Quand dans les premiers âges du
mnondeles-eaux de la ierre se sontsufiisam- . mont refroidies, elles se sont peuplées tout d’abord de mollusques ; puis de poissons, la baleine et quelques autres-mammifères ; l’air devient vivant d’oiseaux ; la terre de reptiles et de quadrupèdes, jusqu’à ce qu’'enfin apparaît l'homme qui trouve tout préparé pour son existence : sa nourriture dans et sur le sol; dans les eaux, les rivières, dans l’air et à la surface du globe ; le-bois:pour-#!y: bâtir, la pierre ; la houille. pour s’y faire-du-feu, et dans les veines de la terre, l'or, l'argent, : le-euivre;-les-minerais de fer et autres ; les fourrures.
pour se vêtir, et un créateur prêt à pourvoir à tous ses besoins. | * * * 587-Si l’on ne peut dire l’âge absolu des diverses cha'nes de montagnes aui croisent en tous sens le globe il est cependant certain qu’on est à même de connaître leurs âges relatives, et cela.par la nature, le nombre, le conforme, le non conforme des strates ou couches sédimentaires se reposant dessus ou sur leurs flancs, leurs pieds, c’est-à-dire à leurs bases respectives ; de même que le rapport de ces strates à l'endroit de leur priorité d’existence se connait par les espèces fossiles qu’on y trouve : les formes les plus simples les plus primitives occupant naturellement les couches. sédimentaires premières, les autres les autres, puisque dans les strates superposées aux premières et de plus en plus récentes, l’on rencontre des formes de vitalité de plus en plus perfectionnées jusqu’au quaternaire ou dernières couches sédimentaires dans lesquelles on trouve les formes les plus perfectionnées de faune terrestre.
k Uk 588S-Pour s'expliquer l'existence, le transport de ces immenses cailloux et rochers qui jouchent cà et là la terre et à des distances
si grandes de leur endroits de provenance, on a les glaciers des Alpes et des autres chaînes de hautes montagnes en général, qui par leurs morraines font foi du charriage de ces blocs par l’effort des glaces qui dans leur mouvement progressif les poussent devant elles, ou à 1a surface inférieure des quelles, ces blocs de pierre se trouvent attachés et transportés avec elles jusqu’à ce que, fondant sous l'influence des températures plus élevées des vallées, elles y déposent enfin ces erratiques à des distances énormes des montagnes
dont elles proviennent.
589- L'action des glaces sur les rochers riverains des fleuves et cours d’eau, se voit constamment sur les rives du St-Laurent, entre autres, où un caillou, un rocher adhèrent en sous-œuvre à la glace des ‘ battures ” et y incorporés par la congélation de l’eau tout autour, se transportent au printemps, ou à la débacle, à de grandes distances de leurs positions primitives, comme on le sait en constatant de temps à autres, la disparition d’un rocher d’un endroit, son apparition à un endroit où il n’y en avait point auparavant, ou à eau plus ou moins profonde, où les sondages n’en avaient pas encore fait foi, et de là quelquefois de
dangereux échouements de navires.
590 — L'époque dite glaciaire -eh'est une imaginée par les géologues pour faire comprendre— où, comme au Nord de l'Amérique, 1l n'existe point de glaciers pour expliquer la chose, ni de montagnes assez hautes pour en motiver —la présence de ces immenses - quantités de pierres et sables, caïlloux et rochers-qui recouvrent le sol en bien des endroits à des profondeurs relativement immenses —- comment ce-detritus, ce diluvium ainsi appelé a été transporté. - À cet-eftet, nos montagnes du Nord n'ayant guère que de 2000 à 3000 pieds de hauteur, l’on suppose qu’une mer de:glace de quelques 5000 pieds d’épaisseur, dont ils expliquent assez plausiblement l’existence, se soit répandue sur le pays, s’avançant à pas lents comme le ‘font les glaciers des Alpes — une couple dé pieds‘-par* jour, plus où moins paraît-ilcar comme on le sait la glace est plastique et se meut comme le ferait un ‘imoncèau de pâte entassé à cet effet à une hauteur’suffisante “pour motiver la chose. Mais il est possible ‘aussi,nos Laurentides étant les plus vieilles montagnes ‘du globe, comme leurs sommets arrondis: en ‘font*foi d'ailleurs, que ces montagnes aient été autrefois beaucoup plus élévées et qu’il y existât des glaciers pour expliquer la présence chez nous dé ces rochers, "pétits ‘et grands que l'on trouve en si grande abcid&hce à la surface du sol.
S91-On se fait wac idée assez juëtée du monvenient journalier ‘de la térre fnutour de son axe, d2 son mouvemcént annuel autour da soleil, et du mouvemsnt ménsuel de la lune autour de 1a terre en Îles assimililaut à ceux d’anu bicycle autour d’un road, o1 terrain circulaire ayant à son centre un objet quelconque, une lumière par exemple figurant le soleil. Alors chaque tour du bicycle autour du rond représente une année et un tour autour du soleil chaque tour de la grands roue du bicycle autour de son axe, est celui de la terre sur elle même et représente une journée — enfin la petite roue du bicycle malgré qu’elle n’ait point l'air de faire le tour de la grande, représente ce mouvement au parfait, puisque les deux roues tournant avec des vitesses différentes présentent successivement l’une à l’autre différentes parties de leurs surfaces respectives.