PA
592-Foucaud a rendu évident lé monvement journalier de la terre autour de-son axe, en suspendant à la voüte du dôme du Panthéon, par un fil, un boulet qu’il mit en oscillation suivant un axe de l'édifice. Au bout de quelques heures le
‘plan d'oscillation avait complètement changé de
direction, at dans un nombre total d'heures, dépendant de la latitude du lieu, la pendule avait fait le tour complet du dôme et était ravenu à son point de départ. Chacun put répéter chez soi cette expérience de Foucault au moyen d’une boule suspendue du plafond et à preuve que ce n’est pas le point de suspension qui fait dévier le plan d'’oscillation, tenez au bout du bras votre montre par sa chaine, faites-la vibrer, osciller, faites rouler la chaine dans vos doigts et vous verrez que le plan d’oscillation n’en sera pas affecté.
593- Vous voulez juger d’une manière pratique de l'égalité, aux équinoxes, de l’inégalité en d’autres temps, du maximun de différence, aux solstices, des jours et des nuits des jours et nuits polaires de six mois chacun- de l’effet du soleil sur les saisons : Sur une table ou chaise au centre de votre chambre ou sur le plancher même, ayez une lumière figurant le soleil, et qu’un des coins supposé infiniment éloigué du plafond soit pour vous le pôle céleste ou la direction de l'axe terrestre. A travers l’axe d’une orange ou d’une pomme faites passer une broche à tricoter ou un manche de plume. Voilà pour vous la terre, tenez-la par les deux extrémités de son axe,
tenez cet axe à une inclinaison régulière ét toujours parallèle à lui-même, promenez votre terre ‘autour de son soleil et vous vous rendrez compte de tous les phénomènes ci-haut relatés. , |
KT
594 Pour se rendre compte -des ÿhases de la lune, des éclipses de lune, de soleil, l’idée se présente, comme d'elle-même, d’une lumière au centre représentant le soleil, une boule pour figurer la terre, une autre plus petite la lune puis en promenant la lune autour de la terre, vous vous rendez . compte de suite : de la pleine lune, quand elle est du côté de la terre opposé au soleil ; de la nouvelle lune, quand elle est entre la terre et le soleil, puis de ses quartiers en la tenant convenablement ; | enfin des éclipses de la terre par la lune, et de la lune par la terre, suivant le cas. |
‘595- La vitesse de la lumière 180,000 milles (60,000 lieues) par seconde—fut découverte par Rœmer. Il avait calculé pour 6 mois les éclipses des satellites de Jupiter. Les six mois suivants faisant foi d’un écart entre les temps calculés et les temps réels de . ces phénomènes, il en conçut l’idée que c'était la plus grande distance à laquelle avaient lieu ces éclipses ou
ocoultations des satellites ou lunes de la planète; quant elle était. du côté du soleil opposé à la terre, qui-causait: cet: écart. . Il avait jugé vrai et depuis lors on a vérifié
par: des moyens indépendants cette vitesse.quissért.: aujourd’hui d'unité de mésure appréciatrice pour les
distances des étoiles.
596 Chacun peut voir pour soi que Ia somme des trois angies de n'importe quelle triangle vaut deux angles droits. Faites-vous ‘un triangle quelconque en papier ou carton, coupez-en les trois eoins ou points angulaires, joignez-les le long d’une ligne droite ou d'une règle ou tringle ; ces trois angles remplissent l’espace autour de leur point de contact. Done quant on connait deux angles d’un triangle, on connait le troisième. C’est, fort de cette vérité fondamentale et autrc nent démontrable par la théorie, le raisonnement, que prenant aux deux extrémités d’une base connue les angles y soutendus parun troisième point quelconque sur-la surface de la terre, (sur. une feuille de papier, si l’on veut) on arrive.-à en trouver la distance et position relatives, que ce point nous soit accessible ou non; S'il s’agit dù soleil, d’une étoile, l'on observera ces. deux angles à, six. mois, de distapçe. l'un de l’autre, c'est-à-dire. des, extrémités.
d’un diamêtre de l'orbite de la terre autour du soleil et tout sera dit.
