ACTE PREMIER
dix-huit mois, deux ans au plus, et ensuite changement de mains !
BASTIEN
Ça, Josépha, c'est l'id?al. Vous en demandez trop.
JOSEPH A
On y viendra, allez. Que nous obtenions d'abord le divorce. Tenez, écoutez ceci : (usant.) « Ce qui éloigne tant de gens du mariage, c'est l'impossibilité d'en sortir quand o;i y est entré. «
BASTIEN
C'est rudement tapé, ça 1
Et vrai !
BASTIEN
Qu est-ce qui dit ça?
JOSÉPHA, regardant la couverture.
C'est monsieur Didon!... Non, c'est le père Naquet !
(Elle pose le livre sur la table.) AuSSi, VOyCZ-YOUS^ tant que le
divorce ne sera pas voté, ne me parlez pas mariage. Je veux voir une issue !
Eh bien ! ne parlons pas mariage, Josépha ! — Parions ) amour!... Amour libre!... Ça, c'est l'entrée et la sortie, tout ensemble!
Il veut lui prendre la taille.
JOSÉPHA, se dégageant.
Vous... VOUS allez finir, ou jo vous gilïle!
BASTIEN
Ça se fait pourtant, ces choses-là!
JOSÉPHA
Chut!... on cogne à la vitre!
BASTIEN, baissant la voix et sans bouger.
Le cousin?
JOL.ÉPHA
Monsieur Adhémar? Non! 11 ne se risquerait pas à cette
heure. (So tournant du côté de la fenêtre où parait la figure du concierge.)
Tiens!... c'est le concierge.
LE CONCIERGE, dehors.
Monsieur Bastien !
BASTIEN, allmt ouvrir la fenêtre.
Eh ! qu'est-ce que vous faites-là, vous, au lieu d'entrer par la porte?
LE CONCIERGE, passant la tète par la fenêtre
Elle est fermée, monsieur Bastien.
La perte du jardin?