‹ Divinité du catholicismeChapitre 22 sur 27 · DIVIN [TÈ · texte numérisé non relu

DIVIN [TÈ

même répondre à cette question. Les premiers réformateurs, en agissant ainsi , qu'ont-ils fait autre chose que suivre les conséquences naturelles des principes protestants qu'ils avaient établis ? Puisqu'ils brisaient la hiérarchie ecclésiastique qui remonte jusqu'aux apôtres, et qu'avait établie en Angleterre l'immortel Augustin ; puisqu'ils se reconnaissaient légitimement envoyés par le roi d'Angleterre pour la conduite spirituelle des peuples ; puisque leurs fonctions se réduisaient à lire la Bible , à conférer le baptême aux enfants, à présenter, de temps à autre, à leurs paroissiens une espèce de pain bénit qui rappelle le dernier souper du Sauveur; en un mot, puisqu'ils marchaient à grands pas dans la voie large de la prétendue réforme, sous l'inspiration satanique de Henri et de Cranmer, je conçois sans peine que les nouveaux ministres aient fort bien pu se passer, dans l'exercice de leurs fonctions, de l'assistance de l'Esprit saint et du secours de la grâce divine—

Sans doute il devait en être bien autrement dans le temps, où le catholicisme était si florissant dans vos contrées : comment les prêtres auraient-ils pu jamais repousser les précieuses grâces du sacerdoce ? Ne s'agissait-il pas alors pour eux, comme il s'agira toujours pour nous, d'offrir le redoutable sacrifice de nos autels, d'annoncer avec force et

autorité la sainte parole de Dieu, d'administrer les sacrements, entre autres ceux de la pénitence et de l'Eucharistie, de prier sans cesse pour les besoins spirituels et temporels des fidèles, de veiller sur les peuples avec un soin tout spécial, pour les empêcher de se laisser jamais égarer dans la voie de Finiquitéet de Terreur? etc..

Ce simple exposé d'aussi saints, d'aussi sublimes devoirs ne vous fait-il pas comprendre, cher docteur, la nécessité d'admettre l'ordination comme un sacrement de la loi nouvelle? Comment voulezvous que les prêtres de l'Eglise catholique puissent remplir, comme il convient, leurs importantes fonctions, sans des grâces toutes spéciales qui soutiennent leur faiblesse et les rendent dignes d'être les représentants du Sauveur lui-même pour ce qui regarde la sanctification des âmes?

Quant à vos ministres anglicans (et sous cette dénomination je comprends les évêques, les prêtres et les diacres de l'église anglicane), vos ministres qu'ont-ils à faire chez vous? presque rien1. Ceux qui possèdent de gros bénéfices peuvent encore s'ils le veulent, aller dépenser leurs revenus

1 Ceux qui voudraient savoir quelles sont les occupations des ministres anglicans , pourront lire mes Souvenirs d'Angleterre, etc., à l'endroit surtout où je compare les vertus toutes humaines de ceux ci, à la vie de dévouement et aux vert toutes sacerdotales du clergé catholique.

avec leurs femmes et leurs enfants, dans les plus beaux, dans les plus agréables climats de la terre ; ils le peuvent ^ pourvu qu'ils donnent quelques pièces d'or à un ministre subalterne qui les remplacera le dimanche, pour présider une heure ou deux tout au plus, à l'assemblée des paroissiens réunis dans le temple. Et que fera donc ce ministre? Il lira la Bible : il récitera quelques prières qui se trouvent dans le livre de Cranmer. — Vous me dites, docteur, qu'il doit encore interpréter la Bible. — C'est vrai, je l'avoue ; mais aussi, en l'interprétant, aura-t-il soin de dire à ses auditeurs : « Ma parole n'est point infaillible ; si vous trouvez que je me trompe dans mes explications bibliques, ne m'écoutez pas : si vous savez mieux que moi interpréter la sainte Ecriture, suivez vos lumières, et adoptez vos interprétations que vous croyez meilleures que les miennes; car, ne l'oubliez jamais, un bon protestant, un bon membre de l'église anglicane, ne doit s'en rapporter qu'à la pure parole de Dieu, pour ce qu'il doit croire et pratiquer... »

