ACTE PREMIER
B ASTI EN, à mi-voix.
Il se doute peut-êti-e que le cousin vient par là.
JOSÉPHA
Taisez-vous donc, vous ! (Haut, au concierge.) Qu'est-CB qui vous amène?
B A s T I E >■, allant au concierge.
Oui, qu'est-ce qui vous amène?
LE CONCIERGE, passant les journaux par la fenêtre.
Les journaux de Paris.
Bastion passo les journaux à Josèpha.
JOSÉPHA
Ah! bien ! Donnez!... Madame les attend assez... Elle les a demandés trois fois.
BASÏIEN.
Et Monsieur donc !
JOSÉPHA, au concierge.
C'est bien, merci.
B ASTI EN, formant la fenêtre.
A c'te niche.
JOSEPHA, dépliant un des journaux, sans déchirer la bande.
Qu'est-ce qu'il peut donc y avoir îà dedans qui les intéresse tant que ça?
Elle va s'asseoir sur le fùuteuil à gauche. BASTIE.N, illant à elle.
Quelque affaire de vitriol...
JOSÉPHA, assise dans la fauteuil.
Guettez un peul
a DIVORÇONS!
BASTIEN, à genoux sur la chaise, au-Jessus de Josépha et penché sur elle.
Oui! — Voyez les tribunaux... la seconde feuille...
JOSÉPHA
Pardon ! la Bourse d'abord... Le Florin?... 40 centimes de hausse
BASTIEX.
Et le Hongrois? Qu'est-ce qu'il fait, le Hongrois?
JOSÉPHA
Fameux! . . . Et les courses?
JOSÉPHA
Ça m'est bien égal, les courses! (Regardant à la premlcje pag^- du journal. 1 Ah!
Quoi?
Je comprends.
Quoi?
JOSEPHA
BASTIEN
JOSEPHA
Pourquoi ]\îadame et Monsieur sont si pressés de voir
les nouvelles. (LUanti « Si la Ciiambrc discute aujourd'luii,
comme on le croit, le rapport de la Commission sur le
j Divorce, on peut s'attendre à un débat des plus vifs et
des plus intéressants. »