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299-—P..G. Roy ‘“ Recherches Historiques ” avril, 1898. Dans un article sous l’entête de ‘“ Les Iroquois sur les galères ’”’ fait preuve de la sagesse du roi de France en renvoyant dans leur patrie les Iroquois que Denonville, pour les punir de leur audace sous son prédécesseur M. de la Barre, avait fait transporter en France, et mettre aux galères. De Frontenac, au contraire, avec lequel et à bord du même vaisseau, les iroquois revinrent au pays, les traita avec beaucoup de considération et l’un d'eux Ouréouharé, sorte de chef parmi eux rendit de grands services aux Français en aidant à Frontenac à recouvrer l’ascendant qu’il exerçait jadis sur les Iroquois.
S00-—LAa langue, le dictionnaire ne définit point, il n’existe pas de mot qui exprime, définit ou qui soit capable de définir ce sentiment intermédiaire entre l’estime et l’amour, qui tient de l’une et de l’autre sans pouvoir s'identifier avec la première ou le dernier. Il n’y a rien encore d’érotique, de purement amoureux entre deux enfants de quelques 5 à 8 ans et des deux sexes, et cependant le petit garçon aime mieux la petite fille de son âge, la petite fille le garçon qu’enfant du même sexe. Faut donc qu’il y ait quelque chose d’instinctif là dedans, une sensation,
un sentiment indéfini qui tient de la chair, mais sans s’accentuer davantage, et sans que la personne même si elle pouvait s'exprimer, fut capable de définir ce qu’elle sent, ce qu’elle éprouve, autrement, que par ces mots : je ne sais pourquoi, mais je l’aime mieux. Mais ce sentiment indéfinissable, que la femme semble épouser pour Cupidon, existe aussi non seulement entre enfants mais entre deux personnes de sexes opposés dont l’une est adulte et l’autre enfant. Qu'on le remarque, on le verra partout : la fille adulte, la ‘ vieille fille,” la vieille aime mieux le petit garçon— l'adolescent, l’homme fait ou adulte, le vieux garçon ainsi appelé, le vieillard préfère la petite fille. Il, elle ne savent pourquoi, on ne sauraient l’expliquer, mais le fait est là, il est indéniable. Il y a là une sorte d’hypnotisme différent, de plus agréable que celui qui : s'exerce de personne à personne de même sexe. Le contact des deux chairs, sans prêter à l’érotomanie, sans la suggérer, sans Ja faire même soupçonner, parait être plus agréable (pleasurable en anglais) C'est un sentiment de transition entre l’amitié et l’amour quand on est encore jeunes—entre l’amour et l’amitié quand on devient vieux. Ce sont des électricités. de noms-contraires qui se recherchent, s’attirent, se marient, tandis que celles de même nom se repoussent ou au moins ne 8e recherchent point, et ces préférences
d'un sexe pour le sexe opposé, se manifestent quelque: fois jusque chez les enfants de 3 à 5 ans.
S01- Jeter un sort comme on le dit au Canada (peut-être ailleurs) semble exister—C’est-à-dire qu’en effet il y a des personnes capables de voue jeter, de vous imposer un ‘sort.’ J'en comprends la possivilité, la raison d’être, par la faculté qu’a une personne d’en hypnotiser une autre. Vous hypnotiser, c’est vous imposer ma volonté, vous faire croire ce que je veux que vous croyiez, vous faire faire ce que je veux que vous fassiez ; et pourquoi pas alors vous faire subir les maux, les épreuves que je veux que vous subissiez. J'ai trop entendu de ces cas pour pouvoir ie soustraire à la nécessité d’y croire. Les sorts vous sont jetés par des personnes qui vous en veulent de leur avoir refusé l’aumône ou une faveur ou pour quelque autre motif que ce soit. Je crois qu’une personne non susceptible d'être hypnotisé ne serait point non plus sujet à ce que le sort qu’on lui jette prenne effet sur elle, et je me dis qu’advenant le cas, le récipiendaire du sort, si toutefois ce n’était une infliction méritée pour ne s’être pas rendu à une demande raisonnable, ce qui inspire la crainte, la défiance de soi-même ; je dis croire que dans le cas contraire, ou de l’infliction d’un sort non
mérité, non motivé, une sortie de l'individu de la maison avec un coup de pied à tergo ou quelque autre voie de fait de la sorte qui fit sentir à votre individu, votre force de caractère ou force physique supérieure à la sienne, aurait de suite raison de son “sort.” J'ai vu cela une fois à la campagne : un homme qui était en train de jeter un sort à une femme qui ne voulait ou: ne pouvait donner à un ‘tramp’ justement ce qu’il demandait insolemment. Arrive sur ces entrefaites, le mari, l'habitant, une fourche à deux fourchons à la main, qui vous prend mon homme par derrière sur sa fourche et le lance au milieu de la voie-Je vous parie qu’à cette occasion le sort n’a eu aucune prise sur la victime désirée.
