‹ Divers ou Les enseignements de la vie [microforme]Chapitre 73 sur 83 · On lit dans “ Nature ”’ que le professeur T · texte numérisé non relu

On lit dans “ Nature ”’ que le professeur T

Fischer, dans un mémoire sur l’asmmphithéâtremorainc du Lac Garda, fait voir que du côté intérieur ou italien des Alpes, la forme des dépôts par moraine diffère d’une manière tranchée de celle du côté extérieur ou allemand. Dans les premiers, dont le Lac Garda fournit un frappant exemple, les dépôts se sont faits en cercles concentriques, ayant leur convexité vers les plaines ; tandis que dans les derniers, c’est la forme familière en évantail à l’embouchure des vallées.

88S7— Action supposée du chloroforme sur le gaz d'éclairage interné. C’est à l'hôpital catholique de Herne, en Westphalie. On avait à opérer un individu pour cas pressé mais qui prit quatre heures à résoudre. L’on suppose que le gaz illuminant de la salle décomposa le chloroforme, avec évolution de vapeurs chlorinées qui eurent l'effet de paralyser l’action des deux chirurgiens, et d’affecter si sérieusement les sœurs assistantes, que l’une d’elles est morte le second jour, pendant que la vie des autres est en danger.

SSS- L'on vient de faire à la “ Columbia University”” Etats-Unis, des études de psychologie

comparative. Ces expériences ont été faites sur des chets, des poulets, chiens, singes et d’autres animaux. On mit ces animaux dans des boîtes ayant des pertes pouvant s'ouvrir de l’intérieur, et de diverses manières, comme en pressant une clanche ou tirant sur une corde, ou un crochet attaché à une corde, en tournant un bouton. Ailleurs, on rendit les mouvements plus compliqués, en nécessitant plus d’une opération de la part de l’interné pour se faire voie à l'extérieur, s'évader ou arriver à un mets d'affection placé au dehors et que pouvaient voir les animaux de dedans leurs cabanes à claire-voie, afin de les presser à faire des efforts pour y parvenir. Thorndike qui a conduit ces expériences est d'avis que le raisonnement n’y était pour rien dans les opérations des chats et autres pour regagner leur liberté, mais que la découverte, par accident ou par hasard, d’un des mouvements à faire pour se libérer, en amenait un autre, et que plus ils y allaient et moins ils mettaient de temps à finir par ouvrir la porte. El ne servait à rien, parait-il, à un félin de voir faire la chose par un autre, même 100 fois de suite, et l'animal ne s’inspirait point non plus du fait qu’on lui prit la patte pour la lui poser. sur la clanche-non-— fallait qu'il apprit cela de lui-même— mais une fois appris il s’en rappelait—Mais Thorndike, n’a aucune raison d’en conclure au non raisonnement de la part de l'animal. La mémoire du fouet pour un

chien, à la vue de cet instrument, ne lui causerait aucun émoi en vous le voyant à la main si ce n’est que c’est le raisonnement qui lui fait rappeler à quoi il sert.

889-Le raisonnement chez les animaux peut ne leur venir que par leur propre expérience, c'est-à-dire, motivé par ce qui leur est arrivé à euxmêmes, et qu’ils ünt non séulement vu mais ressenti ; tandis que pour ce qui est arrivé aux autres, ils l'ont seuiernént vu sans le ressentir. J'ai peut-être déjà cité quelque part, dans un alinéa ayant trait à “la mémoire chez la gente animalé ”’ le cas du poisson dans l’aquaridi dé Brighton en Angléterre, qui pendant 3 mois alla se heurter à une cloison de verre le séparant d’un poisson ennemi dans le bocal voisin. L’'observateur a mis céla au compte du manque de mémoire chez le poisson ; mais on ne peut conclure de 1à qué le poisson ne se soit dit et cela par le raisonnement, ‘“ inutile donc pour moi, d'essayer plus longtemps à arriver à mon ennémi dont je suis séparé par un empèchement infranchissable, tout invisible qu'il soit.” Je prétends au contraire que malgré que le chat, le chien, laissé à luimênre, ou ne voyant point ‘ clancher’ une porte pour l’ouvrir, met plus de temps à apprendre la chose ;

il l’apprendra plus vite en vous le voyañt faire, car il

vous regarde quand vous le faites, et c'est cela qui lui donne l'idée de s'attaquer d’une manière quelconque à la poignée de la porte, où se trouve évidemment pour lui le secret de l'ouvrir.

