Etonnante l'action hâtive du js
gastrique sur les substances alimentaires. On voit cela dans des cas de régurgitation où au bout de 5 minutes à peine, tous ies composants sont déjà réduits presque à une teinte ou nuance uniforme de brun clair tirant sur le blanc, enfin en une sorte de bouillie griseclaire. Ce qui n'empêche point que pour des mets indigestes, ils ne soient lents à s’assimiler, et sont renvoyés quelquefois à l’état où ils ont été ingurgités, avalés.
467- Ceux dont la peau est mince perdent leurs cheveux de bonne heure dans la vie ou à un âge peu avancé parce que la peau par son manque d'épaisseur ne fournit pas aux cheveux la même prise, la même chance de bien et solidement s’y enraciner. De même les peaux minces sont plus délicates, plus sensitives sous le rasoir, plus faciles à couper, plus tendres ; car l’homme comme l'animal est plus ou moins
pachyderme.
LS
46S—Pourquoi met-on à l’acquit de la boisson des crimes dûs à tout autre chose.
La passion la plus forte, la plus irrésistible est celle de l'amour. Vous laissez croire à quelqu’un que vous l’aimez; puis vous en aimez un autre mieux, et honteuse de le dire au premier, vous persistez
toujours à le laisser dans l'erreur. Vous courrez deux lièvres à la fois, comme l’on dit, vous mariez le deuxième. Le premier sous l'effet de la boisson dont il s’est servi pour oublier son chagrin, vous tue et de suite les journaux de crier, comme dans la dernière affaire à Sherbrooke, aux effets de l’intempérance…—au lieu de mettre les jeunes filles en garde contre le danger de se jouer ainsi des affections d’un autre.
469-Voilà qu’au commencement de 1898 on annonce la réparation de la fonte de fer par l'électricité. Il y a déjà quelques années qu’on opère sur place le jointoiement des rails d’acier ou de fer par une baterie électrique, ou un fil en provenant et que l’on promène à cet effet de rail en rail. Mais on fait plus aujourd’hui : on dirige l’étincelle, la flamme électrique à l’intérieur d’une fracture. Les deux parois ainsi chauffées à blanc se fusionnent sous une certaine profondeur ou épaisseur et se marient ensemble d’une manière permanente. Ce sera sans doute un excellent moyen de réparer ainsi une fente ou craque dans une cloche, pour ne pas avoir comme aujourd’hui à la refondre en entier. Pour ces réparations, on dirige à volonté au moyen d’un chalumeau, la flamme sur un endroit précis et quelconque de la paroi à faire entrer en fusion.
470--Pour être juste il faut savoir faire la, part de chacun. Dans une bâtisse en général il y a des défauts de toutes sortes —dont l’un est attribuable à l'architecte ; un autre à être mis à l’acquit du charpentier, du menuisier, du plâtrier, Ce sont de ces effets cachés, dissimulés dans ou par des défauts attribuables à un autre corps de métier. Il est facile dans les enduits de distinguer les craques, fentes, cassures causées par ou dues au retrait du mortier, de celles motivées par le refoulement, l’affaissement. Ces cassures sont toujours diagonales dans leur direction de la cloison, de la muraille au plafond ou plancher ; de même que les cassures dues à la dessiccation des tringles et colombages leur sont parallèles. Si un plancher se retire, c’est attribuable au menuisier qui n’y a pas employé du bois assez sec. De même c’est au menuisier la faute que la peinture sur les panneaux des portes, des boiserie, ne recouvre plus le panneau ; ce dernier s’est retiré de dans les rainures. Au contraire si un plancher de bas, ou plafond pend ou s’affaisse du centre, alors c'est la faute de l’architecte, de l’ingénieur, qui comme au nouvel hôtel de ville de Québec, et à beaucoup d’autres endroits n’a pas su donner à ses solivos l’épaisseur, la hauteur, le rapprochement nécessaires, ou ne les a pas fait poser assez longs pour porter sur au moins trois points d'appui.
421- Voir à ne pas mettre au débit d’un autre, dans une demande en dommages, plus que sa quote part de responsabilité.
Une compagnie de cheinin de fer fait passer sa voie en front de chez-vous. Cette action motive chez vous des secousses, vibrations, affaissements, craques dans les murs. Vous êtes intéressé alors à les trouver pour les produire en témoignagne contre la compagnie. Dans votre zèle pour vous être juste envers vous même, vous faites entrer en ligne de compte des défauts, n'ayant aucunement trait à la cause dont vous vous plaignez— de vieilles craques peut être, déjà existantes et dues peut-être à des défauts inhérents à la construction même de votre bâtisse, à un tremblement de terre, à une explosion à l’intérieur ou dans le voisinage—‘le vieilles craques que vous pouvez reconnaître telles par leur air de vétusté, le noircissement de leur parois par la poussière, la fumée, le temps.
