SCÈNE VU
CYPRIENNE, DES PRUNELLES
DES PRUNELLES, allant à Cyprienne et rapprochant le fanteoll de la table en faisant signe à sa femme de s'asseoir. *
Et maintenant, Madame, causons, si vous le voulez bien !.. Vous vous demandez peut-être comment j'ai appris que vous continuiez à recevoir votre cousin Âdhémar, malgré ma défense?
CYPRIEMME9 aislse.
Non, Monsieur.
DES PRUNELLES
Non ! — Eh bien, je vais vous le dire. — Avançant u chaise
devant la table et s'asseyent.) Hier aU SOir,' j'étais aU CCrcle...
Adhémar entre, j'entends un petit rire et quelques plaisanteries un peu salées. La raison de cette hilarité était des plus futiles ; un flocon de laine qui pendillait à la basque de son habit. — Adhémar venait de détacher Tobjet en question, quand il m'aperçoit, se mord les lèvres, jette le fil à terre et dit trop haut et avec trop d'affectation : « On voit bien que j'ai dîné chez ma sœur! » — Puis il se dérobe. Je ne dis rien, je ne pei-ds pas de vue le fil de laine sur le tapis, je le saisis au moment où nul ne
• Cyprienne, Des.PraneUes.