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S02-Le service de Dieu plus facile et moins coûteux qne celui du démon. Le meurtrier, le voleur, l’incendiaire est hanté jour et nuit par ses victimes, traqué par la Justice ; il a à s'imposer le sacrifice, le coût de se déplacer, s’expatrier pour se soustraire à la poursuite, à l’arresiation, et à faire les frais d’incognitos répétés et divers ; ce qui le force à récidiver, à voler de uouveau pour faire face à ces besoins. Voyez «ussi ce qu’il en coûte pour avoir menti; il lui faut encore fausser mille fois la vérité à l’appui du premier mensonge, La vérité au
contraire n’a besoin d'aucun subterfuge pour la faire prévaloir, et n’est suivie d’aucune anxiété, inquiétude, d’aucun souci comme en motive l'arrière train du mensonge, du parjure. | KT
S03-—Inertie de la matière. Une balle lancée à bout portant à travers une vitre lui fait un trou rond et net, du diamètre exact de la balle lancée de plus loin et par conséquent, arrivant avec une moindre vitesse, le projectile fera encore à la vitre un trou sensiblement circulaire mais,avec tout au tour de l’ouverture, mille craques ou déchirures initiaies, c’est-à-dire de petites fentes ou gerçures rayonnant tout autour du trou dans la vitre, mais ne s'étendant en longueur qu’à une fraction de pouce ; perdant que dans le premier cas, la vitesse a été telle que la vitre, la matière composante, les molécules n’ont pas eu le temps de se mettre en mouvement pour motiver le fendiilement de la vitre. Si le coup part encore de plus loin, donnant à la vitesse initiale de la balle le temps de se ralentir sensiblement avant d'atteindre la vitre, les gerçures ou fentes autour de l'ouverture faite à la vitre par le passage du trait, sont plus prononcées, plus longues, plus irrégulières ; jusqu’à ce que finalem ent si la balle n’atteint la vitre qu'avec la vitesse
d’une pierre lancée à bras et sans grand effort, dans ce cas, le projectile fera éclater la vitre en tous sens et d’une manière plus ou moins irrégulière, sans même peut être la percer à jour, ou sans y faire autre chose qu'un trou tout à fait irrégulier, c’est-à-dire d’un périmètre absolument informe et ne donnant aucune
idée de la forme du trait qui y est passé.
S04-Le Zéro du troid des espaces inter stellaires ne nous est point connu ; mais la température à laquelle l’air atmosvhérique se liquéfie nous en donne un commencement d’idée. Aujourd’hui on comprime l’air à trois reprises : d’abord à 60 1bs. de pression au pouce carré, puis à 790 Ibs., puis enfin à 2,000 Ibs. La compression est suivie d'un dégagement de chaleur comme quand on bat le fer; c’est dire que la température en est déjà fortement diminuée. On introduit cet air ainsi comprimé dans un receptacle, autour duquel on laisse promener dans un vaisseau extérieur à ou enveloppant le premier, une partie de cet air comprimé, laquelle en se dilatant enlève à l’air dans le vase intérieur, une partie notable de la chaleur qui lui reste, cet air finit par se liquéfier, tout de même que la vapeur ou du gaz d’eau, de l’eau gazeuse se condense sous l'effet du froid pour redevenir de l’eau, ou que
l’eau sous l’effet du froid devient de la glace ; et arrivâton à un froid encore plus intense, que l’on solidifierait de même l'air devenu liquide ; c’est-à-dire qu’on aurait de l’air à l’état de glace. On ne concoit point de semblables degrés de froid ; sauf par analogie contraire en comjarant la chaleur, + 212° F, de l’eau bouillante, qui nous brûle, avec les températures qu’il faut pour faire fondre les métaux. La glace d’eau gelée à 32° F. est de 344° F. plus chaude que de Pair liquide, donc la température de l'air liquide est de 344 + 32 ou de 374° audessous du zero de F. ou 132° de plus que la différence qui sépare l’eau bouillante de la glace. Il faut 100 pieds cubes d'air pour faire un gallon du liquide ; donc le liquide ne rmplit que ;1-ème de l'espace d’abord occupé par l'air, (l’eau réduite à l’état de vapeur ou l’eau gazeuse se dilate à 1700 fois son volume premier). Cette dilatation de l’air liquide pour redevenir du gaz fait concevoir l'immense force qu’il a fallu pour le comprimer au point de liquéfaction.
