MEMOIRE
relatif à la situation faite à la Presse en Haïti par l’Occupation Américaine.
Persécutions de journalistes, suppression de journal, condamnation. Le cas de Monsieur Jolibois Fils.
Occupation du territoire d'Haïti.
Le 28 juillet 1915, des troupes nord-américaines furent débarquées du bord du croiseur « Washington », commandé par le contre-amiral Caperton
et occupèrent les principaux postes et points stratégiques de Port-au-Prince.
Cette occupation eut un caractère à la fois brutal et hypocrite, brutal par la saisie des armes et la prise de possession des bureaux militaires ; hypocrite, par les déclarations d’aide amicale et pacifique, du chef d’Etat-Major de lAmiral Caperton, le Capitaine Beach, aux autorités haïtiennes et à la Presse.
L’occupation nord-américaine ne tarda pas à faire tâche d'huile. Après avoir imposé, manu militari, sous prétexte de protéger les travaux de l'Assemblée Nationale, un Président à la République, le 12 août 1915, elle lui réclama la signature d’un traité de protectorat, en due forme, par un ultimatum de 24 heures.
La Presse haïtienne prit alors position et défendit vaillamment les droits essentiels du pays.
Parmi les journaux de défense avancée, il faut citer : « Haïti Intégrale » dirigée par Monsieur Elie Guérin, «La Patrie» dirigée par MM. Georges Sylvain, Edmond Laforest, Marcelin Jocelyn, « La Ligue » dirigée par MM. Chrysostome Rosemond et Furcy Chatelain. j
La Presse, par une campagne vigoureuse, s’opposa au vote du traité de protectorat, dit Convention. L’Occupation américaine, battue en brèche sur le terrain de la libre discussion publique des droits d'Haïti, décida de leur imposer silence.
« Haïti Intégrale » et « La Patrie », les deux organes les plus avancés, ont particulièrement eu à subir toutes sortes de tracasseries.— Le directeur d’«Haïti Intégrale», M. Elie Guérin, invité au quartier général du chef du Corps expéditionnaire, le Colonel Littleton Waller, déclina de répondre à cette invitation en disant qu'il attendait en ses bureaux la visite du colonel, ou toutes communications qu’il lui plairait de faire au journal.— Arrestation de M. Elie Guérin, qui fut conduit par le Capitaine Russell au Quartier Général où toutes sortes de menaces lui furent faites par le Colonel Waller. La lutte cependant continua de. plus belle.
# %. + Proclamation de la Loi martiale.
Afin de pouvoir donner un plus libre cours à ses persécutions, l'Occupation militaire décréta la loi martiale. La Presse fut particulièrement visée par cette proclamation. Maïs comme elle continua, comme si de rien n’était, sa campagne, décision fut prise de l’écraser. « Haïti Intégrale », sous le futile prétexte de refus d’obéir aux ordres du grand prévôt militaire à qui des éditions du journal furent refusées à titre gratuit, fut supprimée, le 25 septembre. Ses directeur et rédacteur en chef, MM. Elie Guérin et Félix Viard, se virent condamnés à 4 mois de prison ou à une amende de G. 1.000 et ordre formel fut passé à toutes les imprimeries du pays d’avoir à refuser d'éditer à nouveau le journal ou tout autre organe que voudrait imprimer M. Elie Guérin, sous peine de poursuites sévères de la part des autorités militaires.
Peu de jours après, la Convention, sous la pression des Forces expéditionnaires américaines, était votée par la Chambre des Députés.
+ + * Le règne de la terreur.
La terreur la plus complète régna sur Haïti. Le sang haïtien coula à flots dans les plaines du Nord, où le colonel Waller mitraiïlla par milliers de paisibles citoyens.
Forte de cette terreur, l'Occupation se livra à une véritable destruction des attributs de la souveraineté d'Haïti, Dès avril 1916, elle dispersa la Chambre des Députés et le Sénat d'Haïti, les mêmes qui avaient été obligés de voter la convention ; on organisa une manière de représentation du peuple par un Conseil d'Etat, composé de fonctionnaires révocables.
Devant ces faits et malgré les dangers, la presse nationaliste reprit la lutte.
Le journal « La République », dirigé par MM. Elie Guérin, Ls. Ed. Pouget, H. P. Sannon et Alphonse Henriquez, mena campagne en faveur de la reconstitution du pouvoir législatif.
