ACTE DELXIE.ME
ADHÉMAR
Le divorce?...
CYPRIENNE
Puisque c'est voté !
AÛIIÉMAR, s'ouiliant.
Ah bah!
CYPRIENNE, surprUe.
Ch bien ! votre télégramme ?
DES PRLNELLES.
Non?... je comprends, malgré le télégramme il lui restait des doutes, n'est-ce pas?... vous doutiez?
Jlon Dieu ! . . .
DES PRUNELLES
Naturellement. Moi aussi ! Je me suis renseigné, j'ai couru à la sous-préfecture. Authentique, officiel. Tout ce qu'il y a de plus certain !
ADHÉMAR
Voté ?
CYPRIENNE
Mais, sans doute.
ADHÉM ai; . à lai-méra».
Ah ! comme ça se trouve !
DES PRUNELLES
Alors, je me suis dit : Appliquons, appliquons tout de
suite ; et après uiie explication bien cordiale avec coite chère enfant, nous sommes d'accord. — C'est toisé, jugé — il y a mal-donne, je vous passe la main.
ADHÉMAR, un peu inquiet, s' avançant vers lui.
Ah 1 Monsieur, mon espoir n'allait pas si loin!
DES l'ULNELLES.
Je vous crois, mon cher j^arçon, une jolie femme qui vous apporte quatre cent mille francs, bien à elle 1...
ADHÉ3IAU, I adieux.
Quatre cents
DES PRUNELLES
Quatre cents !. . .Un mariage d'amour qui se trouve aus^i être une belle affaire... car vous n'avez pas le soûl... Je ne vous plains pas !
ADHÉMAR, .ravi.
Oh ! non ! — Ah! Monsieur! (a pan.) Mais ça me va tout
à lait! (Il va poser son chapeau sur la cheminée et revient à Des Prunelles 1
Ah ! Monsieur ! ah ! mon bienfaiteur !
11 tend la main à Des Prunelles. Des Prunelles la prend, ainsi que celle de Cyprienne et d'un geste les engage à faire de même. Ils se serrent tous trois la main, en cercle.
DES PRUiNELLES.
Oui, mon ami, oui !. . . Maintenant, mes amis, trêve aux effusions et soj'ons pratiques. (a Adhémar.) Asseyez-vous ! Causons divorce, et examinons vivement les voies et moyens I
11 s'assiod sur lo canapé, Cyprienne sur le tabouret à droite de l.i table. Adhémar prend une chaise derrière le canapé et s'assoit à gauche devant la petite table. ■
ADHEMAR, assis *
C'est ça i
* Adhémar, Des Prunelles, Cypiicnne.