492.Un homme fait une chute, ou tombe dans un trou, une excavation, se fait mal à une jambe. Plus tard ou le même jour en descendant de voiture, il se casse la jambe et plaide contre l’auteur du trou où de son mal premier que c’est dû à ce premier mal qu'il s’est donné le second, ou s’est fracturé la jambe, faute
de pouvoir s’y soutenir assez solidement pour ne pas, en s’y laissant choir, la casser. Que dira la justice dans ce cas particulier.
473 — Les adjectifs ou qualificatifs “ grande ” “petite ”’ ne doivent pas toujours s'entendre dans un sens contradictoire l’un de l’autre : une grande petite fille voudra dire peut être que la personne désignée est grande pour être au couvent dans la classe ou section des petites. De même um gros petit bonhomme, est ce que l’on voit tous les jours : un enfant tout courtaud mais qui regorge d’embonpoint.
474- Les mers couvrent plus.des trois quarts de la surface du globle, leur profondeur variant de 30 mètres (une centaine de pieds anglais) dans la Manche ; 1000 mètres (3,300 pieds) par endroits dans la Méditerranée ; 8,000 mètres (28,700 pds. angl.) dans l'Atlantique, et quelques 2,600 pieds — d’autres disent jusqu’à 30,000— dans le Pacifique au large du Japon. Toutefois la profondeur moyenne est de 3,500 rnètres (11,660 pds. angl.) Le fleuve Amazone dont le débit est de 160 fois plus considérable que celui de la Seine devrait couler pendant 5 millions d’années avant d’avoir fourni autant d’eau qu’il y
en a dans l’océnan. E. Bouant “ Sciences Usuelles ’’ 1894.
4735-—De même que contourner une côte, une montagne, un obstacle quelconque est souvent plus court que de passer outre de même le chemin le plus court pour aiteindre le pôle nord n’est pas nécessairement le moins long. C'est ainsi que à vol d'oiseau le trajet direct, du point le plus nord du Groenland serait le plus court, où encore à partir de Smith Sound ou du nord de l’ Amérique, ou encore de “ Spitzbergen ” ou de “ Franz-Joseph ”’ Mais les glaces entassées, poussées par les courants et les vents du côté de l'Amérique et du Groenland, offrent de ce côté une barrière infranchissable, sauf à la condition de s’y frayer un chemin, comme pour une voie ferrée, en y déblayant les obstacles au fur et à mesure du parcours, ou en se faisant, se forant chemin faisant un tunnel à travers des glaces de peut être 50 à 100 pieds de hauteur, c’est-à-dire, amoncelées à cette hauteur par la poussée de celles plus au Nord. D’un autre côté pour arriver au pôle à partir de Franz-Joseph, il y a cet inconvénient que pour faire un mille, faut reculer de deux, ou se voir constamment dévier de sa course sur les glaces, par le mouvement de ces glaces vers l'Est, où elles vont s’écouler vers l’Atlantique er: pas-
sanf rentre Spitzbergen et le Groenland dent elles longent la côte est, ponr en contourner le sudet venir
s’atterrer, se fondre sur les bancs de Terre-Neuve.
k" x 476- Nous venons de voir (475) que le chemin le plus court, le plus certain pour arriver au Pôle Nord, n’est pas celui qui à vol d'oiseau serait le moins long. Nsansen, sans être explorateur, marin ou navigateur, avait correctement jugé, que les épaves le Ja ‘ Jeannette ”’ de De Long, (périe sur les côtes ou à l’Est de la Sibérie) dérivées et trouvées après quatre ans sur la côte Est du Greenlaud, avaient dû passer dans le voisinage du pôle ; et que si il suivait le même parcours, il s’approcherait lui aussi de cette manière du point désiré. Mais il manqua de courage, il ne suivit point son propre itinéraire, c’est-à-dire, celui tracé à Favance par lui-même, et motivé par les circonstances. Ilne se rendit point à l’endroit où avait péri De Long ; et le “ Fram ” (vaisseau de Nansen) tout en se portant vers l'Est ou vers le débouché entre le :rroenland et le Spitzberg passait tellement loin du pôle que Nansen crut devoir abandonner son vaisseau, ce qu’il fit avec un compagnon pour se diriger sur le pôle par une course, une marche qui l’en approcha à 86° 344, lui laissant encore près de 130 lieues à faire pour arriver
au sommet de la terre. Il faiblit alors—qui n’en aurait fait autant. le courage lui manqua, ce pouvait être
pour lui et son compagnon aller au devant d’une mort certaine—car il n’avait point rempli son programme de s’approvisionner de chiens pour ce voyage ; ce qui, faute de pouvoir les transporter, le limita à un minimum de provisions, pour atteindre l’extrémité Nord de axe de la terre — Toutefois s'est-il dit “ faut pouvoir dire qu’on a été plus loin que tout autre avant nous”? et rendu à 860 34‘, avec en face de lui une mer de glaces difficile à traverser, l’incertain par conséquent, et du côté de chez lui, l'ennui, le désir de revoir sa famille ; il abandonna la partie et se dirigeant sur Franz Joseph vers où 12 dérive des glaces, le courant
le portait, il s’y embarqua pour retourner chez lui. * #* *
437- L'homme ne se laisse pas dompter—il finit par réussir, triompher de tout ce qu’il entreprend. El touchera au pôle nord, tout aussi certainement qu’il finira par combiner la machine à voler avec le ballon pour en faire un véhicule aérien dirigeable ; comme M. B. en a démontré le moyen (voir la ‘ Presse ?? de Montréal en date de 1897, : la machine à voler pour donner la force motrice, la direction ; le ballon pourlui servir de parachute et la tenir à flot dans les airs. Oui !