Les élections eurent lieu en effet. Mais de nouveau, la Chambre législative constituante fut dispersée, parce qu’elle refusa d’insérer dans la nouvelle Constitution des suggestions américaines, sous une forme qui devait en faire un véritable amendement Platt.
La terreur en recrudescence
La Gendarmerie, corps auxiliaire indigène de l'Occupation américaine commandée par des officiers américains, entreprit la réfection des routes qui devaient servir aux besoins militaires du Corps expéditionnaire. Elle obligea les paysans à une taxe en travaux forcés sur ces routes. Les traïtements les plus indignes furent alors faits aux malheureux campagnards qui finirent par se révolter ouvertement.
La répression, les massacres en masse. Dénonçant ces malheureux fugitifs de la masse paysanne comme des bandits sous la dénomination de Cacos, la chasse la plus cruelle leur fut donnée ; mitrailleuses, bombes lancées du haut des airs par des aéroplanes, incendies, tout fut mis en œuvre pour l’anéantissement des légitimes révoltés. Deux leaders les dirigeaient dans leur digne et périlleuse protestation armée, ce sont : Charlemagne Péralte et Benoît Batraville, tombés en héros et martyrs de la cause de la liberté des paysans-citoyens d'Haïti.
À ce moment, la prison se remplissait de tous ceux qui, sous le moindre soupçon de connivence ou de sympathie avec les prétendus bandits ou cacos, osaient une défense ou un éloge en leur faveur. Et tous ceux qui entraiïent en prison, en sortaient des cadavres. C’est par charrettes que les malheureux étaient envoyés à la sépulture.
Constitution de 1918, dite : Franklin Roosevelt
Ce fut donc à la faveur du règne souverain de la baïonnette américaine soutenue par une loi martiale impitoyable que Washington pensa mettre à exécution directement le projet d’une Constitution où les clauses dont le rejet avait motivé la dispersion de l’Assemblée Législative Constituante Haïtienne de 1917, devaient être inscrites, afin d’avoir en main les attributs essentiels de la souveraineté d'Haïti.
Elle organisa donc un plébiscite pour la ratification d’un projet de Constitution rédigé par le Sous-Secrétaire de la Marine des Etats-Unis, M. Franklin Roosevelt.
En une seule journée dans des bureaux de vote, gardés militairement, 135 articles d’une Constitution furent déclarés votés par 98.000 oui contre quelques centaines de non. La Constitution fut votée surtout par les fonctionnaires publics, sous menace de révocation.
Elle fut promulguée de suite et entra en vigueur. Elle consacrait la représentation nationale par un corps provisoire de fonctionnaires nommés par l'Exécutif et révocables par le dit Exécutif. Les élections étaient renvoyées à deux années de là, par un texte qui en déclarait la possibilité de deux années en deux années, à commencer par une année paire. Elles ne devraient avoir lieu qu'après décret bénévole du Président de la République.
Entre temps, le bruit de la répression sanglante de la révolte des cacos s'était répandu à l’étranger.
Il faut dire que toute cette triste situation a pu être faite à Haïti, à cause de la concentration de l'attention mondiale sur la guerre européenne qui préoccupait, comme de juste, à un très haut degré l’opinion publique des deux continents. Tant moralement que matériellement les Etats-Unis jouèrent donc un rôle de massacreurs et de barbares en Haïti. Les choses eussent certainement continué si, fort heureusement, la guerre européenne n’avait pris fin.
* # * La Commission Mayo
Libérée, l’opinion américaine se porta vers ce qui se passait en Haïti.
La révolte des cacos devait durer plus de dix-huit mois, dix-huit mois au cours desquels le sang haïtien fut répandu de toutes les manières. Les crimes commis par les officiers et les soldats américains, dont la mission était de restaurer les forces d’ordre en Haïti, furent inouïs. Ils indignèrent l’opinion militaire elle-même aux Etats-Unis dans la personne des haut gradés de l'Etat Major. Le général Barnett, chef du Marine Corps, dans un rapport adressé dès 1919 au Département de la Marine, appela la répression de la révolte des paysans haïtiens, « an indiscriminating killing » (une tuerie sans discernement). Ce rapport fut gardé un an secret.
