Ils ont aux trois quarts ruiné la province
5. Ils la font marcher à la banqueroute. — (Voir la Brochure Rouge de 1886.)
Ils ne tenaient pas compte des travaux publics entre-
pris par nous, de l'actif que nous avons su donner à la province et du fait qu'à partir de 1885 le déficit n'existait plus. Ils oubliaient surtout que sous l'administration ibérale de M. Joly le déficit s'éleva à près de $600,000.
Le 1er juillet 1885, nous avions un surplus de $24,950. (Voir discours du trésorier Taillon en 1888.) Et c'est l'excellent crédit préparé par l'administration conservatrice d'alors qui permit à MM. Mercier et Cie de faire bonne figure en 1887 chez les grands banquiers de Paris. L'emprunt qu'ils firent réussit grâce à la bonne renommée donnée par nous à notre pays.
Enumérons encore, en les empruntant à cette brochure libérale (imprimée en 1886 chez Darveau, Québec) et à des discours des chefs libéraux les autres reproches que nous adressait feu Mercier et les engagements qu'il prenait.
1. Notre politique de chemin de fer ruinait la province ; il ne fallait plus en construire ni en subventionner. (Brochure Bouge pages 149-151 et discours de Mercier à Valleyfield publié dans la Patrie du 28 août 1885) ;
2.' La législation, le gouvernement civil, l'administration de la justice, la police, les écoles de réforme, les travaux publics coûtent trop cher ; il faut rogner partout (Voir Brochure Rouge page 401 et discours de Mercier (discours-programme) devant le Club Letellier, publié par la Patrie du 29 octobre 1885) ;
3. Si les libéraux arrivés au pouvoir ne peuvent réduire le nombre et le salaire des employés, ils s'engagent à ne pas les augmenter (Voir le même discours et la Brochure Eouge pages 74-83) ;
4. L'indemnité des députés ne devrait être que de $500 (Voir Brochure Rouge pages 121 et 122) ;
5. Cinq ministres, c'est suffisant ! clamait M. Mercier (Voir Brochure Rouge page 48.)
6. Il ne faut plus emprunter ; il ne faut pas augmenter la dette (Ici nous pourrions publier des centaines, d'extraits de pamphlets ou de discours des libéraux,
mais nous nous bornerons à ce que disait à Valîeyfield (Voir Patrie du 28 août 1885) feu Mercier lui-même : " Il faudra bientôt frapper aux portes pour payer la
" dette ; IL FAUT CESSER D'EMPRUNTER, CESSER LES DÉ-
" penses inutiles. TOUT LE MONDE PAIERA TJÏÏ " JOUE SA PART, ET VOUS AUSSI !"
Il prophétisait, ce bon M. Mercier, pour les années qui ont suivi son régime.
7. Il ne faut pas que les municipalités payent pour l'entretien des aliénés, (Voir Brochure Libérale, Pages 116 et 167) ;
8. Le Conseil Législatif est inutile et nuisible ; son abolition constituerait une forte économie (Discours Mercier devant le Club Letellier — la Patrie du 29 oct. 1885) j
9. Le salaire des ministres est trop élevé (Voir journaux de l'Assemblée Législative pour 1882) ;
10. Il ne faut pas taxer les corporations commerciales (Discours de M. Marchand en chambre ; voir Page 1480 Le Sansard Desjardin en 1882) ;
11. La refonte des statuts ne doit pas être coûteuse (Voir déclarations de Mercier en juillet 1887) ;
Et ainsi de suite !