S05 Notre système de monuments funèbres est absurde, si tant est que l’on veuille aussi se perpétuer, se faire revivre par la pensée pour ceux qui viennent après nous. Nous voulons parler de ces
pierres tumulaires érigées verticalement à l’horizon, tandis qu’on devrait les coucher, à l’instar de ceux ou celles dont elles surmontent les cendres. Voyez tous nos cimetières : après bien moins qu’une génération, et avant même qu'on ait eu le temps de l'oubli, les monuments y sont inclinés plus ou moins, et déjà en pleine décadence. Le monument funèbre, la pierre tumulaire devrait être posée horizontalement et de cette manière ne se dérangerait jamais, à l’exemple des monuments élevés à la mémoire des anciens romains : de lourds monolithes capables de braver les saisons et ayant d'ordinaire plus de base que de hauteur, comme ceux d’Auguste et Hadrien, celui de Plautius, Sylvanus près Tivoli, de Plaucus à Gaëète et
tant d’autres.
806- Depuis l’âge de 20 ans à peu près, ou dès avant, j'ai abandonné les bretelles pour porter une ceinture, Je m'en suis toujours trouvé bien, cela me permettant de me tenir serré autour du corps comme j'ai toujours aimé de l’être. Coci est pour en venir à vous dire que d’après moi c’est la seule maniêre rationnelle de soutenir un pantalon comme le font d’ailleurs tous les marins, les matelots, et qu’on en est mieux de force, d’agilité, de santé. Qui s’ait
aussi si ça ne prévient pas pour beaucoup la hernie.
Maintensat si l’idée m’est venue de vous parler de ceci, c’est que je vois dans une statistique ayant trait à la longévité des centenaires que Lord Scarsdale et Lord Combermere qui tous les deux vécurent très vieux, attribuaïent l'excellence de leur santé à cette pratique que chacun d’eux avait de se ceindre toujours d’une manière très serrée. Et pourquoi d’ailleurs, comme les femmes, n’aimerions nous point à être serrés de la taille. Puis encore l’habitude des petites tailles chez les femmes fait preuve qu’on est mieux sous tous les rapports à l’état ceinturé.
807-—Dans le “ North American Review ”’ (avril 98) tiré de l’ouvrage de Largdon Kain, M. D., sous l’entête “ Mans’ span of life (durée, étendue de la vie de l’homme) on voit que tous les centenaires n‘étaient point des modèles de vertu. T.
