MERCIER ET NOTRE CRÉDIT
MM. Mercier et Shehyn devaient relever le crédit de la province. Or, après qu'ils eurent cessé de bénéficier du prestige acquis à la province pa les conservateurs et qu'ils eurent à emprunter sur leur bonne mine et leur seule réputation, ces messieurs, en 1891, ne purent placer l'emprunt de dix millions. Ils obtinrent un prêt temporaire de de x ans en livrant $3,860,000 de nos obligations POUR RECEVOIR $3,677,800, ET CE, AU TAUX DE 4
POUR cent ! ! ! C'est-à-dire qu'on nous a donné 96 cents pour chaque 100 cents souscrit.
— ÏO
Du " shavage " tout crû... Singulier relèvement de crédit, surtout quand nous voyous cinq ans plus tard (1896) un trésorier conservateur obtenir $2,044,000 pour $1,946,666 d'obligations, soit $97,333 de prime, au même intérêt de 4 pour cent.