car celui qui suivra Nansen saura profiter de son expérience, de ses erreurs, de ses défaillances Il connaît aujourd’hui, tous les voyages au cercle polaire en font foi, que les glaces se portent vers le sud, c’est-à-dire que leur tendance est de le faire, dû à la force centrifuge causée par la rotation de la terre sur son axe— Mais cette tendance est contrecarrée du côté de l’Amérique et du Groenland par la terre ferme, par ces continents qui ne lui permettent point, d'aller plus loin— puis les vents soufflant de l'Ouest vers le Sud-Est et l'Est pour combler le vide aérien y causé par la chaleur du ‘ Gulf Stream,” repoussent encore les glaces vers le Sud, pour celles de notre côté du pôle (Amérique, Groenland) tandis que pour celles du côté opposé, le vent, le courant de retour du “ Gulf Stream ”’ les fait dériver des côtes de la Sibérie vers l’espace ouvert à leur sortie de la mer polaire, c’est-à-dire par le chenal entre le Groenland et le Spitzberg.
478- Les Etats-Unis, l’Angleterre, la Norvège, la Suède ont tenté tour à tour le Pôle nord, sens y arriver ; embarras de navires dans chaque cas. Nansen a failli y arriver, et l'aurait peut-être fait s’il eut suivi ses premières idées (476). Eh bien qui sait s’il n’est
pas réservé au Canada d’y réussir, en mettant à profit
les erreurs et expériences des autres. Dans ces régions de froids intenses et souterus, de nuits de 6 mois, la nature humaine s’épuise d'avance à se rendre sur les lieux, pour atteindre le point de départ pour le pôle même. Voilà ce qu’il faut éliminer. De Long l'avait deviné, il y a 20 ans mais y a fait naufrage, son vaisseau n'étant point de la forme voulue pour se faire soulever sur la glace, par la glace, aulieu de s’en faire écraser. C’est par le détroit de Behring probablement qu’il convient de tenter de nouveau l& solution du problème pour que le tout s’accomplisse en une année, aulieu d’y dévouer trois ou quatre ans à faire le tour par l’Océan arctique à l’Est du Groenland afin d'atteindre les iles de la Nouvelle Sibérie, ou s’épuiser en vains efforts pour y arriver par la mer de Baffin, le Smith Sound et le trajet reconnu impossible, à causedes glaces entre le Nord de l’Amérique, le Groenland et le pôle.
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4279- Le capitaine Bernier, âgé de 46 ans, capitaine de vaisseau à 17 ans —ayant traversé 147 fois la mer, ou fait autant de voyages et cela avec l’expérience de 47 vaisseaux différents, y compris les baleiniers des mers du Nord-—étudie depuis 20 ans, ou
depuis le voyage de De Long de la ‘“ Jeannette,’ toutes
les expéditions au cercle polaire. Ilconnaît sa géographie, le ‘“ Gulf Stream,’ son aller et retour, les courants marins par lui motivés, les vents accentués vers le Sud Est par les effets barométriques de cette rivière d’eau chaude qui sortant par le Cap Hatteras du Golfe du Mexique, traverse la mer pour y tempérer le climat de l’Europe de ce côté. Il est déterminé avant partir, ne pas avoir comime Nansen de véHéités indues pour revoir sa famitle, qu’il laissera dans l’aisance attendre son retour. Ilse munira sur les côtes de la Sibérie des chiens nécèssaires— ce que ne fit point Nansen- de plus il prendra avec lui uné cinquantaine de rennes, qui au fur et à mesure qu’il n’en aura plus besoin, lui serviront de nourriture pour le voyage de retour à Franz Joseph. Bernier arrivé à l’endroit où périt la “ Jeannette ” s’y ferait débarquer sur la banquise avec son parti d’une dizaine d'hommes choisis, agüerris à la misère, au froid, à la noirceur, à l’ennui et partirait de là avec ses hommes, ses chiens, ses rennes, ses provisions, ses chaloupes, cayaks ou autres embarcations em route pour se rendre à pied au pôle, et de là se dirigerait sur Franz-Joseph pour son voyage de retour, accomplissant le voyage dans 18 mois ou 2 ans. * * #
AS0-Les voyages au pôle nord ont. été