Whittington mort à 104 ans, était un ivrogne ne buvant que du gin dont il consommait un demi à trois quarts de litre par jour. Philippe Larocque s’est couché saoûl au moins deux fois par semaine pendant 100 ans. 11 eut deux dents nouvelles à l’âge de 92 ans —Jean de la Somet, fumeur enragé ne mourut qu'à 130 ans— Plusieurs vieux et vieilles de renommée étaient très adonnés au mariage : Owen Duffy, mort à 122 ans,
épousa sa troisième femme à l’âge de 116 ans, et en eut une fille et un garçon— Francis Hongo un vénitien se luaria 5 fois et était le père de 49 enfants. A l'âge de 100 ans, il perdit ses cheveux blancs et eut une nouvelle chevelure de la couleur de la première et à 112 ans il eut deux nouvelles dents Marie Krosiowna, une polonaise, épousa son troisième mari à 94 ans ; elle lui donna deux fils et une fille comme on le voit par le registre paroissial= Margaret M'cDowal, âgée de 106 ans, épousa et survécut à 13 maris— Parmi les centenaires de record sont deux naines : Mary Jones, 100 ans, 2 pieds 8 pouces de hauteur, on ne peut plus difforme et Elspeth Watson, 115 ans, 2 pieds 9 pouces de hauteur—Parmi les plus agiles étaient Mrs. Bennett qui à l’âge de 116 ans grimpait une échelle pour réparer la couverture de son chalet; et Elizabeth Alexander qui à l’âge de 108 ans soignait encore sa toilette et faisait tous les jours une promenade de deux milles Plusieurs avaient des habitudes particulières: Mrs. Lawson, 117 ans, ne se lava jamais le visage avec de l’eau, crainte de prendre du froid, mais se le graissait avec du saindoux. John Hussey, 116 ans ne buvait que du thé de mélisse. John Wil:on, même âge, faisait habitueli :ment son souper de navets rotis. Judith Banister, 100 ans, vécut entièrement de biscuit, pain et pommes durant les 60 dernières années de sa vie—Macklin l'acteur centenaire, abandonna de man-
ger à des heures régulières durant les 67 dernières années de sa vie, ne mangeant que quand il avait faim —On fait foi de deux couples mariés intéressants : Mr. et Mrs. Catterell, âgés respectivement de 120 et 125 ans, étaient mariés depuis 98 ans et ne s'étaient jamais querellés, ils sont morts à quelques heures d'intervalle l'un de i’autreJohn Rovin, un hongrois, et sa femme âgés de 172 et 164 ans, vécurent ensemble 148 ans. Lors de la mort du mari, le fils le plus jeune était âg de 116 ans.
S08S__Pour la plupart des gens une chandelle de suif est plutot un objet d’utilité que de luxe ; mais voici que le “ Hong Kong Telegraph ” nous assure que les matelots russes dégustent avec autant de satisfaction une bougie de suif qu’un enfant anglais un bâton de crème (sugar-stick). On avait oui dire cela du roi de Dahomey qui adorait une chandelle de suif de mouton comme dessert, et dans ses dîners de parade en faisait mettre une à côté de chaque couvert pour servir de régal à la suite du repas.
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809 — Sous l'en-tête 6‘ Millionnaires Allemands,’” une lettre de Berlin fait la part de la différence de valeur de l’unité allant à faire le million. En
Awérique, dit-il, on est millionnaire avec un million de dollars ; en Angleterre, quand on est riche d’un million de louis sterling (près de $5,000,000 de piastres). Ici en Allemagne dit l’auteur où le mark vaut 23 centins plus une fraction, il faut bien moins d'argent pour faire classer l'individu dans cette catégorie de martyrs appelés millionnaires. Ceci explique comment à Berlin où la population n’est que de 1,000,000, il peut y avoir 2,092 millionnaires, chacun de ceux qui ont un revenu de 36 mille marcs, étant réputé millionnaire.” 36,000 marcs valent moins que $9,000 et $9,000 est un peu modeste comme revenu d’un millionnaire ; mais les 36,000 marcs equivalent à1 par cent sur un million, ce qui constitue un millionnaire d’après l’unité de valeur allemande. Il y a aussi à Berlin 477 millionnairesthaler__le thaler valant 3 marcs= de sorte que ces derniers ont chacun un capital de 3,000,000 de marcs. L’homme le plus riche de Berlin a un revenu de 1,720;- 000 marcs, et sept seulement ont un revenu dépassant $240,000.
: S10- La presse française compare Mc- Kinley, président des Etats-Unis, à Pilate,et elle a peut-être un peu raison : il répudie la guerre en
son particulier, en obéissance au désir des nations, mais sachant que les Américains et Espagnols veulent
la guerre laisse au Congrès à en décider. C'est-à-dire qu’il s’en ‘“ lave les mains.” Maintenant cette popularité de la guerre tient de ce que une majorité probablement du peuple ou de ses éléments travailleur, manufacturier, marchand, fournisseur en général, en serait bénéficié : qui, par la construction des navires de guerre ; qui, par le matériel d'armement, les poudres et projectiles ; qui enfin par les mille et une choses à faire, à fournir en pareille éventualité.
