‹ Dix ans au Canada de 1840 à 1850Chapitre 16 sur 60 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

L’Acte d’Union. — Comment il est reçu en Canada. — Manifeste de M. La Fontaine. — Adresse des électeurs de Québec aux électeurs de toute la Province. — Proclamation de l’Union. — Lord Sydenham assermenté comme Gouverneur - Général. — Nomination du Conseil exécutif. — Partis politiques dans la Province.— Elections générales. — Manœuvres électorales. — Résultat. — Convocation du Parlement à Kingston. — Choix d’un Orateur.

L’acte d’Union, sanctionné en Angleterre le 23 juillet 1840, ne fut connu au Canada que vers le milieu d’août suivant. Une grande partie des réformistes haut-canadiens, qui l’avaient demandé avec instance, s’écrièrent qu’on les avait trompés ; ils protestèrent contre certains détails qu’ils trouvaient injustes, odieux, en particulier contre les dispositions relatives à la liste civile. Quant aux Canadiens français, ils s’attendaient depuis longtemps au traitement qui leur était infligé ; rien ne pouvait plus les étonner. Mais ils furent quelques moments indécis sur le parti qu’ils devaient prendre. Allaient-ils s’élever avec plus de force que jamais contre cette criante injustice? Allaient-ils entreprendre une de ces croisades vigoureuses, mais longues et épuisantes, dans la vue d’obtenir le rappel de l’Union ? C’est ce

que suggéraient un certain nombre d’hommes ardents, passionnés ; les plus violents allaient même jusqu’à proposer une abstention complète de toute participation à la chose publique ; ils conseillaient aux électeurs des comtés canadiens français de s’abstenir de voter aux élections prochaines. Ce conseil, donné par quelques têtes chaudes, ne fut nullement goûté par la grande masse des Canadiens français, qui préféraient encore la lutte, toute désavantageuse qu’elle pût être, au suicide politique. 1 Sur ces entrefaites, M. La Fontaine publia une adresse aux électeurs du comté de Terrebonne. Quoique jeune encore 2 M. La Fontaine était depuis longtemps reconnu pour un homme de poids et d’expérience. Membre de l’ancienne Chambre d’Assemblée du Bas-Canada, depuis 1830 jusqu’à la suspension de la constitution (1838), il s’y était distingué par ses connaissances légales et par une éloquence où la modération s’alliait à la force du raisonnement. Enfermé en 1838 dans la prison de Montréal, sous accusation de haute trahison, il en était sorti quelques mois après, sans même subir de procès. Quoiqu’il n’eût rien dans le caractère et les manières qui fût de nature à le rendre très populaire, il jouissait de la plus haute estime parmi ses compatriotes, qui le considéraient, avec raison, comme un homme parfaitement honorable et inaccessible à la corruption. M. Poulett Thomson lui avait offert la place de solliciteurgénéral, mais il l’avait refusée sans hésiter, parce qu’il désapprouvait l’acte d’Union et la plupart des mesures du nouveau gouverneur. En vain M. Thomson lui avait- il fait part de ses vues libérales et de son désir d’établir le gouvernement respon-

1. Peut-on justifier l’abstention d’un parti ? Nous ne le croyons pas. D’abord, c’est une annulation de soi-même, un suicide politique, qu’on ne peut pas plus excuser que l’acte de détruire sa personne. Puis, en se retirant sous sa tente, on s’ôte toute chance de profiter d’un changement dans l’opinion du pays. En prenant part au mouvement politique, en se mêlant à ses concitoyens lors des élections, en se présentant à leur choix on peut espérer faire une propagande plus ou moins heureuse, et obtenir une certaine influence sur les destinées de la patrie, ür, on doit à son pays non seulement son sang, mais encore son dévouement, son talent. ( Dictionnaire genwcd de la politique, au mot “ Abstention”).