597-On se demande comment Bernier saura quand il aura le pied sur ile pôle arctique, sur l’extrémité de l’axe de la terre. C’est bien simple : du pôle à l’équateur il y a 90°, un angle droit ; du zénith à l’horizon, encore un angle droit. Side deux quantités égales, on distrait une même quantité, les restes seront égaux. La quantité à distraire est l’angle que fait le pôle avec le zénith. La distance du zénith à l’équateur est lu latitude de l'observateur ; la distance du pôle à l'horizon est un angle d’élévation. Donc l’angie d'élévation du pôle est égal à Ia latitude.
Le voyageur polaire n’aura donc qu’à se diriger sur le pôle jusqu’à ce que sa latitude soit de 90°, c’est-à-dire jusqu’à ce qu'il ait le pôle céleste verticalement audessus de sa tête. Il est vrai que le pôle céleste n’est point visible : mais il s’y trouve une étoile appelée l'étoile polaire, et que tout le monde connait. Si cette étoile était exactement au pôle ou dans le prolongement | direct de l’axe de la terre, tout serait dit ; mais elle en est éloignée d’une quantité connue et faisant allouance de cet espace angulaire d’un peu plus d’un degré, on arrive à savoir exactement-où on est,
598 Ce que c’est que la longitude d’un lieu. Chacun sait que la terre tourne sur elle-même, autour de son axe, dans 24 heures. La circonférence se divise en 360°, donc une heure représente 15°, une minute de temps 15 minutes d'espace ou le quart d’un degré ; une seconde de temps, 15 secondes d'espace ou le quart de 1’’ et ainsi de suite. Maintenant, comme l’on sait, le soleil au méridien veut dire qu’il a parcouru la moitié de sa carrière diurne, qu’il est midi. Vous mettez votre montre, votre chronomètre à midi ou à zéro, point de départ, point d’où vous partez. Vous vous dirigez dans un sens quelconque. Le lendemain vous visez le retour du soleil à votre méridien, c’est-à. dire au méridien du lieu où vous vous trouvez au bout de 24 heures, votre chronomètre accuse un écart de 20 minutes ou de 5° ; vous êtes donc à 5° de longitude de votre méridien de la veille, ou a 300 milles marins (nœuds) nautiques ou géographiques de votre point de départ, et cela à l’Est où à l’Ouest de votre position de la veille suivant que vous vous dirigez avec ou contre le soleil ; ce que vous dit votre chronomètre qui dans un cas indiquera midi 20 minutes, dans le cas contraire midi moins vingt.
399—L'hommeillettré, non instruit, non technique ; mais qui a appris à une école élémentaire la nomenclature des figures et de leurs lignes composantes, se demande comment par exemple déerire un arc de cercle, une courbe de voie ferrée ou autre lorsque le centre en est inaccessible. La géométrie enseigne que si dans un demi-cercle, on mène en un point quelconque de son diamètre une perpendiculaire ; cette dernière est moyenne proportionnelle entre les deux parties du diamètre. Douc étant donné une portion quelconque d’une courbe de n’importe quel rayon, si on en mesure la corde et la flèche, cette dernière carrée et divisée par la demi-corde donne le reste du diamètre dont la flèche fait partie. Les deux ajoutés donnent le diamètre et par conséquent le rayon. Avec ce rayon on vient à trouver l’angle de deux cordes consécutives de la courbe. Au centre de chaque corde subséquente, ou suivante, on élève une perp. égale à la flèche de l'unité initiale de la courbe. Par les points angulaires ou de rencontre des cordes et les sommets des fl ches, on mène enfin la courbe voulue. C’est là un moyen de résoudre le problème, mais il y en a d’autres.
600- Soit à trouver le diamètre que devait avoir un arbre, dont il ne reste du tronc
:‘Quun- simple segment. Iln'a qu'à mener une “corde où tirer sur la surface supérieure du tronçon, une -ligné droite reliant les deux extrémités du seginént de cercle’ou de la partie circulaire qui reste de l’arbre. Au céntre de cette ligne on mène une perp. que l’on mesure. Maintenant supposons la corde de 20'pouces, * la carré dé la demi-corde est de 100 et 100 divisé par 2 pouces de longueur par exemple de la flèche, donne «60; ce qui‘ajouté à 2 donne 52 pouces ou 4 pieds, 4 *‘poucés pour le diamètre de l'arbre dont le tronc fuit partie.