S11-Le vrai, le faux en écriture__Fausser une écriture, une signature. Autant d’'individus de par le monde autant d’écritures diverses. À l’école, sous la tuition du maître, les écritures des élèves ont une similitude générale, il est vrai, mais sortis du collège et sous les influences diverses qui motivent l’écrit, l’individualité de l’écrivain s’accentue rapidement. Un homme écrira mille fois son nom et pas une de ses signatures ne pourra être superposée à une autre sans faire trait de dissemblance en quelque endroit. Ceci est si vrai qu’à côté d’une signature faussée, forgée et initant assez parfaitement votre propre écriture, vous ne sauriez jurer laquelle des deux est la vôtre. On donne comme moyen de
s'assurer d’une faute de superposer les écritures, et si
elles sont identiques, on peut conclure assez plausiblement qu’il y a là l’action d’un faussaire, qui à cet effet aura pris une empreinte de votre nom sur cire ou sur papier à calquer par l'entremise d’un mince papier transparent, pour ensuite en repassant dans les mêmes traits, reproduire l'original avec une perfection autrement impossible.
812 Leonardo Da Vinci était d’une versatilité, d’une universalité de talents extraordinaires. Vivant de 1452 à 1519, il possédait toutes les connaissannaissances humaines, et poursuivit toutes les carrières, sauf peut-être celle du commerce. Il était peintre, sculpteur, architecte, poète, muslcien, philo sophe, psychologue, auteur, critique, voyageur, aéronaute, mathématicien, physiciste, chimiste, géologue, minéralogiste, astronome, anatomiste, physiologiste, arpenteur, topographe, ingénieur civil, minier, naval et nilitaire et inventeur. Il dessinait et pouvait fabriquer des engins de guerre, il a laissé des centaines de dessins de catapultes, ballistes, canons se chargeant par la culasse, mitrailleuses, etc. C’est lui qui découvrit le secret de la balle conique, il connaissait le principe du canon composé, renforcé par des cercles, bagues, anneaux ou manchons, ou par du fil de fer.
S13- 6‘ Ayons de Ina considération l’un pour l’autre.” Sous ce titre biblique qui équivaut à celui‘ aidez-vous les uns les autres” ou envore à celui qui nous enjoint de ‘“‘ faire nux autres ce que l’on voudrait qu’on nous fit” on apprend que le fort doit supporter les infirmités du faible ; le faible ne pas s’offenser de la plus grande liberté du fort—le riche se montrer sympathique aux épreuves du pauvre ; le pauvre de son côté n’oubliant point les anxiétés du riche et les appels répétés à sa générosité—Les vieillards devraient se rappeler l'enthousiasme de leur propre jeunesse, ses erreurs ; ne point froncer le sourcil à la vue de l’ardeur des jeunes. Les jeunes a'ors s’assiéraient à leurs pieds pour apprendre et se relèveraient pour mettre en pratique les leçons inculquées, aulieu de rejeter comme de fossiles théories les enseignements des cheveux blancs, admettant par ce faire que la multitude des années enseigne la sagesse.— Si avec l’âge venaient les infirmités, sa décrépitude serait honorée comme on le ferait d’une blessure de guerre passée. Les parents alors n’oublicraient point qu'eux aussi ont été des enfants autrefois ; les enfants,
que les devoirs envers leurs parents est un devoir
envers Dieu, et qu’eux aussi peuvent un jour réclamer les immunités d’un père, d’une mère.—On verrait alors le sage tolérer avec la patience le non savoir de l’ignorant et s'imposer la douce tâche de l’instruire. En un
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mot rappelons-nous la chanson bien motivée ‘“ Grand'’maman, rappelez-vous en ; quand vous étiez jeune, vous en avez fait autant.” *"*
S14- A première vue, l’on serait tenté peut-être de se contrarier de ce que nos journaux contiennent en somme plus d’annonces de toutes sortes que de matières à lire, plus de moitié même ou comme je viens de le constater, quelques 85 colonnes sur les 160 d’un journnal de 20 pages à 8 colonnes. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a au moins une de ces annonces qui vous intéresse et que toutes les autres en intéressent quelques-uns : femmes, hommes et enfants__laïques et cléricaux— manœuvres et professionnels. Les malades surtout y jouissent d’une abondante littérature de médicaments à tout guérir. D'ailleurs, c’est de ces annonces que le journal fait son protit, et n’était cela qu ! l’on serait loin d’avoir, comme aujourd’hui et tous les jours, toutes les nouvelles du monde pour un seul
centin.