890 Certains regardent à l’état de simple lé gende celle de Ronnulus et Remus ailaités par une louve; mais iln’y avait rien d’étrange là-dedans. Dans l'Inde, il est connu que des ‘enfants du pays ont été allaités par des louves et ont vécu avec. Les nègres avèrent que des singes anthropoiïdes ont nourri des enfants de leur lait. Romanus cite, comme fait, le cas de trois jeunes rats nourris par un chat dont on avait enlevé les petits. D'ailleurs, j'ai moi-même vu une chienne allaitant un chat, et une chatte se plaisant au soulagement apparent que lui

causait un petit chien suçant son surcroit de lait.

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S91 - Le proverbe anglais 6 out of sight,- ont of mind ”” est traduisible dans toutes les langues, et véridique chez toutes les nations, chez tous les individus. Oui quand on ne vous voit point, on ne pense pas à vous. Dans les réunions sociales, litté-

raires, scientifiques; il y en a ioujours un certain

nombre auxquels l’on pense sans les voir, ou plutôt on n’y pense point, mais on interroge sa mémoire, celles des autres pour des suggestions et on n’est pas lent à en trouver plusieurs parmi les haut placés, les titrés, les riches qui, de mise ou non à la fête, y sont conviés pour en hausser l’éciat; mais les pauvres diables qui ne jont partie d’aucun club où leur présence peut faire penser à eux, courent le risque de rester en arrière, ne pas recevoir d'invitation, malgré que leurs talents, leur génie, leurs œuvres motiveraient assez leur ertrée. Je vois ceci par moi-même en me rappelant que plusiet rs fois où j'ai eu l’occasion de m’associer des amis, des gens de mêmes aptitudes, j'avais à me dire, le lendemain en les rencontrant sur la voie publique : tiens comme j'ai été gauche : en voilà un,en voilà un autre que, si j'avais pensé, j'aurais convié en telle occasion.

S92-Le reu versement, en Cour d’Appel, d’une foule de jugements des Cours de moindre juridiction, est motivé d'ordinaire par le fait que tel et tel cas aurait du faire le sujet d’une expertise par des homanes de Part, de 1% science ayant trait à Îla question en iitige, L'on pose au témoin toutes sorte: de questicns sauf celle à laquelle il seruit le

plus pertinent de répondre. Il s'agissait par exemple du dommage que pouvait faire à un meunier une prise d'eau d’aqueduc sur la rivière alimentatrice du moulin. La chose importante à prouver était la quantité, le prorata, le pour-cent de l’eau ainsi distraite de la rivière, et pas une question ne s’est suggérée à l’avocat ni de la demande, ni de la défense à l'endroit de cette part afférente de l’eau, si essentielle pour permettre à la Cour d'apprécier la situation. Pourquoi alors ne pas dire au témoin “ veuillez nous faire part de vos observations quant à ce que vous avez vu sur les lieux et des conclusions que vous en tirez, comme ayant trait à la question en dispute.” Mais non: l’un des avocats peut-être s’y objecterait, et malgré l’injonction contenue dans la prestation de serment de dire ‘ toute la vérité,” il est très rare qu’elle se fasse jour et la Cour

reste dans l’obscurité.

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893- L'étoile Arcinrus : la merveille ‘u firmament. Regardez-là attentivement. Cet astre est le plus grand des soleils que contiennent les cieux qui nous sont connus. Sa distance de nous est de mille millions de millions de milles (333,006,000 de millions de lieues) ou plus de 10,000,000 de fois la distance de notre soleil à nous. Comme l'intensité de la lumière décroit avec le carré de la distance, il est

facile de démontrer que si nous étions aussi près d’'Arcturus que nous le sommes du soleil, la terre serait vaporisée, réduite en poussière, en vapeur, par le seul souffle de chaleur imaginable qui la frapperait, Car Arcturus surpasse dans le rapport de six mille à un, le pouvoir éclairant et échauffant du soleil. Quand à la véritable grandeur d’Arcturus, il n’est pas improbable que son globle ferait plus qu’emplir l’espace compris par le rayon de l'orbite de ia planète Mercure autour du soleil. Ce serait donc une boule d’un diamètre de plus de 20 millions de milles, ou de 25 fois celui du soleil. C'est-à-dire que sa grosseur, son volume dépasserait de plus de 15,000 fois celle de notre luminaire. Ne pas connaître Arcturus, serait donc ignorer le phénomène physique le plus étonriant, le plus prodigieux qu’il soit donné à l’homme de contempler.