7 4 * * 601-L’atmesphère quinousentoure pèse sur nous et Surtout ce qui nous environne du poids de:15 1bs. au pouce carré. C’est un savant Italien Toricelli qui a découvert ceci. Eneftet, en suçant on fait le vide dans une paille au moyen de laquelle on aspire le liquide que l’on est en train de Loire et le poids de Fair agissant sur la surface du liquide dans le vaisseau, le force à monter pour combler le vide laissé dans la bouche après qu’on a avalé ou expulsé par le nez l’air qui y était emprisonné. L'eau dans un tube de succion de pompe ne monte qu’à une hauteur de 32 à 33 pds., et une colonne d’eau de cette “hauteur:et deun-pouce:carré ‘pèse 15 Ibs.-où à peu wrèss Quand-on:mangé sd soupe, son potage, c'estlair
qui nous la poussé :dans li boûche pour ‘comblerle vide y eréé par l'inspiration que l'on fait vers les poumons, où qu’on avale l'air pour ainsi dire.
602 L'action du siphon renversé se comprend en ceci que avec une jambe ou branche plus longue que l’autre, et lorsque la longue plonge dans l’eau d’une cuve, d’un lac, d’une rivière, le poids de l’eau daus la longue l'emporte sur celui dans la courte qui-plonge:aussi dans de l’eau à un niveau plus élevé — de même que d’urie cordeenroulée sur un tambour; ou *un-axe; le bout le plus long erporterait l’autre. ' Le ‘ bout longou inférieur du tuyau en se vidant ou en ten-
dant constamment à le faire par -son eau qui descend, s'écoule au niveau inférieur, fait ou tend constamment à faire te vide:dans la branche courte du siphon ou si vous: voulez à son-sommet, et force l'eau à monter dans la jambe:courte pour remplir ce vide. L'air pousse égalenterit des deux. côtés ou tend à faire remonter l’eau-dans:chaque côté du tuyau-recourbé ; mais: c’est parceque lemoindre poids de l’eau dans la branche courte lui: offre moins de résistance ‘que le poids de l'atmosphère supporte plus facilement le liquide de “ ce côté “pour: le laisser s’écouler par l’autre. Mais; de - même-qué dans le cas de la pompe aspirante, ilfaut
que la-hauteur-totale entre les niveaux-des deuxeaux,
ou plutôt entre celui de l’eau la plus élevée et le sommet du siphon ne dépasse point une trentaine de pieds. On peut ainsi vider un réservoir, un lac, etc. pardessus un entourage de 30 pieds de hauteur, une monticule ou chaussée, une colline, un rocher de même
hauteur sans avoir à y creuser un canal à cet effet.
503-—Le baromètre est un instrument qui indiqne la pression de l'air. Cette pression (601) est de quelques 15 1bs. au pouce carré. La pression, le poids de l’air sur nous diminue selon que l’on monte à une plus grande hauteur et qu’on a laissé plus d’air au d sous de soi. Toute légère que soit la plume, comme l’est l’air, plus on en aurait sur le corps, plus on senti. rait le poids— Donc en promenant un baromètre de bas en haut, soit en gravissant les tlancs d’une monta. gne, ou en ballon, et en indiquant sur le tube contenant le mercure ou sur le bois avoisinant, les niveaux successifs correspondant aux hauteurs successives atteintes ; on aura, un instrument au moyen duquel on indiquera non seulement la pression variable de l’air en rapport avec le temps, la température ; mais dont on pourra se servir pour Savoir à quelle hauteur on se trouve au dessus de la surface le la mer ou audessus de celle de la terre à l’en-
droit de départ où on se trouve, sans 86e donner la peine de mesurer cette hauteur.
