‹ Divorçons!Chapitre 21 sur 116 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MADAME DE BRIONNE, riant.

Tiens!... ça remettrait des maris dans la circulation; j*aurais plus de choix.

BAS TIEN, annonçant.

Madame de Valfontaîne !...

Madame de Valfontaine entre. Des Prunelles et Clavignac se lèrent pour la saluer,, puis reprennent leurs sièges.

CYPRIENNE, allant au-derant d'elle et la faisant descendre parla gauche.

Ah ! je suis bien sûre que Clarisse est aussi pour lui !

MADAME DE VALFONTAINE lui serre la main, fait un signe d'amitié à Àdhémar et passe devant la table pour serrer la main de madame de Briûnae.

Pour qui?

CYPRIENNE

Pour le divorce!

Elle pousse le fauteuil à gauclie, laissant un bon passage entre la table et ce fauteuil

MADAME DE VALFONTAINE.

Fi! l'horreur!

Elle serre a main d'Adliémar.

TOUS^ surpris.

Ahl

CLAVIGNAC, à Des Prunelles.

Tiens !

DES PRUNELLES, à mi-roix.

Elle s'en passe si bien !

CLAVIGNAC, de menus.

Dis-le donc!

CYPRIENNE, lui désignant le fiiuteail de gauche.

Quoil ma toute belle, vous êtes contre?

MADAME DE YALFONTÀINE, s* asseyant sur le fauteoU pendant que

Cyprienne lui rerso une tasse de thé.

Mais voyons, c'est le comble de l'abomination, votre divorce. Mariés à perpétuité, on se résigne, on se fait des concessions. . . Avec l'espoir du divorce /.on poussera tout au pire, pour en venir à la rupture 1 . .. C'est la fin du mariage, tout bonnement.

MADEMOISELLE DE LUSIGNAN

Oh ! tant mieux !

TOUS

Oh 1 Mademoiselle 1

Cyprienne apporte la tasse A madame de Valfontaine, et Adhêmar en profite pour chercher h loi prendre la main derrière le fanteoil .

MADEMOISELLE DE LUSIGNAN^ remarquant le jeu de scène.

On ne verra pas toutes les horreurs qu'il étale à nos yeux!

Adhémar et Cyprienne s'éloignent rivement Tnn de l'autre. — Cyprienne remonte la scène et écoute ce qui suit, accoudée derrière le canapé, entre Bafourdin et mademoiselle de Lusignan.

MADAME DE VALFONTAINE^ à mi.?oix, à Adhémar qui regagne

l'extrême gtaehe*

Il est trop vert I

BAF0URDIN| le lerant, fani quitter M place.

Je demande pardon à Madame, mais je croîs que loin de détourner du mariage, le divorce y pousse, au contraire... par la possibilité qu'il offre d'en sortir I

Il se rasiied.

Page 1