CE QUI AMENA LES TAXES
Ces bons rouges ne devaient pas taxer. Or, il sont réellement les auteurs des taxes imposées ces années dernères, puisqu'elles l'ont été pour payer leurs dettes et rencontrer leurs engagements. Ces paiements étaient impérieux, à moins de mettre la province en banqueroute. Nous n'avons pas pris l'héritage sous bénéfice d'inventaire ; il nous a fallu payer les pots cassés par Mercier & Cie.
Rappelons, en quelques lignes, comment les libéraux ont rendu ces taxes nécessaires — taxes qui ont été légères parce qu'en même temps nous pratiquions à outrance l'économie et la prudence. (Nous dirons plus loin un mot sur le gouvernement Mercier et la taxe sur les corporations commerciales.) Le 30 juin 1887 la dette nette était de $11,329,620.98.— (Voir discours Hall à la halle Windsor d'après les données de M. Shehyn).
Les libéraux l'avaient portée :
Le 30 juin 1888 à $11.895,492.07.
Le 30 juin 1889 â$14,343.847 71.
Le 30 juin 1890 à $16,055,067.11.
Le 30 juin 1891 à $23,748,653.75.
' Le 17 décembre 1891 à $24,423,683 62.
Augmentation en quatre ans, $13.094,062.64.
Continuons : en 1887 la dette consolidée était (Voir C. P. de 1887 page 14) de $18,127,273,33. Sous Mercier (Voir C. P. 1892, page 22) elle était montée à $25,175,- 320.01, sans compter les engagements à reucontrer plus
tara .
L'augmentation dans les intérêts à payer était de
$.350,000.00 par année, sans compter l'intérêt sur la dette flottante, toute créée par M. Mercier et qu'il fallait bien payer un jour ou l'antre. Coniment faire ce paiement sans imposer quelques taxes ? Et à qui peut-on reprocher ces impôts, sinon aux auteurs du mal ? à la cause première ? Les taxeux, ce sont les gens qui ont gouverné de janvier 1887 à décembre 1891.
Les contribuables de cette province peuvent se féliciter : ils sont sortis à bien bon marché de l'ornière.