# | + * «S815—Plus de dommages par l’eau que
par le feu. C’est le cri général de nos citoyens, et les pompiers devraient s’en laver les mains. En eflet,
ce n’est point, habituellement, sur le feu que l'on jette de l’eau, mais sur une simple lueur que l'on se donne l’air de prendre pour du feu et qui n'est d'ordinaire qu’une fumées rendue rouge par le reflet des flammes venant du côté opposé. Maintes fois, si on s’en donnait la peine, en cherchant le foyer de l'incendie, l'on en aurait raison avec un simple jet d’eau y dirigé pendant quelques minutes tout au plus et probablement même, dans la plupart des Cas, au moyen d’un “ babcock petit eugin chimique engendrant de l’acidé carbonique et tuant le feu au fur et à mesure que dirigé dessus et sans inonder d’eau toutes les marchandises, tous les effets, les meubles d’une maison, d’un édifice ‘quelconque.
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SL6— II est bon que le récipiendaire d’un mauvais compliment, d’une épithète offensante, puisse se contenter du retrait de la parole blessänite, déclarée au parlement, au conseil de ville, à une assemblée publique quelconque ‘ mon‘parlementaire ”” mais tout de même le mot est là, l’injure n’est tout au plus que mitigée. C’est comme un homme qui tout en payant une amende infligée par la cour pour en avoir rossé un autre, a la satisfaction de dire ‘oui,’ mais tout de même je me suis donné la satis. faction de le souffleter. D'ailleurs je ne sache jusqu’à
quel point ce scit motivé de dire à un homme comme je l’ai plusieurs fois entendu dire en pleine séance de conseil de ville par un ex-échevin ‘‘ si les convenances qu’il faut observer ici, si les règles ne me le défendaient point, je dirais que vous êtes un menteur, un voleur, que vous devriez être au pénitencier ””’ mais je ne puis le dire et j'ai à me taire. Eh bien je prétends que l’insulte est le même que s’il le disait sans réserve, et que l’insulteur devrait ètre dans ce cas sujet à poursuite en libel et à la prison ou l’amende ; car réellement il dit la chose injurieuse sans, si vous voulcz, en avoir l'air.
S817-Le professeur, Je maitre d'école a à se méfier de, se mettre en gaide contre lui-même, car il s'écoute parler et peut facilement oublier qu'il n’est pas là pour montrer ce qu’il sait, mais pour enseigner à l'élève ce qu’il ne sait point. Ceci est un défaut très commun chez tout le monde qui se mêlent d’expliquer quelque chose à une ou à plusieurs autres personnes—Il y a beaucoup de vanité aussi dans la plupart de ces questions que l'on pose par la voie des journaux et auxquelles a à répondre un éditeur spécial-en ce que c'est comme dans le cas ci-dessus du pédagogue qui
tient plutôt à faire preuve de ses connaissances litté-
raires ou scientifiques, qu’il ne désire réellement une reponse à sa question. Les gens voyez-vous se disent, en voilà un ou une qui a des goûts, des tendances esthétiques, historiques, aristocratiques ou autres.
S18-II se fait de nos jours par nos anis les Juifs un mouvement pour devenir propriétaires, possesseurs de ‘: La Palestine.’° Ça a peut-être sa raison d’être Nous pouvons ne pas les aimer, mais rappelons-nous que les Israélites étaient autrefois “ le peuple de Dieu,” et qui sait jusqu’à quel point ils étaient sincères à croire qu’un enfant venu au monde dans une étable pouvait bien ne pas être le fils de Dieu Puis, Jésus lui-même a dit en mourant ‘‘ pardonnez-leur oh Dieu car ils ne savent ce qu'ils font.” Oui, cette nation traquée partout sur la terre veut se faire un pied à terre, un chez soi dans la ville sainte ; et qui sait si elle ne réussira point à former le montant nécessaire pour en faire l’achat et si Dieu ne les favorisera point en ce sens, que sous l'inspiration du site, ils finiront par croire et se christianiser. Les Juifs veulent acheter La Palestine pour y assembler, y héberger tous ces pauvres Israélites qui souffrent persécution en pays étranger, et que l’on chasse de partout si toutefois on ne les soumet à des exigences qui les forcent eux-mêmes à s’expatrier.