Cependant le bruit fait autour des tueries en masse exécutées en Haïti, par la Presse noire des Etats-Unis, au moment de la campagne présidentielle pour la succession du Président Wilson, obligea le Département de la Marine à produire ce rapport du général Barnett et à nommer une commission militaire pour investiguer en Haïti.
Cette commission présidée par l’Amiral Mayo vint en Haïti.
Apparition du « Courrier Haïtien »
En vue de faciliter la déposition de tous ceux qui avaient à se plaindre, devant cette commission et de canaliser — en quelque sorte, la masse des accusations contre le Corps d’occupation, le « Courrier Haïtien > parut.
Courageusement, il offrit ses colonnes aux parents des victimes massacrées, et aux victimes elles-mêmes en ce qui concernait les survivants.
À flots pressés, tous vinrent à Port-au-Prince où la Commission siégea.
Quelques dépositions retentissantes furent entendues. MM. Constant Vieux, J. Lanoue, directeurs du « Courrier Haïtien », M. Jolibois Fils, son rédacteur en chef, se dépensèrent avec un inlassable effort afin de faire aboutir à Portau-Prince tous ceux des régions de l’intérieur qui avaient eu à souffrir le martyre au cours de la répression sanglante.
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La personnalité de Jolibois Fils
Effrayée, horrifiée de tant d’épouvantables faits relevés à la charge de l’armée américaine, la Commission Mayo voulut se dérober à sa mission. L’Occupation, de son côté, mit tout en œuvre afin d’intimider le Courrier Haïtien dans la personne de ses directeurs et rédacteurs. Vainement. Monsieur Johboiïs Fils interviewa l’accusateur militaire de la Cour d’Enquête Mayo, le Major
Gommlhey.
C’est par cette interview que Monsieur Jolibois Fils campa devant lopinion publique sa personnalité combattue.
L’Affaire Hooker
A la suite de la publicité donnée à cette interview où le sous-chef de la Gendarmerie, le colonel Hooker avait pris vis-à-vis de Monsieur Jolibois une attitude menaçante, un soir à Ciné Variété, salle de cinéma, le colonel Hooker provoqua, le revolver en main, Jolibois Fils qui eut une contenance à la fois ferme et digne. Dès ce moment, son sort était réglé par les militaires américains.
+ + La Jolibois, directeur du Courrier Haïtien
Entre temps, Monsieur Constant Vieux se retira de la direction du journal, MM. J. Lanoue et Jolibois Fils en devinrent les directeurs.
Sous cette nouvelle direction, le journal continua avec la même activité sa campagne patriotique. Tous les abus des marines furent dénoncés sans relâche. Par correspondance, par câbles, par protestations de toutes sortes il se dépensa à informer directement Washington de ce qui se perpétrait en Haïti par son
armée d'occupation.
L’Affaire de farine du colonel Russel
Jolibois eut en mains des documents établissant qu’au moment de la guerre européenne le colonel John Russel, chef de lOccupation en Haïti, chargé d'importer de la farine et d’autres provisions pour le ravitaillement de la population, les fit vendre au-dessus du prix convenu en vue de faciliter lalimentation publique.— Il réalisa par ainsi un bénéfice de environ 70.000 dollars illicitement. M. Jolibois fit part à l’opinion de cette affaire ; le colonel John Russel feignit de n’y prêter aucune attention, maïs se réserva de sévir en temps opportun.
La condamnation de Jolibois et de Lanoue par la Cour Martiale
À propos de deux notes publiées par le «Courrier Haïtien» et dans lesquelles des phrases furent remplacées par des pointillés, la loi martiale qui venait de rentrer en recrudescence fit appréhender MM. Jolibois et Lanoue, les jugea militairement, et les condamna à six mois de travaux forcés et à trois cents dollars d’amende. Ceci se passa à la fin du mois de mai 1921.— Ces messieurs devaient être égorgés en prison. Jolibois. notamment, à peine astreint à ‘ces travaux forcés, fut provoqué et maltraité par le sous-chef de la Prison, le lieutenant Sullivan. La chose fit grand bruit au dehors et une enquête eut lieu.