J'ai déjà fait ailleurs de semblables réflexions ; mais je les rappelle en ce moment pour vous dire que je comprends pourquoi votre église a rejeté le sacrement de l'ordre. Tout s'enchaîne dans le monde moral. Quand la mission légitime manque, la grâce de Dieu manque aussi, et quand la grâce a disparu, l'homme n'est plus distingué de

ses semblables, et rien en lui ne saurait le faire respecter comme l'organe et le représentant de la divinité elle-même. Le ministre chez vous, n'est donc plus pour le salut des âmes ; il est tout simplement pour jouir de son bénéfice. Aussi, je conçois parfaitement que la négation des grandes vérités de la foi ait dû entraîner la destruction du sacerdoce ; car, là où il n'y a rien d'important à faire, qu1 est-il besoin de grâces de choix ? Je conçois encore que la destruction du sacrement de Tordre ait dû avoir pour résultat (si même ce n'en fut pas le principal motif) la destruction du célibat ecclésiastique. Dès qu'il n'y a plus de fonctions à remplir, ni de caractère sacré à recevoir, le ministre peut-il sortir de la classe des hommes profanes? Or, puisqu'il n'a rien qui le sépare de ses semblables, pourquoi ne vivrait-il pas comme eux? pourquoi ne chercherait-il pas à unir ses destinées à celles d'une épouse, à se créer une famille, à s'a" giter pour obtenir un plus gros bénéfice, à augmenter son avoir de jour en jour? et cela, afin de placer dans le monde ses enfants avec le plus d'avantage possible.

Vous voyez, docteur, qu'ici je ne me fâche point trop contre votre église anglicane ; je trouve bien naturel qu'elle ait repoussé le célibat ecclésiastique1, après avoir rejeté un si grand nombre de

1 Qu'on tâche de nepas se méprendre sur le[sèns de mes pa-

nos mystères et de nos dogmes catholiques ; comme aussi je trouverais singulièrement étrange qu'une église schismatique et hérétique, eût voulu imposer des sacrifices désormais inutiles à des ministres désœuvrés, qui ne sauraient comment employer les longues heures du jour, s'ils n'avaient à s'occuper du soin de conduire leur maison et d'élever leurs enfants.

Je reviens maintenant à la promesse que je vous ai faite plus haut, de prouver par la Bible et les premiers pères, que l'ordination est un véritable sacrement delà loi nouvelle.

L'église anglicane prétend que l'Ordre n'est qu'un symbole qui ne produit aucune grâce spirituelle ; et pourtant , l'Ecriture sainte dit évidemment le contraire. Quand le Sauveur donne à ses apôtres

rôles. Sans doute je suis loin d'approuver l'église anglicane dans l'abolition du célibat ecclésiastique ; j'observe seulement que le mariage devenait nécessaire à des ministres protestants qui n'avaient plus la charge de célébrer la messe, de confesser les fidèles, d'assister les pauvres, etc. Quant à l'Église catholique, jamais elle n'abolira la sainte loi du célibat ecclésiastique, qui remonte jusqu'au temps des apôtres, parce que les prêtres catholiques ont une famille qui est leur troupeau, des enfants spirituels qui sont les fidèles, dont ils doivent procurer le salut, en offrant l'auguste sacrifice de l'autel, en administrant les sacrements, surtout ceux de pénitence et d'eucharistie, en instruisant par leus discours et leurs exemples, en assistant les malades, en devenant les soutiens et les protecteurs des pauvres, des veuves, des orphelins, des enfants abandonnés, etc., etc.

la mission de convertir le monde par la folie de la croix, et leur .donne encore la puissance de baptitiseretde remettre, ou de retenir les péchés, il souffle sur eux et leur donne le Saint-Esprit : Accipite Spiritum sanctum ; quand le ciel ordonne de séparer Paul et Barnabe pour l'œuvre à laquelle il les destine ; les autres apôtres attirèrent sur eux des grâces propres à remplir leur mission divine, après leur avoir imposé les mains, et offert au Seigneur des jeûnes et des prières. Que l'ordination soit un véritable sacrement, c'est ce que le grand apôtre reconnaît en plusieurs endroits de ses épîtres, lorsqu'il dit à son cher Timothée : « Ne négligez point la grâce qui est en vous, qui vous a été donnée par l'esprit prophétique, avec l'imposition des mains des prêtres. — N'imposez point trop tôt les mains à personne, et ne participez pas aux péchés d'autrui. — Je vous avertis de ressusciter la grâce de Dieu qui est en vous par l'imposition de mes mains ; car Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais un esprit de force, de charité et de sobriété. »

Ces paroles n'ont pas besoin d'être commentées : elles parlent d'elles-mêmes en faveur du sacrement de l'ordre.

