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Dix annees d'administration financiere dans la province de Quebec

On a dit avec raison : que le meilleur tour à jouer s libéraux, c'est de les mettre au pouvoir. Si ce n'ét pas en même temps et fatalement en jouer un mauvais pays, on se paierait plus souvent le piquant spectac d'un parti qui, en passant de la gauche à la droite, pe dans ce court trajet tout bagage, tout souvenir de s promesses, de ses engagements, et même son nom.

Maisr si l'intérêt public doit nous faire une obligatio de nous priver de ce spectacle, ce même intérêt noi impose l'impérieux devoir, surtout à la veille d'ur élection générale, de rappeler aux électeurs l'histoire d passé.

Les libéraux qui viennent aujourd'hui demander suffrage populaire sont, ou des gens qui ont collaboré l'œuvre destructive de feu Mercier,ou de nouvelles recrue qui par leurs agissements et la mauvaise compagnie o on les voit ne valent pas mieux.

Dans cette brochure, nous allons très succinctement, d la façon la plus claire possible et en ne nous servant qu de chiffres officiellement contrôlés, raconter ce qu'a et dans notre province l'administration financière depui dix ans. C'est remonter un peu haut, diront quelque* uns ; nous répondrons que c'est là le seul moyen de bie comprendre, de bien juger, d'une part, la duplicité di parti libéral, de l'autre, quelle immense tâche de relève ment notre parti a assumée en 1892 et menée à bonne fir dans les cinq années qui ont suivi. 4

Encore une fois : notre intention est de ne rien affirmei sans nous appuyer de preuves inattaquables, que nous allons trouver dans les brochures et dans les discours des chefs rouges mêmes.

L'ERE DES PROMESSES la

En 1886, feu M. Mercier et ses lieutenants décrivaient clairement la politique qu'ils suivraient, si le peuple les mettait au pouvoir. C'était réellement captieux, attrayant. Pour rendre encore plus brillantes leurs promesses pour l'avenir, ces messieurs dénaturaient les budgets des administrations conservatrices, ne tenaient aucun compte de ce que nous avions fait pour la province et revêtaient d'une teinte de scandale nos plus anodines opérations.

Aux sessions précédentes, comme durant la dernière du parlement qui vient de finir,leurs motions de non-confiance avaient été innombrables, tout liant à tout et à tous. Nous allons en peu de mots rappeler et leurs reproches et leurs promesses. On verra plus loin, qu'une fois au pouvoir. MM. Mercier et Cie agirent de telle façon, que l'on put croire qu'ils avaient tenu compte de tous les reproches adressés aux conservateurs, non pour ne pas les mériter à leur tour, mais, bien plutôt, pour s'en servir comme d'éléments à leur politique, à leur programme.

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