Avec courage, Jolibois se défendit de toutes les perfidies ourdies contre lui au cours de cette enquête qui aboutit au déplacement de Sullivan,
Leur peine purgée, MM. Jolibois et Lanoue sortirent de la prison le 4 décembre 1921, juste pendant le séjour à Port-au-Prince de la Commission d'investigation du Sénat américain qui fut envoyée en Haïti, afin de reprendre les investigations sur les crimes de l'Occupation en Haïti. MM. Jolibois et Lanoue furent entendus.
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Jolibois seul directeur du Courrier Haïtien
Monsieur Lanoue une fois libéré se retira de la direction du journal dont Monsieur Jolibois resta le seul directeur.
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Jolibois, délégué des ouvriers haïtiens au Congrès de Saint-Domingue.
Peu après, MM. Jolibois Fils et Alphonse Henriquez furent désignés pour représenter l'Association des ouvriers haïtiens au congrès international ouvrier qui devait, au début de l’année 1922, se réunir à Santo-Domingo.
La réception la plus brillante fut faite à ces messieurs à la capitale de la République Dominicaine et dans toutes les villes qu’ils traversèrent.— Jolibois fut particulièrement ovationné.
Condamnation de Phileas Lemaire
A peine Jolibois était-il parti à Saint-Domingue que le gérant du Courrier Haïtien, Monsieur Philéas Lemaire, fut arrêté et déféré à la cour martiale parce que le journal n’avait pas pu prouver un fait pourtant vrai auquel il avait donné publicité.
Six mois de travaux forcés, trois cents dollars d'amende, telle fut la sentence que Philéas Lemaire subit sans défaillance.
Entre temps, Jolibois rentra de Santo-Domingo.
La lutte sous le gouvernement Borno.
À l'expiration du mandat de Monsieur Dartiguenave comme Président d'Haïti, l'élection présidentielle fut annoncée, Malgré un rapport du colonel John H. Russel au Département de la Marine où il disait qu’à son opinion, le Conseil d'Etat n’était pas qualifié pour élire le successeur de Dartiguenave, la campagne ne continua pas moins pour que ce fût le Conseil d'Etat qui élût le Président.
Des manifestations eurent lieu en protestation. Notamment, un défilé monstre fut organisé par MM. Elie Guérin et Jolibois Fils et manifesta devant le Palais National avec des bannières, protestant contre toutes élections présidentielles par le Conseil d'Etat. La Police dispersa les manifestants, et le 10 avril, le Conseil d'Etat infirmé de son bureau, au cours d’une séance irrégulière, de nuit, nomma Monsieur Louis Borno, Président.
Le Courrier Haïtien et les protestations du 10 avril à ce jour.
Du 10 avril à ce jour, M. Jolibois Fils, directeur du Courrier Haïtien et Monsieur Elie Guérin, ancien directeur d’«Haïti Intégrale» et collaborateur principal du « Courrier Haïtien > maintiennent une lutte acharnée de protestation contre le gouvernement de Monsieur Borno et les agissements de l’Occupation qui, en réalité, est le véritable pouvoir directeur en Haïti.
Huit fois, Monsieur Jolibois Fils et deux fois, Monsieur Guérin connurent la prison sous le gouvernement de Monsieur Borno. Tant aux Cayes, au Cap- Haïtien qu’à Port-au-Prince, Monsieur Jolibois, M. Elie Guérin eurent à se heurter aux illégalités d’un gouvernement qui piétine la Constitution et une occupation qui tolère et applique cette pratique.
En l’année 1923, M. Jolibois Fils passa ainsi que Monsieur Louis Ed. Pouget, directeur de «La Poste» quatre mois, de mai à juillet, en prison, subissant les pires traitements. Il en sortit à la suite d’une décision de la justice haïtienne réduisant les inconstitutionnalités du gouvernement.
Deux mois après, en octobre, il était repris ainsi que MM. Elie Guérin, A. Pierre-Paul, G. J. Petit, Philéas Lemaire et O. Savain, ces trois derniers, gérants du « Courrier Haïtien ».— MM. Jolibois et Guérin ont été appréhendés au Cap-Haïtien au cours d’une tournée qu'ils effectuaient à travers le pays, et amenés prisonniers à Port-au-Prince sous des chaînes.— Avec Jolibois, tout le monde passa sept mois, huit jours au pénitencier de Port-au- Prince simplement en prévention. ,Une caution de 1.000 dollars dut être versée pour leur libération. (Octobre 1923 à mai 1924).
Jolibois de nouveau prisonnier.
