ACTE PREMIER
CLAVIGNAC.
Parbleu! — Le mariage actuel est une impasse. — Le divorce ouvre une sortie.
BAFOURDIN.
Et tel recule devant le cul-de-sac...
CLAVIGNAC.
. . . Qui se risquerait volontiers dans le passage.
MADAME DE VALFONTAINE.
Passage I C'est bien le motl ce ne sera plus qu'un passage ! — C'est indécent !
TOUS
Ohl indécent?
ADHÉMAR
Très agréable I
Il loi prend sa tasse et ?a la poser sur la table. CLAVIGNAC.
Et utile!... Plus d'unions stériles!
BAFOURDIN.
Accroissement de population !
MADAME DE VALFONTAINE.
C'est ça, par exemple, qui m'est bien égal !
MADEMOISELLE DE LUSIGNAN, méchamment.
Et monsieur Des Prunelles qui ne dit rien dans son coin?
Tout le monde regarde Des PrunoUcs
n DIVORÇONS!
Oliî moi... En principe, je suis contre le divorce!
TOUS, surpris.
Oh!
DES PRUNELLES
ViLÛs, dans l'application, je trouve ça excellent.
CLAVIGNAC, ADHÉMAR, BAFOURDIN.
Mais comme tout le monde.
ADHÉBIAR.
l^Ioi ! savez-vous ce que je trouve admirable dans le
divorce ?
TOUS
Ah ! voyons!
ADHÉMAR
C'est qu'il supprime l'assassinat 1... Comment, un malheureux jeune homme ne peut pas s'oublier avec une pauvre jeune femme, que tout le monde ne crie au mari : — « Tue-les ! »
MADAME DE BRIONNE, étourdiment.
Oh ! — On ne lui dit jamais ça!...
ADHÉMAR
On ne lui dit pas : — « Tue-le? — Tue-la? — Tue-les? »
MADAME DE BRIONNE, rianU
Oh î pardon, j'avais compris!...