‹ Divorçons. comédie en trois actesChapitre 62 sur 117 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Et encore, il n'y a que celles que je recevrai qui compteront !

DES PRUNELLES

Absolument !

CYPRIENNE

Et devant témoins, en public... comme c'est régalant I

DES PRUNELLES

Mon Dieu, on arrange ça gentiment. On invite à dîner j des amis! On se dispute tout le temps, et au dessert!..,

c Y P R I E iN N E .

Allons, allons, c'est révoltant ! . . .

DES PRUNELLES

Peuh 1 il y a bien des femmes qui ne détestent pas cela !

CYPRIENNE, se levant.

Ah ! parbleu I dans la passion !

Adhémar se lève aussi et va remettre 1 1 chaise à gauclie, au-dessous de li porte. DES PRUNELLES, Be levant.

Alors, consentement mutuel, quatre ans I

CYPRIENNE, se récriant.

Mais non !

DES PRUNELLES

Alors le soufflet!

ADHÉMAR, allant à Cyprienne. *

Ah ! chère amie, pour moi, je vous en prie !.,. acceptez !

* Des Prunelles, Adhémar, Cypne ,ne.

DES PRUNELLES

Oui, un petit soufflet!... si petit, si mignon, tout mignon !

Il n'y a pas autre chose !... 11 le faut bien I

DES PRUNELLES

Alors c'est dit?

C'est dit !

DES PRUNELLES

Bravo I comme ça, au moins, vous n'aurez que dix mois d'attente !

CVPRIENNE.

Et c'est déjà bien joli !

DES PRUNELLES, passant entre enx.

Et à ce propos, mes chers enfants, permettez-moi quelques paroles bien senties. Ma condescendance est énorme, vous l'avouerez, et vous ne voudriez pas récompenser par l'ingratitude une générosité dont il y a, j'ose le dire, p3u d'exemples !

ADHÉMAR

Ah ! Monsieur !

CVPRIENNE.

Ah ! mon ami !

DES PRUNELLES

Eh bien, je vous en conjure, puisque vous n'avez plus

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