Uné pépite d’or dé 146 1bs. pesant
C'est en 1857 qu’un M. Napier (dit ‘“ La Patrie”) député du comté de Gloucester, N. B., exploitait un placer à Kingomer, dans le district de Bendigs; en Australie, à 14 pieds de profondeur de la surface du sol. Ce bloc était de plus de 2 pieds de longueur et la
Banque d’Angieterre paya le morceau $50,000. Il n’est pas oiseux de se rappeler ce fait, durant cette fièvre d’or qui règne aujourd'hui (1898) au Canada. Cette pépite de Napier est la plus grande qui ait jamais été trouvée ; sauf que le Nord-Ouest Canadien puisse faire
mieux.
713-Le poids, In quantité de fluide que perd le corps animal par la transpiration, la sueur, est presque incroyable. Ce n’est pas durant les chaleurs de l’été qu’on s’en aperçoit; car alors, il n’y a de visible de la sueur que celle qui, à la surface extérieure de la peau, n’a pas encore eu le temps de s’évaporer, pendant que celle qui s’évapore est invisible, comnie l’est d’ailleurs l’haleine de l’homme, de l'animal, quand la température de l'air est au même degré, plus ou moins, que la température de l’haleine ou de l’intérieur du corps dont elle provient. Non, c’est en hiver qu’il faut voir cela, lorsque l'haleine, la sueu. en s’évaporant, est immédiatement saisi par le froid et condensée, devenant par là même visible. Inutile de dire que la sueur se produit plus abondamment loreque le corps animal est échauffé, excité par une longue ou fatigante course que dans d’autres temps, et que la transpiration est quelquefois | presque nulle, A l'air libre, un pouce cube d’eau
forme presque exactement un pied cube de vapeur (1728 pouces cubes) ou ce qui est la même chose, un pied cube d’eau donne 1700 pieds cubes de vapeur — De retour à 1n ville d’une course de quelques deux lieues, j'estimai que le cheval perdait par la transpiration dé la vapeur d’eau, à raison de j:as moins de 3 pds: cubes par seconde, 180 pieds cubes à la minute, 1800 pieds cubes dans 10 minutes ou un pied cube d’eau durant ce court intervalle de temps. Une botte de paille en feu n'aurait pas émis plus de fumée que notre cheval durant le fort de sa transpiration.
214-Sous l’entête ‘“ English all but Universal.” — 66 L’anginis à peu près universel.” le ‘ New- York Home Journal ” prenant ses chiffres du ‘ Sun”? résultat d’un congrès postal tenu aux Etats-Unis,dit que sur 900 millions de personnes parlant l’une ou l’autre des dix à douze lar gues inodernes, il y en a le quart ou’ 125 millions qui parlent l'anglais. Environ 90,000,000 parlent le russe-75,000,000 l’allemand-—55 millions le français 45 millions l'espagnol 35 millions l’italien— 12,000,000 le portugais—et la balance le hongrois, le hollandais, le polonais, le flamand, le bohémien, le’ gaelic, le romain, le suédois, le finnois, le danois, le norvégien. On arrive à cette statistique par les don:
nées du département des postes. Ainsi pendant que seulement un quart de ceux qui utilisent les facilités de: départements pastaux des gouvernements civilisés, parlent l'anglais comme leur langue de naissance, les deux tiers de ceux qui correspondent le font dans la langue anglaise. Ceci est dû au fait qu’une si large part des affaires commerciales du monde se fait en anglais, même parmi ceux qui ne parlent pas l'anglais chez eux. Ainsi il y a aux Indes plus de 20,000 bureaux de poste dont les affaires en lettres et journaux dépassent 300 millions par année, et les aftaires de ces bureaux se font surtout en anglais, quoique sur la population totale de l'Inde, qui est de près de 300 millions d’âmes, il y en a moins que 300,000 ou seulement un millième (un sur mille) qui comprennent ou parlent l’anglais. Quoique 90 millions parlent le russe, ou le comprennent, les affaires du bureau de poste russe sont comparativement petites, le nombre de lettres traversant la Russie étant de moins que la din:e de celles mises à la poste dans la Grande Bretagne, malgré que la population de cette dernière soit de beaucoup moindre que moitié de celle de la Russie d’Europe. Les contrées de l'Amérique du sud et centrale où on parle l'espagnol ou le portugais, font peu d’affaires aux postes ; le nombre total des lettres mises à la poste et réunies durant une année dans tous les pays de l'Amérique du Sud et centrale et des Indes
Occidentales, étant moindre qu’en Australie. Le Chili “et l'Argentine sont en réalité les deux seules contrées de l'A mérique du Sud où il se fasse des affaires postales de quelque importance, et la plupart des lettres reçues de ou expédiées à des nations étrangères, ne sont point er espagnol, mais en anglais, français, allemand ou italien. | | ++
-#15- L'Académie Française vient de refuser un legs de cent mille francs, à la condition qu’elle en donnerait annuellement l'intérêt comme prix de la .meuilleure chanson du concours. Elle institua une première compétition et trouva sur examen des cinq à six. cent chansons soumises à son appréciation que cette sorte de litiérature était d’une nature trop légère pour devoir occuper.le temps d'académiciens. Sardou ‘écrivit que les qualités qui rendent excellente une chanson sont d’une espèce qui se prête à un jugeraent -académique—ajoutant, avec raison, que-le jour où la chanson deviendrait académique serait celui de. sa mort.
KT % . 616-I1 faut parfois se servir de colupa-
raisons triviales pour faire saisir à cer- -tains, une vérité qu’on ne saurai! noucer
autrement. L'habit rouge ne fait pas le soldat. Un américain né à Paris où ses parents étaient en promenade, voulut se diré Français Mais lui dit un ami: si ma chatte avait des petits dans un four, ces petits en seraient-ils des biscuits.
2179— Etonnant de voir avec quel sang froid nos journaux exagéèrent les choses.
Durant le blocus de neige de l'hiver 1893 (février) on ne se gênait aucunement pour dire qu’il y avait sur les trottoirs de 10 à 15 pieds de neige, et de parler de bancs de 15 à 20 pieds de hauteur à franchir par les charrues à vapeur des trains de chemin de fer. Le fait est que de 5 à 7 pieds de neige est déjà assez fort sans aller au-delà. Mais ce n’est pas par pur désir de fausser la vérité, mais le plus souvent par ignorance, et cela tient à ce que la neige dans un banc n'étant pas à face verticale conme une muraille, mais inclinée ou en talus ou glacis comme la face latérale d’une chau-sée, d’un déblais de voie ferrée ou autre, on est porté à regarder ce talus comme quasi vertical et à lui assigner une hauteur égale à la longueur inclinée de son talus.