KT
604 L’eau bout au niveau de 1a mer à une certaine température. Bouillir, c’est bouillonner, former des bulles d’eau à la surface du liquide. La pression de l’air sur la surface du fluide tend à opposer, empêcher ce bouillonnement. L'eau emprisonnée dans une chaudière, et suivant que cette dernière est plus ou moins hermétiquement close, atteindra, avant d’entrer en ébullition, une plus forte température. De même en montant dans l’atmosphère, l'eau bout à une température moindre ; c’est-à-dire qu’elle entre en ébullition, fait des bouillons, des bulles à sa surface avant d’avoir atteint la chaleur qu’il lui fallait atteindre à cet effet à un niveau inférieur, parce que à la plus grande hauteur l’air pesant moins, s’appuyant moins fortement ou avec moins d'effort, sur l’eau dans !e vase, s'oppose moins à l’agitation de cette surface. Si donc, comme dans le cas du baromètre, l’on promène un thermomètre de bas en haut de l'atmosphère, soit sur le flanc d’une montagne, ou en s'élevant à l’aide d’un ballon et qu’à chaque étape successive, on fasse bouillir l’eau et que l’on remarque, et marque sur le tube ou sur le bois ou métal auquel le
tuberest attaché, les endroits, les-points atteints parle. mercure dans le tube. ; ce.thermomètre servira à . l’aide d’une échelle de hauteurs y inscrites en regard des niveaux successifs du.mercure, à indiquer à quelle hauteur on est parvenu, sans avoir à mesurer cette hauteur. Il n’y aura donc à chaque endroit dont on veut connaître l'élévation audessus de la mer, qu’à faire bouillir de l’eau et à y plonger le thermomètre, voir à quel point l’eau bout et tout sèra dit, - * *
605 :. Pour faire un baromètre aqueux; c'est-à-dire à eau, ou dont les indications seront: rendues perceptibles; sensibles, visibles:par la hauteur. : de 4 colonne d'eau dans le tube.:il faudra: naturelle::: ment:(601) se servird’un tuyau, de plus de :30 pieds de : hauteur: verticale, puisque le poids de l’atmosphère : foree l’eau à monter:à cette hauteur dans un tube elos : par le haut et duquel on aura d’abord extrait l'air pour : y créer le vide. Chacun peut le faire chez soi dans le : coin d’une’ maison à trois ou -quatre: étages, le ‘tube dans les étages inférieurs étant en bois :ou :en métal quelconque-et dans le dernier étage en verre-afin-dy pouvoir voir et suivre le déplacement:du niveau: de l’eñu:suivant l’étatiüe l’atmosphère, Il y aura alors à- : observer le niveau le plus bas qu’atteigne::l'eau:-dans-
‘un ani où une série d'années et à indiquer cé niveau ‘sur le“tübé, ‘puis à voir le niveau maximum dans ‘un “état Opposé où contraire de l'air: : Cet espace où diffé- «rence de hauteur divisé en pouces où gradué-à volonté, sérvira; en y itiscrivant aux divers nivéaux :: beau “temps, mauvais témps, pluie, sécheresse, humidité, ‘etc. à faire voir et à laisser prédire par la suite, assez approximativement, le temps, la température qu'il-va faire ; faisant attention que quand l’eau monte dans le tube, la surface est convexe et concave quand elle est en voie de descendre.
* #* * 606 On peut, tout dé même qu'un baromètre 'eat'ou hydraulique, faire uñ ther- ‘motiètre dé même nom, au moyen d'un tube assez iong.' Muni d’un tube de l4'sorte, en verre; on lé ploñgera dans l’eau glacée, ou à la température de la glace fondante et on inscrira en ce point du tube où se tiendra le niveau de l’eau, un zéro ; puis on plongera le tube dans de l’eau bouillante et l’on inscrira au haut de la ‘colonne d’eau le chiffre 100 par exemple, indicatif de ce que l’on veut appeler 100° (degrés) de chaleur. Divisant ensuite l’espace entre 0 et 100 en cent parties, on aura autant dé degrés vis à vis desquels on écrira la température du‘sang, ce-que“Pon
sera convenu d’appeler la température moyenne de l'air, ou celle sous laquelle l’homme convenablement vêtu se trouvera à l'aise. L'eau gelant audessous de zéro, on ne saurait à l’aide d’un thermomètre à eau, indiquer les froids audessous du zéro : et voilà pourquoi on emploie du mercure qui ne gèle qu’à 40 degrés de froid ou de l’esprit de vin qui ne gèle pas même à 60 degrés.