S94 Coninfént recoñhñtre ou trouver l’étoile Arcturus, Le voici: vous connaissez, tGuüt le monde connait la constéllation “ Grande Ourse,” ou disons plnéôt, cette partie de la constellation qui en représente la cuisse, la queue; suivez dé l’œil, la courbure de cétte queue, et proléngez ia par imagination d'üne quantité égale à l’étendue en longueur de la partie facilement visible de la constellation (la cuisse

et la queue), Vous tomberez de cette manière sut Arcturus, étoile jaunâtre. Au loin vers le Sud est l'étoile blanche Spica dans “ La Vierge,” et encore plus loin à l’Ouest la planète Jupiter—les trois : Arcturus, Spica et Jupiter formant les coins d’un vaste

triangle.

895 - L'étoile Véga. Au nord-est d’Arcturus (894) apparait le bel anneau ou cercle de la ‘“ Couronne du Nord” et à demi chemin entre la Couronne et l'horizon, la brillante Véga captera l'œil. Cette étoile est seconde seulement à Arcturus parmi les géants connus des espaces stellaires. Sa distance de nous quoique de seulement la moitié de celle de l’autre, est encore de cinq cent millions de millions de milles (500,000,000 de millions) ou de 166,000,000 de millions de lieues, et son pouvoir illuminant est de probablement deux mille fois celui du soleil, Le contraste entre les couleurs d’Arcturus et de Véga est tout à fait captivant.

896- En cette saison, fin de Maui, Vénus commence à outre passer la splendeur de Jupiter comme étoile du soir. Au télescope— car on ne peut guère en voir les phases à l'œil nu—elle

nous parait gibbeuse, c’est-à-dire, ventrue comme la

lune en passant au plein, et on en voit les ,%, ou quatré cinquièmes du disque illuminé. Vénus est en quelque sorte le miroir de la terre. Etant, à très près, des dimensions de la terre, elle nous fait le même effet que ferait la terre si à son tour on la pouvait voir d’où est Vénus. Mais lorsque, ce qui aura lieu en décembre, Vénus se trouvera entre le soleil et la terre, ses habitants verront un spectacle plus magnifique qu'aucun de ceux qui se soient jamais présentés à nos yeux ; car alors la terre apparaîtra au ciel de minuit de Vénus, dans sa phase de plér.:.1de ou de pleine lune, avec tous les continents, ses océans, ses nuages facilement visible à leurs télescopes ; et accompagné de sa fidèle compagne, la lune serait pour Vénus une planète assez accentuée, et pour ses astronomes très brillante en ce que n’ayant point d’atmosphère, ni par conséquent de nuages, il n’y aurait rien pour en obstruer la vue.

897- Jupiter la grande ou maîtresse planète de notre système solaire commande notre attention— passant au méridien de bonne heure durant la soirée et demeurant visible pendant la première moitié de la nuit. Jupiter, qui comme on le sait est mille fois plus grand que la terre, et plus grand à lui seul que toutes

les planètes réunies de notre système, a développé

durant les deux dernières années dans sa zone tropique nord, une série remarquable de taches elliptiques noirs, et à l’heure qu’il est ces taches paraissent s’accentuer en nombre. Les observateurs de Jupiter en ont trois surtout à l'étude et leur vitesse de mouvement parait surpasser celle de semblables taches visées au même endroit il y a trois ou quatre ans. La commotion des stries et taches de Jupiter est toujours d’un intérêt qui capture l'attention des astronomes. Il se forme en Jupiter ou à sa surface de prodigieux

changements, mais on n’en connaît point la nature.

