SCÈNE IV
Les MÉ51ES, ADHÉMAR.
BASTIEN, annonçant.
M. de Gratignan!
Adhémar et Bastien s'arrélent slupéfails à la vue de Cyprienno dans les bras de Des Prunelles. — Bastien sort aussitôt.
CYPRIENNE, étonnée.
Adhémar?
DES PRUNELLES, à Cyprienne.
Oui, je lui ai écrit, je l'ai prié de venir!
ADHÉMAR, ahuri, à lui-même et descendant par la gauthe. '•
Si c'est pour me faire voir ça?
DES PRUNELLES, gaiement.
Arrivez, jeune homme, arrivez ! Vous n'êtes pas de trop.
Ah ! Cyprienne s'est levée vivement,
DES PRUNELLES, de même, allant à Adhémar, gaiement.
Eh bien, mon jeune ami, il n'y a donc pas moyen de triompher de cet amour-là?.. C'est donc de la passion, du délire?
ADHÉMAR
Monsieur !..
Adhémar, Des Prunelles, Cyprionne.
DES PRUNELLES
Cyprienne m'a tout conlé ! (Lui monirani le tiroir.) les allumettes, le bouton, la feuille de vigne, les baisers sur le cou, l'épaule, le bras... Peste! vous allez bien! mon gaillard! — Il paraît que vous mordez, vous?
ADHÉMAR, regardaiil Cyprionne qui Sjurit.
Vous savez?
DES PRUNELLES, de même, familiùrement.
Enfin, il vous faut madame, il n'y pas à dire, hé?.. . Il vous la faut absolument?
ADHÉMAR, même jeu.
Mais...
DES PRUNELLES
Eh bien, mon cher garçon, prenez-la. (AUant à cyprienne.) Prenez-la 1. .. Je vous la cède!
ADHÉMAR, ahuri, à rexlrème gauche.
Ahl
Dites que je ne suis pas gentil !
CYPRIENNE, gaiement.
Il ne comprend pas!
DES PRUNELLES, à Adhémar.
Le divorce!...
CYPRIENNE, idem.
Nous divorçons !
DES l' Il UN EL LES.
Et vous vous mariez!... Je vous marie!