607- Le procédé décrit pour se faire un baromètre à eau, sera sensiblement le même que pour un baromètre mercurial, sauf que le mercure étant de 13 fois le poids de l’eau, la longueur du tube dans le cas actuel ne sera que de 30 pouces à peu près au lieu de plus de 30 pieds, et de même que après avoir pompé l'air du dernier on n’a qu’à en plonger le bout ouvert dans l’eau pour que par la pression atmosphérique il s’emplise d’air ; de même après avoir fait le vide dans le petit tube, en ayant tout d’abord hermétiquement scéllé le haut, et avec le doigt en sous-œuvre du tube pour empêcher que l’air n'y entre de nouveau, ou avec un robinet fermé situé au bas du tube, et que l’on ouvrira, quand on aura plongé le bout inférieur du tube dans un bain, une petite cuvette ‘u mercure, l’aimosphère forcera le métal à monter dans le tube dont la graduation se fera comme pour le baromètre à eau.
608-Le thermomètre mercurial ou à l'esprit de vin a cet avantage sur le thermomètre à eaë, que Je tube en sera moins long ; mais le pourquoi principal, le motif de la préférence du premier au dernier, est l’importante considération, le sine qu: non du fait que l’eau gelant à zéro, l’on ne saurait, avec un thermomètre à eau indiquer les froids audessous du point de congélation, tandis que le mercure ne gelant qu’à 40° audessous de zéro, l'esprit de vin pas même à 60°, on peut sur ces thermomètres PA continuer en bas de zéro la graduation à mêmes degrés ou largeurs d'espaces qu'entre zéro et 100 {point H d’ébullition de l’eau), et y constater, comme pour une D foule de raisons il est essentiel de le faire au besoin, le degré de froid qu’il fait, ou qu’il faut pour la congéla- À tion de certaines substances-mesurer les froids plus Bou moins arctiques de l'Amérique du Nord, de la
Sibérie, des pays et bassins circompolaires, etc.
KT k
609-Pour le thermomètre comme pour Rle baromètre, quand onles emploie à di-
. verses hauteurs, audessus du niveau de In Ki MmcCr, leurs zéros respectifs étant censés être
établis au niveau de l’océan, il y a naturellement des corrections à faire. C'est ainsi, on le comprend, que, la chaleur qui dilate le mercure dans, le tube thermométrique, en agit de même pour.le baro-
mètre,. Si donc;au départ d’une excursion alpestre .
par, .pxemple,.il faisait.un.gros froid, et que la température s'éleyât. pendant la journée, la différence d’indi-
cation de l'instrument due à cette. cause pourrait . nullifier, celle, de;nom.contraire attribuable à ce que .
la température restant.]a même au bas de la montée, elle ;se refroidit suivant la hauteur. à laquelle on est
parvenu audessus, du niveau de la mer—et de même
pour. le- thermomètre, employé à l'indication des hauteurs auxquelles l'eau bout.à un certain degré, il y
a encore des corrections. à faire en rapport avec...les..
indiçations du baromètre. ou des températures variées
ou variantes de la journée,
610- Nous indiquons plus haut,.la manière:de faire un baromètre, un thermomètre, et il n’y a pas à douter que c’est là le moyen le plus rationnel, le plus efficace d’apprendre-à connaître l'instrument, à en apprécier les-indications, à savoir s'e7 servir. Ïl est nécessaire aussi de confiner ces.instruments, pour.les:transporter
facilemert,.à des espaces très étroits, C’est.ainsi qu’un .
thermometre. pewrra se :recourber en :aré.:.
de cercle sans-que l’exactitude-des:indieations:.en ;: souffre ; de même on peut remplacer le baromètre mercurial par, un tube recourbé en forme de croissant ou d’arc de cercle. Le tube fait de métal très flexible, est plein d’air,.clos par un bout. , Une plus forte pres-. sion atmosphérique comprime l'air, dans le tube,en . éloigne les bouts, c’est-à-dire que le croissants s’ouvre ;
il se ferme. au contraire sous une pression moins accens. tuée, et à l'aide d’une aiguille ,çqui par un mécanisme convenable amplifie le va et vient des extrémités libres du tube recourbé, on indique sur un cadran, comme sur la tige droite d’un baromètre ordinaire, les diversités de pression correspondant au beau temps, mauvais temps, pluie, chaleur. Le dernier baromètre. est.dit anéroide.
