‹ Divorçons!Chapitre 23 sur 116 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ADHÉMAR

Et le bourreau tire dans le tas, — pif, paf! Allez donc!.. Mais c'est sauvage !.. Ce n'est plus de notre temps!.. Kt [pourquoi ce massacre? — Parce qu'il n'a pas d'autre inoyen do se débarrasser de la femme et de l'amant. — Qu'en lui donne le divorce I . . .

CLAVIGNAC.

Et vous n'avez plus rien à craindre!

ADHÉMAR

Voilà l. , . je n'ai plus. . . (Se reprenant. ) 11 U'a pluS rîCM î. .

CLAVIGNAC.

Et le mari n'a plus qu'à vous camper sa femme dans les bras pour être vengé 1 . . .

ADHÉMAR

Voilà !. . . C'est-à-dire ! . . .

CLAVIGNAC

Sil si! C'est bien ça!

DES PRUNELLES, à part.

Quel idiot!

Adhémar remon^ entre le fauteuil de madame de Valfontaine et la lahle. CYPRIENNE, allant à Clavignac.

Vengé? Pardon, vous dites vengé!... Et venge do quoi s'il vous plaît?

DES PRUNELLES, se levant et s'adressent à Cyprienne par-dcssus In lète

de Clavignac assis.

Mais du crime, Madame, du crime que cette femme a commis l

liwP^

CYPRIËNNE.

Le crime?

DES PRUNELLES

La faute, sî^e mot vous suffit!

CYPRIENNE

La faute 1 Mais avec le divorce, Monsieur, il n'y a plus de faute, puisqu'il permet de la réparer.

CLAVIGNAC, gêné entre eux deux, se lerant et se dérobant.

Ça, c'est un aspect de la question!..

Il replace sa chaise doucement à sa place.

DES PRUNELLES, à Cyprienne qui descend^ deicendant aussi.

Et l'honneur du mari, Madame?

Hême jeu.

CYPRIENNE, à Des Prunelles, par-dessus la tète de madame de Brionne.

Eh ! Monsieur, le divorce le lui rend, son honneur, intact et remis à neuf! — De quoi se plaint-il?

• ADHÉMÀR, appuyant. "*

Parhieu !

Madame de Brionne s'est loTée discrètement et est allée rejoindre Clarignac au fond à droite.

CYPRIENNE, prenant le mili a de la scène.

Ah! certes, je comprends qu'une honnête femme, rivée au mariage perpétuel, comprime les élans de son cœur, qu'elle dompte sa passion!... qu'elle dise à celui qu'elle aime : (a r adresse d'Adhémar.) Nou! jc ne faillirai pas ! Car, si nous étions découverts, ce serait le scandale, le déshonneur, la mort peut-être... Mais avec le divorce... (Gaiement.) Eh! bien, quoi. Monsieur, je vous ai trompé. Divorçons, voilà tout, et n'en parlons plus. Ce n'est donc pas loyal, ça?.. Ce n'est pas

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