bienveillance, haiït l'amour, méprise la vertu, caloriñie l'innocence. Il incite le père à tuer sa progéniture sans défense, aide au mari à égorger sa femme, et prête main forte à l'enfant pour aiguiser la hache parricide. Il brûle l’homme, consume la femme, déteste la vie, maudit Dieu, méprise le Ciel. Il suborne les témoins, nourrit le parjure, souille la boîte aux jurés, entache l’ermine Judiciaire. T1 dégrade le citoyen, avilit la législature, déshonore les hommes d'état, désarme le patriote. Il apporte la honte, non l'honneur ; la terreur, non la sûreté ; le désespoir, non l’espérance ; la misère, non le bonheur ; et avec la malveillance du mauvais esprit, il surveille avec calme sa terrible désolation, sa dévastation insatiable. L’Intempérance empoisonne le bonheur, tue la paix, ruine les mœurs, flétrit la confiance, détruit les réputations, fait disparaître l'honneur national, maudit l'univers et rit de sa ruine. Elle fait tout cela et davantage : elle assassine l’âme. Elle est la somme de toutes les scélératesses, le père de tous les crimes, la mère de toutes les abominations, la meilleure

amie du démon, l'ennemi le plus invétéré de Dieu.

300 Nous disions, au commencement du dernier alinéa, que la traduction en français de cet article était quasi impossible — et de fait pour ne citer qu’une phrase. Ingersoll a les trois mots dittérents, distincts « burfgiar, highwayman, thief, ”’ Le français n’en a qu’un seul : le mot voleur, sauf qu'on le qualifie ainsi burglar est le voleur avec effraction, highwayman, le voleur de grand chemin, thief, le simple voleur ; mais ce ne sont pas là des traductions, ce sont des périphrases, et la traduction de la phrase anglaise contenant ces trois mots, est en conséquence entachée de répétitions qui lui ôtent son élégance. Il y a aussi les trois mots anglais still, yet, again, qui n’ont pour les traduire que le seul mot encore. Mais par contre, l’anglais a aussi ses défectuosités vis à-vis de certains mots français qu’il ne sait rendre.

501- La renne est supérieure au chien pour les voyages arctiques et surtout dans les pays montagneux, comme l'Alaska ; pendant que, dit Nansen, le chien esquimault est d’or sur la banquise à niveau, mais ne vaut rien pour le passage des charges sur les toross, les monticules (hummocks) quelque peu abruptes ou à pic. De plus le chien mange 4 livres par jour et il lui faut de la viande--la renne au con-

traire se contente de deux livres de mousse pour les 24 heures. L'expédition de secours aux mineurs, chercheurs d'or du Klondyke, région aurifère des Rocheuses, voisine de l’ Alaska, vient d'y expédier 500 rennes, qui lui sont venues de Norvège à New-York, et que le C. P. R. va transporter à destination. Le capitaine Bernier dans son voyage projeté au pôle-nord s’équipera aussi d’une cinquantaine de rennes qui tout en aidant, au départ, au transport de ses provisions, serviront ellesmêmes de nourriture à leur tour, moitié pour les hommes, moitié pour les chiens. C’est là une nourriture sur pied ou qui se transporte elle-même, vivante, pour être abattue au besoin et au fur et à mesure que le poids à transporter étant devnu moindre, il faudra moins de rennes pour le trajet restant à faire. Ilen est d’ailleurs de même des chiens que l’on tue un à un selon qu’ils deviennent fatigués et inégaux au travail à faire et qui servent encore de nourriture aux autres

chiens.

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