ACTE TROISIÈME
DES PRUNELLES
luih!... je ne sais pas trop.
C'est que ça m'a joliment l'air vl'une craque. Vous ne trouvez pas ?
DES PRUNELLES
Dame! vous savez, moi, je n'ai pas d'opinion là-dessus. Ça ne me regarde plus.
Oui, mais comme prédécesseur, n'est-ce pas, vous pouvez m'éclairer. — Est-ce qu'elle s'est déjà servie de cette tante-là, avec vous?
DES PRUNELLES
Pas trop!... Pourquoi?
ADHÉMAR
Pour savoir si c'est un truc dont elle ait l'habitude.
CYPRIENNE, derrière la porte, à elle-même.
Oh!
DES PRUNELLES
Vous la soupçonnez ?
ADHÉMAR
Ah! c'est que je la connais si maligne, cette-femme là... je l'ai vue vous rouler. . .
DES PRUNELLES
Ah! ah!
ADHÉMAR
Vous en a-t-elle fait voir de toutes les couleurs!..,
DES PRUNELLES
Bon avec moi, mais avec vous?
ADHÉMAR
Oh ! avec moi, ça ne prendrait pas du tout, ces maniores-là .
DES PRUNELLES
Parbleu !
ADHÉMAR
) Ah! mais non! Je ne serai pas si gobeur que vous, moi! (jieuant son chapeau avec autorité.) Il faudra marcher droit, avoc moi !
DES PRUNELLES, avec un coup d'œil à Cjpiienne.
Ah! ah! mon gaillard!
ADHÉMAR
Vous dites... la tante?
DES PRUNELLES
Nicole, 92, rue de Paris.
ADHEMAR, s asseyant Sur le canapé.
Non d'un chien ! (il relroussL- le bas de son pantalon. A lui-même).
) S'il n'y avait pas les quatre cent mille!... Mais voilà, il y a !... (Se levaat.! Enfin ! j'y cours. . . Mille pardons... et bon appétit 1
Il s'éloigne vers le fond.
DES PRUNELLES
Merci! (Le rappelant tout en prenant le parapluie.) Et YOtre parapluie !