G11-— Pendant que nous en sommes à considérer les instruments propres à indiquer les pressions diverses de j’air, de l'atmosphère, il y a lieu de dire un mot du manonètre, pour indiquer la pression du gaz, de la vapeur. C’est comme le baromètre anéroïde, un tube à plus ou moins d'une spire— couvert par un bout et communiquant avec la chaudière à vapeur ou le réceptacle retenant le gaz dont la pression, plus elle est forte, tend à. ouvrir la spirale-et f:it décrire à.son extré
mité libre un espace que l’on gradue ensuite comme on le fait un baromètre, un thermomètre. |
612- Le Bourdon est un manomètre que l’on emploie pour indiquer la pression de l’eau, l’action et la manière de le graduer est absolument Ja même que pour le baromètre anéroïde, le manomètre ordinaire. C’est la pression, le refoulement de l’eau à son intérieur qui tend à le redresser. Que l’on ‘ observe à cet effet, l’action des pompiers lors d’une incendie, ou encore les agissements de ceux chargés de l’arrosemnt des rues—on verra que du moment que l’eau venant de la borne - fontaine envahit le tuyau, le boyau en caoutchouc, en coton, en cuir ou fait de substance élastique quelconque (c’est-à-dire pour tout tube non rigide, comme le serait le fer, le cuivre) le boyau tend de suite à se redresser, à agrandir le diamêtre de ses spires— l'effet de l’eau dans le tuyau étant le même que celui de l’eau ou du courant d’une rivièré, de frapper, pousser plus fort sur les concavités, les manger, les agrandir, les ouvrir, les fouiller de ce côté.
| 613- Pour ceux de nos lecteurs qui veu-
lent comprendre, sans se faire effort, quelques uns des phénomènes de ce monde, disons que la galerie aux secrets “ the whispering gallery ”” de l’église St. Paul de Londres, est une ellipse, sorte d’ovale ou de cercle allongé, comme la coupe longitudinale d’un citron, de certains melons, concombres, etc. Un cercle n’a qu’un centre—une ellipse en a deux qu’on nomme foyers. Il y a des ellipses peu allongées ou de faible excentricité, c’est-à-dire dont les foyers ou centres ne sont point ou que pau éloignés l’un de l’autre. On a une figure de la sorte en coupant un cylindre, un cône, une carotte, une betterave dans une direction peu inclinée à l’axe du solide. Ce sont de ces courbes peu excentriques que décrivent les planètes dans leurs courses annuelles autour du soleil situé dans un de leurs foyers. Si au contraire on coupe le cylindre (un bout de manche à bal.i en fera foi) le cône par un plan plus et de plus en plus incliné à son axe, on aura l’ellipse de plus en plus d’excentricité courbe que décrivent autour du soleil les comêtes. Cette courbe a ceci de particulier que son grand diamètre est toujours égal à la somme de ses rayons vecteurs ainsi appelés ; c’est-à-dire la somme des deux lignes menées de ses foyers opposés à un même point quelconque de sa circonférence, et que ces deux lignes au point où ils rencontrent la surface de la courbe font toujours l’angle de réflexion égal à l'angle d'incidence ;
66e qui veut dire pour tous ceux qui savent ow-qui ont .Xu. jouer aux billards que si le billard était de . forme ‘elliptique, une bille projetée de l’un de ses foyers et Ærappant le rebord, la périphérie de la table, rebondirait en faisant le même angle, absolument comme dans un billard rectangulaire ou de forme ordinaire, et la -bille ainsi lancée irait passer par l’autre foyer de. la . Courbe.