819-C'’est dans Ina tolérance mutuelle qu'est le secret de la vie vraie, de la vie telle qu'elle devrait être, et ce n’est guère de l'amour, l’amour qui ne sait la douceur qu'il y a à pardonner. Voilà le véritable amour du prochain que Dieu veut
nous inculquer.
820--Vous portez une acousation contre un homme ; mais si d’un ton convaincu cet homme vous met . au défi de la prouver, vous demande lui-même une enquête—S’il le fait avec le toupet nécessaire vous êtes porté à douter quasi de la vérité de l’accusation sous le coup de laquelle il vous lance son défi.
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S21-Les libéraux se donnent l'air de vouloir l’aboliion du Sénat mais c'est seulement un faire semblant ; car ils savent comme ça leur est utile à chaque vacance dans cette branche de la législature fédérale, de pouvoir y caser un des leurs, et avec le temps, tous les fidèles. Mais le sénat cette fois a contenté bien du monde, en sauvant le pays et le gouvernement lui-même d’un contrat scandaleux dit-on de 25,000 acres de terre par miile de chemin de
fer projeté du Yukon pendant que jamais auparavant on n’en avait donné plus que de 5 à 10000.
822- C'est au gérant d’un théâtre que devrait incomber le devoir d’inviter Îles dames à se décoifer de ces chapeaux monstres qui empêchent que ceux qui sont derrière elles puissent rien voir de ce qui se passe sur la scène. Si le gérant craint ds ce faire ; alors que les hommes se concertent pour refuser de mener leurs femmes au théâtre, et si les femmes persistent, que les hommes s'abstiennent d’y aller et le gérant, dans son propre intérêt finira par forcer les femmes à se rendre aux dictées du bon sens. Il y a aussi les femmes qui parlent constamment pendant une représentation, un concert : c’est de deux choses l’une ou elles sont trop peu instruites pour comprendre un mot de ce qui se dit, une note de la musique ; ou, et ceci est le plus plausible, c’est la vanité, l’orgueil de laisser croire qu’elles ont déjà vu, entendu ce qui se passe sur la scène, et qu’elles n’y portent pius d'intérêt.
823 Brumnetière dit et avec lui Faguet admet que l’Art est immoral, en ce que péné trant en nous par un de nos sens, il est sensuel. Mais il vaut mieux dire que l'Art peut porter à l’immoralité, par la contemplation de figures nues ou non drapées
ou vêtues. Tout ceci cependant est conditionnel : l'habitude comme en Europe, ou chez les Romains de
voir le nu, peut faire qu’on s'en impressionne moins. Cependant il n’est pas acquis à la vérité, que je sache, qu’il y ait plus d’immioralité chez les peuples qui vont nus ou presque nus, que chez ceux que le climat force de se vêtir. La nature, disent ces messieurs, est immorale. Faquet cependant limite cette innmoralité à la nature animale; mais on ne peut dire cela, on ne devrait point le dire -la nature animale dans ses actions peut porter à l’immoralité. Dieu n’a rien fait qui soit immoral, et ce qu’il à fait devrait—honni soit qui al y pense-ne point porter à l'iinmoralité et est peut être aussi nécessaire comme moyen éducatif, que les déjeetions de certains animaux qu’on a tous les jours sous les yenx, et qui se font et sont là pour nous rappeler qu’on est sujet aux mênies besoins, et nous empêcher de trop retrousser ou serrer le nez, de trop fermer les yeux à la vue au flair de ces derniers
phénomènes de la physiologie animale.
S21- Les abolitionistes veulent que pour en empécher un de s’enivrer il y en ait 10 qui se privent de boire. Le père Oblat Gohicet qui est pius fin que ça recommande de combattre l’intempérance par le vin. Il remarque que cans les pays où on cultive la vigne il n’y à point d’ivrognes. C'est vrai et à preuve : durant 5 semaines à Paris je n’ai pas