2. M. La Fontaine, né en 1807, n’avait par conséquent que 34 ans. Ceux qui désireraient savoir quelques détails sur les premières périodes de la vie de cet homme d’état, n’ont qu’à lire l'intéressante biographie publiée en 1870, dans V Opinion Publique de Montréal, par M. L. -O. David.

sable dans la colonie; en vain même lui avait -il donné à entendre que la robe de juge était à sa disposition, s’il voulait appuyer son administration, M. La Fontaine avait été inflexible. Le gouverneur, outré de dépit, lui avait dit, en le quittant :

J aurai ma majorité Plus tard il était revenu à la charge et Pavait fait prier de se laisser nommer membre du Conseil de ville de la cité de Montréal, nomination qui, en vertu d’une récente ordonnance, était à la disposition du gouverneur. M. La Fontaine avait refusé de nouveau sans hésiter, alléguant qu’il ne reconnaissait pas la légalité de l’ordonnance en question. Ces refus répétés avaient profondément irrité M. Poulett Thomson, mais avaient grandi M. La Fontaine dans l’estime de ses concitoyens.

M. La Fontaine fut donc d’un commun accord, au moins dans le district de Montréal, considéré comme le chef et le représentant des Canadiens français, et son adresse fut tout un programme pour la grande partie d’entre eux.

Après avoir dit que l’Union était enfin décrétée, qu’elle était imposée par la force, mais qu’elle ne pouvait devenir légitime que si elle était ratifiée par la voix du peuple, et que le peuple devait se préparer à élire des représentants dans un avenir plus ou moins prochain, il considérait les avantages qu’il fallait chercher à acquérir pour faire du Canada un pays heureux et prospère. Au premier rang il plaçait l’égalité et la liberté politiques. Le mo37en d’acquérir cette liberté, il le faisait consister dans la sanction de la volonté populaire à l’adoption des lois, dans le consentement du peuple à voter l’impôt et à en régler la dépense, dans sa participation efficace à l’action de son gouvernement, dans son contrôle effectif sur les individus préposés au fonctionnement de cette administration: “ c’est en un mot, disait-il, le gouvernement responsable, tel qu’on l’a promis à l’Assemblée du Haut-Canada, pour obtenir son consentement au principe de l’Union, et non tel que peut-être on l’explique maintenant dans certain quartier.”

Puis il ajoutait :

“ Ce principe ne constitue pas une théorie nouvelle. Il est le principe moteur de la constitution anglaise. Lord Durham, en

reconnaissant la nécessité de son application aux colonies dans leurs affaires locales, a touché à la racine du mal, et a recommandé le seul remède efficace. Dans les circonstances actuelles, l’importance de cette question est telle qu’un candidat qui a des principes politiques et qui y attache quelque prix ne doit pas hésiter à exprimer son opinion sur le sujet. Je ne suis pas du nombre de ceux qui reposent une confiance aveugle dans les promesses du gouverneur-général à cet égard. Loin de là. Je crois que dans la pratique il ne concédera pas ce principe de bon cœur, et je pense que le plus ou le moins d’étendue où il entend aller dépendra beaucoup de la composition de la nouvelle Chambre d’Assemblée. Pour moi, je n’hésite pas à dire que je suis en faveur de ce principe anglais du gouvernement responsable. Je vois, dans son opération, les seules garanties que nous puissions avoir d’un bon gouvernement constitutionnel et effectif. Les colons doivent avoir la conduite de leurs propres affaires. Ils doivent diriger tous leurs efforts vers ce but ; et pour y parvenir, il faut que l’administration coloniale soit formée et dirigée par et avec la majorité des représentants du peuple, comme étant le seul moyen d’ “ administrer le gouvernement “ de ces provinces selon les désirs et les intérêts du peuple, et “ d’avoir, pour ses sentiments tels qu’exprimés par ses représen- “ tants, la juste déférence qui leur est due.”