.614--Nous venons de voir (613) que une. boule partant d’un des foyers d’une table de forme elliptique, et frappant le bord de l’ellipse se portera sur l’autre foyer. Ilen est de même de toute autre chose : un rayon. de chaleur ou de lumière partant d’un des centres et frappant la périphérie en un point quelconque sera réfléchi au foyer opposé. La voix aura le même effet, ses ondes sonores atteignant la paroi de la Chambre ou d’une pièce elliptique, en bois, en pierre, etc, seront renvoyées sur le foyer opposé où toutes les | vibrations iront se concentrer ; donc dans la galerie aux | secrets de l'alinéa 613 — une personne située et parlant à voix basse dans l’un des foyers de cette galerie elliptique, séra entendue | distinctement d’une autre personne située . dans l’autre foyer, ot, sans que les autres person- . nes dans la galerie puissent rien entendre ou à peine.
a" 615— Pour prédire le retonr d’une comète
dont l’orbite est elliptique, il ne faut à l’astronome que peu de données, une partie seulement de sa courbe. Avec cela il trouvera ses deux axes, la position de ses foyers, leur excentricité, les rayons vecteurs menés des foyers à un point quelconque de la courbe où se trouve située la comète, la planète, le météore quel qu'il soit, situé dans et décrivant autour du soleil la courbe demandée. Oui, de même que l'ingénieur peut poursuivre, tracer ses courbes de voies ferrées et autres à travers les eaux et forêts de Ia terre ; de même l’astronome poursuit à travers les cieux étoilés, trace sur le fond azuré du firmament,l’orbite de l’un quelconque des meiubres du système solaire. Il prend note de sa vitesse et avec ces données peut prédire à très près
l'époque de son retour.
616- Jeter uuce bombe ua obus daus la forteresse de ennemi. Ceci se calcule d’après les données d’une courbe apjel-e + parabole ”?, celle qui se-présente .à l’œil lorsqu'on coupe un cône dans une direction parallèle à son côté. Cette courbe dont les jambes ou branches, comme 1l est évident, s'écartent toujours l’une de, autre et ne pe.vent
jamais revenir sur elles mêmes, est une courbe non -fermée n'ayant qu’un seul foyer. Elle présente un rapport-constant entre ses abacisses et leurs ordonnées élevées au carré ; c’est-à-dire entre les distances successives de son sommet aux ordonnées successives qui correspondent à ces abscisses. A l’aide de ces propriétés, on peut toujours, étant donné l’angle d’élévation d’un obus et la charge de poudre à canon qui doit le chasser à destination, calculer la hauteur qu’atteindra le projectile. Puis l’on sait que, en descendant, l’obus décrira absolument la même courbe, mais en sens inverse, qu’il a suivi en montant. #% 617--Le porte-voix, le miroir réflecteur.
Ces deux objets reposent pour jieur théorie sur une autre propriété de la courbe dite parabolique. Cette propriété est qu’un rayon quelconque de lumière, de chaleur, de la voix humaine, d’un son, une bille même partant de son foyer et se projetant sur, allant frapper sa périphérie, repartira ensuite, sera réfléchi dans une direction parallèle à l'axe de la courbe. De là, pour en faire un porte-voix, il n’y a qu’à en éliminer le somniet, la calc it: du paraboloïde, c’est-à-dire d’un solide de révolution produit par la demi-parabole en tournant autour de son axe. Autour du collet de la
calotte enlevée on adapte une embouchure se prêtant à la forme de la bouche, et si la bouche, la source de son quel qu’il soit, est placée à l’endroit du foyer ; tous les rayons ou ondes sonores qui en partiront,.iront, après avoir frappé ie pourtour du porte-voix, partiront ensemble en un faisceau parallèle à l’axe, se dirigeant vers celui auquel le message s'adresse, comme d'un capitaine à un autre en mer, ou vers un phare ou vice versa. C'est-à-dire que le porte-voix a l'effet ds concentrer le son de la voix sur l’objet, la personne visée, tandis qu'à l'air libre, les trois quarts de sa force seraient perdues, dissipés dans l’espace.
Er * * 618-Le réflecteur parabolique en est un
dont :a forme se dessine en promenant, comme pour le : porte-voix, la demi-courbe parabolique autour de son axe, et toujours à la même distance de ce dernier, Au foyer de la parabobe, se place une lumière, un feu, une source quelconque de lumière dont les rayons frappant tout autour et dans toutes les directions la paroi intérieure du paraboloïde ou réflecteur de même nom, se formeut en faisceau parallèle à l’axe, et partent ensemble à l’accomplissement de leur mission humanitaire,
| Pa