VC
Dovs non» croyons f lutAc rappelés vert bb état passé , dont notre espèce est déchue. On intoqne à grands cris PaDcienne sagesse , Pinstinct des premiers temps , an lieu d*en appeler aax lumières du temps présent et à ses propres inspirations >.
EtroB n*a garde d^ètre d^aocord sar les temps où il faut recourir pour trourer le bon esprit et la prudence ; chacun a son époque favorite , où il secircon- •crit , où il se reCrandhe ; et de là Tiennent les disputée. €e qu^on proclame comme une loi nécessaire , ce n^est pas le hesoin dont on se sent tourmenté , et que les autres éprouTcnt aussi , c^est Texemple qu\>ii aime et que les autres rejettent. Allons à rin^ siècles en arrière ; non , seulement à dix eiècles ; noB , seulement à quelques années , voilà ce que disent les partis^ mais la raison dit : Soyez ce que veut Totre nature , consnltex-Tous, et ne croyez que ▼ous-mémes.
Le parti vainqueur dans cette guerre de mots et d^antorités , devenu seul maître du terrain , consUtne, c'est-à-dire que,riustoire à la main, il ré<Nrganiae certains arrangemens d^hommes, dont quelques restes subsistent , ou que les siècles ont fini de détruire. €es échafaudages relevés en dépit, du temps qui ne dé£iit rien en vain , ne retrouvent plus leurs fondemess , et
* La rtfrolntioii d*Aiiiériqae est la srale parmi les pins récentes qae l'amour de VvùtàqpM n'atpcât fimrfojéew Le* Asgtaia ae font^téi dbaa loi jmbsis des Hébreux et an premiers chrétiens ; les Français dans les mœurs des Romains et des Grecs. La dégénération de IVspèce homaine en politique, a été la doelrine hnwi^ des ^crifûns , parc« qu'il est plus aisé de -vanter le{«ss^ qne d'expliq^ner le présent; on n'a besoin pour ceb que de mémoire. Bonsamn a dit que Tart de mre en société s'oubliait de jour en jour; Marcluarel PaTait anmcé «Tantlat; Montesquieu lui-même n'était pas fort éloigné de cet «ris.
9S8 BtYOLVTIOIlS B*AII6LSTE1BI [iSl?]. 4g
)*écronlent bientôt d^enx-méines ; cet ordre impotë par Ti<4enGe est bientôt rompu p»r les hommes qui ne «ont point une matière morte, flexible en tons sens, et obéissant aux mains de Tartiste '.
Quand la natnre a repris le dessus et renversé Pœn- Tre des don&enrs de lois ; quand on est revenu à cette première question, que nous faut-il? on a fait une expérience ; on a reçu un avertissement. Mais de quel profit sera Texpérience seule? k quoi servira d^avoir aigris que le bien nVst pas où on Ta cherché, si l'on ne se met point à réfléchir sur soi-même pour apprendre oà il est? Au sortir d^un sentier d'errenr , on se inséra engager dans un autre ; et cVst ce qui arrive dans les révolutions. Après de longs efforts perdus, HMNBune ûâble accuse la nécessité et s'endort dans Tattente; rhmnme gén^eux s'en prend à lui-même, et se relève, indigné de n'avoir pas asses fait. 11 jure de périr dans le travail ; mais qu'il prenne garde ; si ce travail où il s'obstine est le même qui déjà l'a trompé , il périra inutilement.
Vers la fin du dernier siècle, nous éprouvions une sorte de malaise dans notre état social ; en nous ob* servant avec attention , en interrogeant nos besoins , nous eusMons découvert d'où venait le mal et d'oé viendrait le remède. Mais nous ne nous avisâmes
' Il «t &w <|iie de» hùmmm wérnaà ce Miant jamaif Unie i Vvn i'eatae eox , lui permettant de les arrasger, et, comme on dit, de les conslitner i se manière, a II fant, dit Fergnsson , se défier nn peu de ce qne Ja tradition nona appicnd enr i« compte des anciens KgislalettTS et des fondateors d'^lMttf. Les plan* qa*«B tnppose ttre vena* d'eux n'ont éié proba t Jemtnt que les conséquences d'une situation antérieure. » ( Essai sur TEistoire de la société civile, lir. lU, ch. S.)