•“ Une autre question non moins importante est celle qui résulte de l’union même de ces provinces. Elle est un acte d’injustice et de despotisme, en ce qu’elle nous est imposée sans notre consentement, en ce qu’elle prive le Bas-Canada du nombre légitime de ses représentants, en ce qu’elle nous prive de l’usage de notre langue dans les procédés de la Législature, contre la foi des traités et la parole du gouverneur-général, en ce qu’elle nous fait payer, sans notre consentement, une dette que nous n’avons pas contractée, en ce qu’elle permet à l’Exécutif de s’emparer illégalement, sous le nom de liste civile, et sans le vote des représentants du peuple, d’une partie énorme des revenus du pays.

“ S’en suit- il que les représentants du Bas-Canada doivent s’engager d’avance, et sans garanties, à demander le rappel de

l’Union? Non, ils ne doivent pas le faire. Us doivent attendre, avant d’adopter une détermination dont le résultat immédiat serait peut-être de nous rejeter, pour un temps indéfini, sous la législation liberticide d’un Conseil Spécial, et de nous laisser sans représentation aucune. C’est une erreur trop générale de la part des partis politiques, dans les colonies, que de croire qu’ils ont de la sympathie à attendre de tel ou tel ministère impérial. Que le ministère, à Londres, soit tory, whig ou radical, cela ne fera aucune différence dans la situation politique des colonies. Le passé est là pour nous en convaincre.

“ Les réformistes, dans les deux provinces, forment une majorité immense. Ce sont ceux du Haut-Canada, ou au moins leurs représentants, qui ont assumé la responsabilité de l’acte d’Union et de toutes ses dispositions injustes et tyranniques, en s’en rapportant, pour tous les détails, à la discrétion du gouverneur-général. Ils ne sauraient, ils ne peuvent pas approuver le traitement que cet acte inflige aux habitants du Bas-Canada. S’ils ont été trompés dans leur attente, c’est à eux à réclamer contre les dispositions qui asservissent leurs intérêts politiques

et les nôtres aux caprices de l’Exécutif . Notre cause est

commune. Il est de l’intérêt des réformistes des deux provinces de se rencontrer sur le terrain législatif dans un esprit de paix, d’union, d’amitié et de fraternité . ”

M. La Fontaine terminait son adresse en se prononçant pour l’abolition de la tenure féodale, au moyen d’une compensation juste et raisonnable accordée aux seigneurs. Il demandait aussi la diffusion de l’instruction populaire, “ le premier bienfait qu’un gouvernement puisse conférer à un pays ”, et le développement de nos vastes ressources intérieures, par l’ouverture d’une navigation facile depuis la mer jusqu’aux lacs.

Cette adresse fut traduite et publiée immédiatement dans l 'Examiner de Toronto, l’organe des réformistes du Haut- Canada, qui l’approuva sans restriction.

Ces sentiments énoncés par M. La Fontaine étaient, comme nous l’avons dit, partagés par la plus grande partie de ses compatriotes. Cet esprit si logique comprenait tout le parti qu’on pouvait tirer de l’introduction du véritable gouvernement

