‹ Divorçons. comédie en trois actesChapitre 51 sur 117 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

C Y r R I L >■ N E . riant.

Oui! cherchr», cherche...

DES PRUNELLES, désignant la Jia:te.

Au vitrage ?

CYPRIEXNE.

Naturellement.

DES PRUNELLES

Un grand papier ? Tu écrivais avec du charbon ?

n fait le geste d'écrire de grosses lellres. CYPRIENNE, riant.

Oh! c'est trop long!

DES PRUNELLES

Alors une bougie ?

Il fait le geste de la lever et de rabaisser. CYPRIENNE, mène jeu.

Oh ! tu ne trouveras pas, va? — J'aime mieux te lediie. La persienne !

DES PRUNELLE S

La persienne?

CYPRIENNE, elle se lève, court à la fenêtre et décroclie le cordon qui fait jouer la pe sx'nne.

Oui, tiens, ceci veut dire : « il est là ? » (EUe la baïase à

demi.) Il Va SOrtir ! » (Elle la baisse tojt à fait.) « Il est SOrti ! » DES PRUNELLES, gaiement.

Ah! charmant; mais dangereux !... Le hasard, un domestique...

CYPRIENNE, revenant près de la table.

Non, personne n'y touchait que Josépha et moi.

DES PRUNELLES

Ah! Josépha en est?

CYPRIENNE

Parbleu !

DES PRUNELLES

Brave fille! Je m'en doutais!... Et alors le bel Adhémar?... Je dis bel Adhémar pour te faire plaisir, car entre nous. . . c'est la seule critique que je me permette. . . estil si séduisant que ça, Adhémar ?

CYPRIENNE, derrière le fauteuil, les deux mains sur le dossier.

Ah ! il est gentil garçon !

DES PRUNELLES

Si on veut ; mais moralement, saprelotte, ce n'est pas un aigle...

CYPRIENNE, descendant.

Qu'est-ce que je ferais d'un aigle?

DES PRUNELLES

C'est juste !

CYPRIENNE, passant derrière le fauteuil.

Et puis on n'a pas tant de choix en province; il faut bien se contenter de ce que l'on trouve. — On s'ennuie tant!

Enfin! tu en es fclle ?

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