S98—« Les péchés des gens seront visités sur eux et leurs enfants jusqu’à Ia troisième et quatrième générations.’ En effet, cela à été de tout temps, et a lieu d’une manière accentuée de nos jJours—car voilà que dans les pays où on tue ces milliers d’oiseaux pour en orner les chapeaux des femmes, les insectes par milliers que dévoraient, détruisaient ces habitants de l'air, dévorent aujouræ hui à leur tour (compensation de Dieu pour punir l'orgueil, la cruauté) tous les grains, les fruits, les légumes, etc., qui leur tombent sous la dent (le bec, si vous voulez, puisque d'ordinaire les oiseaux n’ont point de dents). Et par contre, que de malédictions ici au Canada, le peupie n’a:t-il point pro-

noncées sur la tête de celui qui, pour se défaire d’un ver nuisible à un bien moindre degré a importé le moineau qui a chassé notre hirondelle, infeste aujourd'hui toute l’ Amérique du Nord, se nourrit de fumier, le salot qu’il est, et fait cent fois plus de mal qu’il n’a jamais fait de bien.

899- L’incurie dévastatrice de l’homme est immense, incalculable. ]la détruit la forêt, le malheureux, et en le faisant, en dénudant ainsi la terre, a accentué les hautes eaux, les inondations du printemps, les basses eaux de l’été, le manque d’un tirant d’eau suffisant dans les fleuves, les rivières, la fureur des cyclones autrefois retardés par leur friction au contact de la forêt. Il a détruit le buffle et est en train de détruire le saumon, le homard, le loup-marin d’Alaska et que sais-je encore. En un mot il est de tous les animaux le plus destructeur ; les autres, sauf peut-être le carcajou, ne tuent que pour leurs propres besoins— pendant que comme le carcajou l’homme détruit par pure stupidité, par malice, vengeance. En déboisant le flanc de la montagne, il en a déterminé, hâté l’avalanche de neige—en dépouillant la plaine et le littoral des rivières et cours d’eau, il y a motivé la destruction des écores, leur affaissement, leur aplatisse-

ment, leur surcroit d’étendue à même les surfaces

dévouées à la culture ; l’éboulement, le déplacement destructeur vers les rivières de vastes étendues de terrains sableux ou d’un sol léger et arable que retenaient auparavant en place les flancs boisés des cours d’eau, etc., et enfin ceux qui ont échappé à la mort dans ces inondations, cyclones, avalanches, écroulements du sol, périssent plus tard par la famine et c'est ainsi que Dieu se venge de notre inénarrable insouciance du futur.

k% 900-Comme le même mot veut dire deux choses diamétralement opposées. La valeur d’une chose est dit-on inappréciable, et on a besoin ensuite de qualificatifs pour faire comprendre dans quel sens il faut entendre le mot à deux sens ; car ‘inappréciable? veut tout aussi bien dire : il y en a si peu, ça vaut si peu, que ça ne vaut pas la peine d’en parler; que ça veut dire tout le contraire, comme en parlant d’un bienfait qu’on ne saurait priser suffisamment. C’est tout à fait analogue dans son genre au dicton et au fait même que ‘‘ le sublime est voisin du ridicule.”

901- Goldwin Sanith tance les déclamateurs sacrés chez nos frères séparés, et d’autres qui Sont aujourd'hui à faire parade

de leur bigoterie propre, en dénonçant la bigoterie supposée de l’Espagne, et nttri- :

buant à des causes religieuses, la nr.

dence de Ia puissance passée de ce pays

I dit: “Il n’y a ni sens commun, ni justice” de répros db. cher aux Espagnols d'aujourd'hui, l'inquisition’ ét ‘’: l'Armada= pas plus que si on reprochait raser Ar É aux Anglais l'exécution de prêtres catholiques, où aux : : habitants du Massachussets la persécution des Quakers ter À et l'exécution des sorcières. Les neuf cent éspägholé tombés morts sous le feu meurtrier de Dewey n’ont pas

eu plus à faire avec l’Auto-da-fe, qu'avec l'assassinat dé * Jules César, C’est durant la lutte avec Ïé Mahomé: : : tisme, ajoute-t-il, moresque d’abord, puis’ turque; où : Elle était champion, et pour beaucoup martyré dë là

chrétienté, qu’Elle a contracté la bigotstie Le La à : alors reprochée.”? < ia)

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