constitutionnel dans la gestion de nos affaires ; il se faisait peut-être une joie secrète de pouvoir s’emparer de cet acte d’Union pour le tourner un jour contre ses propres auteurs. Il semblerait toutefois qu’il existât une légère différence d’opinion entre M. La Fontaine et quelques-uns des principaux hommes politiques du district de Québec. M. La Fontaine offrait résolument son appui aux réformistes du Haut-Canada, à condition que ceux-ci s’uniraient au peuple du Bas-Canada pour l’aider à obtenir justice. Il avait pleine confiance dans ce parti et en particulier dans son chef, M. Baldwin. Quelle espèce de libéralité pouvait-il attendre du parti tory, qui avait été intimement lié au parti anglais du Bas-Canada et l’avait constamment appuyé dans sa lutte injuste, tyrannique, contre la majorité de l’ancienne Chambre d’Assemblée ? Il comprenait bien que, si ce parti était aujourd’hui opposé à l’acte d’Union, ce n’était pas par sympathie pour les Canadiens français, mais par la crainte de perdre le pouvoir et cette influence toute puissante dont il avait tant abusé. Comment M. La Fontaine aurait-il pu oublier les conditions odieuses mises par ce parti à son acceptation de l’acte d’Union, et les imputations calomnieuses portées par 3es membres les plus influents contre toute la population d’origine française ? Tout ce qu’on pouvait attendre d’une alliance avec le parti tory, c’était le retour à l’ancien régime ou la continuation de celui du Conseil Spécial. Le Canadien de Québec partageait à cet égard les vues de M. La Fontaine. Il était formellement opposé à toute agitation dans le but de demander le rappel immédiat de l’Union. “ Quoique nous soyons bien sincèrement opposés à l’Union législative des Canadas, disait ce journal (20 novembre 1840), nous prévoyons trop bien l’anarchie, les misères politiques et sociales qu’entraînera pour les parties concernées l’agitation du rappel de l’Union, pour ne pas désirer que les deux populations en viennent à s’entendre et à marcher de conserve vers les destinées brillantes que la nature a mises à leur portée. ” Il alla même plus loin et avoua préférer le régime de l’Union, quel qu’il pût être, à celui du Conseil Spécial. Mais d’autres hommes importants du district de Québec, à la tête desquels était l’honorable John Neilson, croyaient plus prudent

de ne prendre à cet égard aucun engagement avant les élections générales. Laissons faire les élections, disaient-ils, et alors les hommes en qui les réformistes bas-canadiens auront mis leur confiance pourront s’entendre sur la marche que les circonstances leur désigneront comme la meilleure dans l’intérêt du pays et de la masse de ses habitants. Ils s’organisèrent donc en comité et publièrent une adresse aux électeurs de la province, en vue des prochaines élections générales.

Cette adresse, 1 rédigée avec soin, contenait, sous une forme concise, tous les arguments qu’on pouvait opposer à l’acte d’Union ; elle fut publiée dans la Gazette de Québec et le Canadien. La Gazette de Québec, rédigée dans les langues anglaise et française par M. Neilson, combattait avec autant d’énergie que le Canadien contre l’acte d’Union. Lord Sydenham tenta d’établir dans cette ville un journal français favorable à l’Union; mais il ne put trouver pour le rédiger un homme capable d’écrire la langue française, et les quelques numéros qui parurent du Vrai- Canadien durent être écrits en anglais d’abord, puis traduits tant bien que mal pour être distribués parmi la population canadienne française.

Enfin, le 10 février 1841, le gouverneur-général annonça dans une proclamation datée de Montréal et signée “ Dr Daly, secrétaire de la Province ”, que le Haut et le Bas-Canada, après une séparation de cinquante ans, étaient de nouveau réunis et ne formeraient à l’avenir qu’une province sous un seul et même gouvernement. Ce jour, 10 février, fut ainsi choisi parce qu’il était l’anniversaire du mariage de la Reine, celui de la conclusion du traité de 1763 par lequel la France céda le Canada à la Grande-Bretagne, et aussi l’anniversaire de la passation de l’acte impérial suspendant la constitution du Bas-Canada, en

“ Habitants de la province du Canada, disait le gouverneur en terminant cette proclamation, puissiez-vous être désormais unis de sentiments comme vous l’êtes de nom ! Quel est celui

1. Pour cette “ Adresse des Electeurs de Québec aux Electeurs de toute la province ”, voir la Gazette de Quebec du 14 octobre et le Canadien du 18 octobre 1840.

qui peut visiter, comme j’ai eu l’avantage de le faire, les vastes territoires qui sont maintenant réunis sous le nom de Canada, sans être frappé des immenses ressources qu’ils offrent pour tout ce qui peut contribuerai! bonheur de l'homme? Formant partie du puissant empire de l’Angleterre, protégé par ses armes, assisté de son trésor, recevant tous les bienfaits de son commerce, votre liberté garantie par ses lois, vos droits soutenus par la sympathie de vos co-sujets, le Canada n’a certainement rien à envier à aucun autre pays du monde.”