Saint Clément nous représente la succession des évêques et des diacres comme étant d'institution divine, par conséquent comme élant accompagnée

des grâces nécessaires pour le bon gouvernement de FÉglise chrétienne. « Les apôtres, dit-il, nous ont prêché l'Évangile de la part de notre Seigneur Jésus-Christ, et Jésus-Christ nous Ta prêché de la part de Dieu. Dieu a envoyé Jésus-Christ, et Jésus-Christ a envoyé les apôtres ; l'une et l'autre de ces choses se sont faites par la volonté de Dieu. Ces ministres fidèles ayant donc reçu des ordres de la bouche de leur maître, ayant été persuadés par la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ, et affermis dans la foi par la parole de Dieu, et par la plénitude des dons du saint Esprit en eux ; ils ont été annoncer partout l'approche du royaume de Dieu, et prêchant ainsi dans les pays et dans les villes, ils ont choisi les prémices de ces Églises naissantes, et après les avoir éprouvés par les lumières de l'esprit dont ils étaient remplis, ils les ont établis évêques et diacres sur ceux qui devaient croire à la parole sainte. »

Si vous faites attention à ces belles paroles, vous apercevrez sans peine, cher docteur, que la hiérarchie ecclésiastique est d'institution divine. Dieu envoie son fils : à son tour le Sauveur envoie les apôtres; ceux-ci établissent des évêques, des prêtres, des diacres, pour gouverner l'Eglise de Dieu. Voilà l'ordre éternel établi ; et malheur à quiconque oserait détruire l'œuvre du Très-Haut ! Aussi voyons-nous que saint Ignace, évêque d'Antioche,

ne cesse de recommander la soumission à l'évêque : « L'évêque l et l'Église, c'est tout un à ses yeux, comme il est facile de le montrer par plusieurs passages de ses lettres. Saint Irénée veut également qu'on ne reconnaisse comme de dignes ministres de l'Église que ceux qui s'attachent à la vraie doctrine des apôtres, et conservent avec la grâce du sacerdoce (cmn presbyterti ordine) la pureté de la foi, pour porter les fidèles à éviter le mal et à pratiquer la vertu (lib. 4, cap. 44.) »

Je sais bien qu en Angleterre, vous appelez certains membres de votre église, les uns évêques, d'autres prêtres, quelques-uns diacres : mais, de bonne foi, puis-je regarder comme les représentants de Dieu lui-même ceux qui ne reçoivent leur mission que de votre roi ou reine, reconnu chez vous comme le chef de l'église anglicane au spirituel comme au temporel? Puis-je surtout avoir quelque considération (religieuse) pour des hommes qui renoncent au caractère sacré de la prêtrise, puisqu'ils disent que l'ordination est une cérémonie insignifiante et incapable de donner la grâce? Cette seule considération suffit pour me faire comprendre l'état malheureux de votre église anglicane qui ne conserve que l'image bien pâle

1 N'oubliez jamais que l'on parle ici de l'évêque, en tant qu'il a été canoniquement institué, et qu'il continue à reconnaître l'évêque de Rome pour le chef suprême de toute l'Église.

de la religion, que le nom des choses, dont la signification réelle lui échappe, entraînée qu'elle a été dans l'abîme du schisme et de l'hérésie par un roi impudique et par un pontife effronté.

Il est inutile de vous citer d'autres saints pères en faveur du sacrement de l'Ordre. Lisez vous-même , docteur, les ouvrages de ceux qui ont existé dans les quatre premiers siècles, et vous reconnaîtrez aisément que, depuis la fondation de l'Église, il a été constamment admis qu'on ne regarderait comme de dignes, de légitimes ministres (soit évêques, soit prêtres, soit diacres), que ceux qui, après avoir reçu dans l'ordination les grâces du sacerdoce par l'imposition des mains, étaient placés par l'autorité ecclésiastique à la garde et à la conduite d'une portion quelconque du troupeau fidèle... C'est pourquoi saint Ignace, martyr, disait aux Philadelphiens : « Étant donc des enfants de la lumière et de la vérité, fuyez les divisions et les mauvaises doctrines ; et comme des brebis fidèles et dociles, suivez votre pasteur partout où il vous conduit, car il y a plusieurs pasteurs déguisés en loups, qui, après s'être attiré la confiance des peuples par de dangereux attraits, les engagent enfin sous le joug d'une dure servitude; mais tous leurs efforts seront inutiles tant que vous resterez unis avec vos pasteurs légitimes. »

J'ai encore quelques mots à vous dire sur le sacre-

ment du mariage; après quoi, je termine cette lettre.

Je ne vous rapporterai point les textes de l'ancien Testament, qui montrent la céleste origine de l'état conjugal; il me suffira, pour le but que je me propose ici, de vous démontrer, à Faide du nouveau Testament et des premiers pères, que le mariage est un sacrement, institué par le Sauveur, qui donne à ceux qui le reçoivent dignement les grâces dont ils ont besoin pour se sanctifier dans leur état et élever chrétiennement leurs enfants, et qui représente l'union de Jésus-Christ avec son Église.

Je ne ferai aucun commentaire ni réflexion (vous saurez bien les faire vous-même), sur les textes que vous allez lire :

« Les maris, dit saint Paul, doivent aimer leurs femmes comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s'aime soi-même , car personne ne hait sa propre chair , mais il la nourrit et l'entretient, comme le Christ le fait pour l'Eglise, parce que nous sommes les membres de son corps, formés de sa chair et de ses os. C'est pourquoi l'homme abandonnera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et de deux qu'ils étaient, ils deviendront une seule chair. Ce sacrement est grand, je dis en Jésus-Christ et en son Eglise (Eph, cap. S). » ^

Saint Ambroise appelle le mariage un céleste sacrement ( lib. 4, de Adamo).