Moins d’un mois après sa libération, Jolibois était de nouveau repris et déposé en prison, d’où il n’en sortit qu’en janvier de la présente année.
(2 juillet 1924).
La loi martiale américaine camouflée en loi haïtienne contre la Presse.
C’est à la faveur d’une série de décrets-lois plus inconstitutionnels les uns que les autres et votés par le corps de fonctionnaires révocables appelé Conseil d'Etat sous la protection ouverte de l'Occupation américaine que cette poursuite infernale de la Presse dans la personne de Jolibois Fils, de Louis Ed. Pouget et de leurs confrères peut être exercée.
En réalité, c’est la substitution pure et simple de la loi martiale américaine à la loi haïtienne sur la Presse qui a eu lieu, sans responsabilité apparente pour l’Occupation américaine.
Le remède.
Un seul remède est à cet état de choses lamentable : la reconstitution du pouvoir législatif où le peuple haïtien pourra, dans la personne de ses représentants légitimes et indépendants, légiférer et faire respecter la Constitution pour le plus grand bien de la civilisation en Haïti.
Telle est très brièvement le résumé de Ja situation faite à la Presse par l'Occupation militaire américaine qui sait bien que seule l’action du quatrième pouvoir peut mettre fin à sa barbarie et redresser l’ordre des choses légal dans le pays. L’Occupation, par crainte, a toujours cherché à terrasser la Presse.
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UNION PATRIOTIQUE Liste des Membres du Comité de Direction
BUREAU : Administrateur délégué : M. Georges Sylvain, avocat, ancien Envoyé Extraordinaire et Ministre Plénipotentiaire d'Haïti en France et auprès du St-Siège, Officier de la Légion d'Honneur. Secrétaire Général : M, Perceval Thoby, ancien Secrétaire de la Légation d'Haïti à Washington, ancien chef de division aux Relations Extérieures.
Trésorier : M. Moravia Morpeau, avocat. industriel, ancien sénateur.
Archiviste : M. Ch. Rosemond, notaire.
Membres du Bureau : MM. H. Baussan. avocat, planteur, ancien Président du Sénat ; D. Bourand, négociant, ancien Secrétaire d'Etat de l'Intérieur : F. L. Cauvin, avocat, ancien Secrétaire d'Etat de l'Intérieur et de la Justice : D. Jeannot, avocat, ancien Secrétaire d'Etat de l'Intérieur et de la Justice ; Lespinasse, avocat, ancien E. E, et Ministre Plénipotentiaire d'Haïti en France, ancien Secrétaire d’Etat des Relations Extérieures, des Finances, de la Justice : L. Liautaud, avocat ; Price Mars, professeur, ancien E. E. et Ministre Plénipotentiaire d'Haïti en France : Léon Nau, avocat, ancien Doyen du Tribunal Civil de Port-au-Prince ; Pauléus Sannon, publiciste, ancien E. E. et Ministre Plénipotentiaire d'Haïti aux Etats-Unis, ancien Secrétaire d'Etat des Relations Extérieures ;: Ls. Ed. Pouget, industriel, ancien sénateur, ancien Chargé d'Affaires d'Haïti à Berlin, décoré de l’Aigle Noir : Sténio Vincent, ancien Secrétaire d’Etat de l’Intérieur et de la Justice, ancien Président du Sénat, ancien Ministre résident d'Haïti en Hollande.
Conseil d'Administration : MM. Boco, planteur, ancien Secrétaire d'Etat de l'Agriculture et des Travaux Publics ; Victor Cauvin, avocat : F. Coicou, docteur en médecine, président du jury médical : V. Delbeau. instituteur, ancien Secrétaire de la Légation d'Haïti à Washington : Arthur Holly, docteur en médecine ; Abel N. Léger, avocat, ancien Secrétaire de la Légation d'Haïti à Paris ; Clément Lespinasse, planteur,1 industriel ; Alexandre Lilavois, ancien chef de la comptabilité au Département des Finances ; À. Rigal, avocat, ancien commandant d’arrondissement ; P. Salomon, médecin en chef de l'Hospice St-François de Sales, ancien Directeur de l'Ecole de Médecine, ancien Secrétaire d'Etat de l’Instruction Publique ; F. Viard, négociant, ancien Secrétaire de la Légation d'Haïti à Londres : Constant Vieux, plan-