Ce jour-là lord Sydenham fut assermenté comme capitaine général et gouverneur en chef de la Province-Unie, suivant la formule prescrite par la nouvelle commission royale. Il nomma en même temps Sir George Arthur député-gouverneur pour le Haut-Canada, en lui accordant tous les pouvoirs dont il jouissait comme lieutenant-gouverneur, à l’exception de l’usage du Grand Sceau. Sir Geo. Arthur consentit à remplir cette fonction jusque vers le milieu du mois suivant, époque où il partit pour l’Angleterre.

Le 13 février, lord Sydenham nomma son Conseil exécutif, qui fut composé de MM. R,. -B. Sullivan, J. -H. Dunn, D. Daly, S. -B. Harrison, C.-R. Ogden, W.-H. Draper, Robert Baldwin et Chs-D. Day. Ces nominations furent soumises à l’approbation de Sa Majesté, qui les ratifia.

M. R. -B. Sullivan, qui passait pour le meilleur orateur du Haut-Canada à cette époque, était déjà commissaire des terres de la Couronne et devint en même temps président du Conseil. M. Dunn fut fait presque aussitôt receveur-général ; M. Daly, qui était déjà avant l’Union secrétaire de la province du Bas- Canada, fut maintenu dans cette charge, et M. Harrison occupa la même charge pour le Haut-Canada. MM. Ogden et Draper étaient déjà procureurs-généraux, le premier pour le Bas et le second pour le Haut-Canada, de même que MM. Baldwin et Day étaient solliciteurs-généraux ; ces principaux officiers du gouvernement furent également maintenus dans l’exercice de leurs fonctions.

MM. Sullivan, Dunn, Draper, Harrison et Baldwin étaient du

Haut-Canada ; MM. Ogden, Daly et Dav étaient supposés représenter le Bas-Canada.

Les journaux remarquèrent qu’il n’y avait qu’un seul catholique (M. Daly) dans l’administration, et pas un seul canadien français.

Il n’y avait pas de premier ministre ; cette administration ne s’appela ni l’administration Draper-Ogden, ni l’administration Sullivan-Daly, ou Harrison-Day : ce fut tout simplement l’administration Sydenham.

Quelque temps après, le 17 mars, M. H. -H. Killaly, président du Bureau des Travaux Publics du Bas-Canada, fut aussi nommé membre du Conseil exécutif.

Les élections générales commencèrent bientôt ; les brefs émanés le 19 février étaient rapportables le 8 avril. Ce fut le signal d’une lutte des plus ardentes.

On comptait à cette époque, dans les deux Canadas, quatre grands partis politiques :

1° Les torys du Haut-Canada, qui étaient depuis longtemps tout puissants dans leur province, et qui, quoique en minorité, avaient toujours gouverné sous le nom de Family Compact. 1 Ce parti, prévoyant qu’un changement de régime ne pouvait que lui nuire, avait fait une forte opposition à l’acte d’Union.

2° Les réformistes du Haut-Canada, systématiquement exclus du pouvoir par les torys, quoiqu’ils formassent une grande majorité de la population de cette province. Ce parti était favorable à l’Union, qui devait les débarrasser de la domination tory,

3° Les anglais ou torys du Bas-Canada, formant une infime minorité de la population, mais suivant les idées desquels cette province avait été gouvernée pendant nombre d’années. Ils avaient depuis longtemps demandé l’union des deux Canadas, dans l’espoir d’écraser les Canadiens français.

4° Enfin les Canadiens français, auxquels on imposait injustement l’acte d’Union et qui, quoique composant près d’une moitié de la population totale de la province-unie, étaient exclus de toute participation au gouvernement de leur pays.

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