« Dans l'Eglise, dit saint Augustin (De Fide et OperibUSy cap. 7), ce n'est pas seulement le lien du mariage qui y est recommandé, mais encore le sacrement.,. Les nations (de bono Conjug., cap. 4) font consister tout le bien du mariage dans la fécondité, dans la chasteté conjugale et dans la foi qui en est comme le lien. Mais les chrétiens le font consister dans la sainteté du sacrement , à raison de laquelle il est défendu à une femme d'épouser un autre rnari pendant que le sien vit, quoique il Tait répudiée. »

« Qui pourrait , dit Tertullien , expliquer le bonheur du mariage que l'Eglise approuve , que i'obîation du sacrifice confirme , auquel la bénédiction met le sceau, que les anges proclament au ciel, et que ratifie le Père éternel? (Ad uxor.* lib.2). »

Saint Ambroise, déjà cité, dit que les fidèles qui se marient sont obligés de recevoir le voile de la main du prêtre, et une bénédiction qui les sanctifie (Epist. 25, ad VigiL). »

Origène enseigne que l'homme et la femme, que Dieu a unis ensemble , ont reçu la grâce , et que c est de là que saint Paul donne le nom de grâce à cette chaste union ( Traité 7e, sur saint Math.).

Je m'arrête, cher docteur, bien que je puisse vous citer beaucoup d'autres témoignages des premiers pères en faveur du sacrement de mariage... Vous savez maintenant pourquoi l'Eglise

catholique reconnaît sept sacrements , comme autant, de canaux salutaires qui nous communiquent les flots des bénédictions divines , en même temps que la grâce qui sanctifie l'âme, aplanit les difficultés que Ton trouve en s'acheminant vers la céleste patrie. Sa croyance , je parle de celle de l'Eglise , n'est-elle pas appuyée sur les témoignages les plus formels de la sainte Ecriture, sur l'autorité de la tradition, sur la décision des conciles ?

Mais pourquoi le nouvel Adam n'a-t-il établi que sept sacrements, ni plus ni moins? C'est ici que je veux vous faire toucher du doigt, si j'ose ainsi parler, îa merveilleuse harmonie des sacrements avec tous nos besoins spirituels 1.

Voyez , sept choses sont nécessaires à l'homme pour vivre de la vie naturelle, pour la conserver et pour l'employer utilement, tant pour lui-même que pour ses semblables. Il faut qu'il naisse, qu'il croisse , qu'il se nourrisse , qu'il emploie des remèdes pour se guérir s'il tombe dans quelque maladie, qu'il répare ses forces quand elles sont affaiblies, qu'il y ait des magistrats investis de l'autorité nécessaire pour procurer le bien public, et enfin qu'il se perpétue lui-même et le genre humain par la naissance légitime des enfants.

Eh bien î toutes ces choses sont nécessaires à la

1 Voyez le quatrième volume du Catéchisme de persévérance.

vie spirituelle, et nous font concevoir la raison du

nombre des sept sacrements.

Le baptême qui est le premier, et comme la porte des autres, nous fait naître à Jésus-Christ.

La confirmation vient ensuite , elle augmente en nous la grâce de Dieu et nous fortifie par sa vertu.

L'Eucharistie est une nourriture toute céleste qui soutient notre âme.

La pénitence rend la santé à nos âmes lorsqu'elles ont été blessées par le péché.

L'extrême-onction efface les restes de nos péchés, et renouvelle les forces de Fâme.

L'ordre perpétue dans l'Eglise le ministère des sacrements, et le mariage perpétue les fidèles.

J'ai la douce confiance, cher docteur, que mes lettres produiront un salutaire effet ; qu'elles ne seront point comme ces songes de la nuit, qui, après avoir traversé l'esprit agité pendant le sommeil, ne laissent dans l'âme aucune impression solide et permanente... Maintenant, la lumière d'en haut ne vous manque plus pour vous aider à faire votre choix. Ce que j'ai dit sur les sacrements, doit suffire sans aucun doute, pour vous inspirer de l'aversion pour toutes les sectes protestantes qui ne reconnaissent que deux sacrements, puisqu'il faut admettre dans la loi nouvelle, sept sacrements bien distincts, que le Sauveur lui-même a confiés à son

Église pour le bonheur des peuples et la sanctification des âmes, et dont l'existence est clairement attestée, vous l'avez vu, soit par la sainte Ecriture, soit par la tradition de tous les âges...

Adieu ; c'est dans les sentiments de respect et d'affection, que j'ai l'honneur d'être, etc..

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